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L'amour chez les poids-lourds (Jean-marie Pallardy)(1978)


tubbytoast

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Ulysse et Jeff deux routiers (sympas) zonent dans leur camion vers la frontière turco-iranienne. Sous la chaleur torride du désert, voilà que Jeff entend d’étranges mélopées. Il aperçoit bien vite trois filles nues le narguant avec des bouteilles d’alcool à la main. La langue pendante il se précipite….Les autorités turques retrouveront le camion vide…

Calypso, une plantureuse femme invite les deux hommes à la suivre pendant ce temps au « Truck Stop », un relais de routiers (sympas).

Pénélope, la femme d’Ulysse mais aussi la tenancière des lieux mène la vie dure à ses clients. Tandis qu’autour d’elle on la presse de choisir un nouveau mari, elle ne désespère pas du retour de son homme disparu.

Pour faire patienter ses (nombreux) prétendants, elle crée chaque jour de nouveaux stratagèmes qui sont autant de jeux érotiques.

Jugez plutôt : après s’être accroché une clochette au bout de la zigounette, les mâles doivent regarder deux filles nues se faire des papouilles. Le vainqueur sera celui dont la clochette n’aura pas tinter. Dur….

Autre épreuve : arriver à faire jouir quatre filles d’affilée. Pas évident non plus…Gravir la colline à califourchon sur un âne…plus facile.

Entretemps, Ulysse et Jeff ont pris racine chez Calypso. Au programme : piscine, farniente et baise à volonté… Mais un beau jour, Ulysse qui a le mal du pays veut rentrer chez lui. Le chemin du retour ne sera pas de tout repos. Tour à tour agressé par des pirates de la route, puis dans une station service par une grosse caissière en manque de tendresse, les deux hommes sont bientôt en vue du « home sweet home ».

Liesse chez les routiers (sympas) quand Ulysse et Jeff débarquent enfin.

 

1978 est l’année qui vit la plus grande production de pornos en France. En pleine apogée du hard-core, Pallardy s’évertue à ne pas suivre le mouvement et, dans la lignée de ses sex-westerns, accouche d’une comédie érotique.

L’humour est gras, limite vulgaire, mais c’est sans doute ce qui caractérise l’univers de certains routiers. Ça commence fort avec le gag du travelo que Georges (Guéret) fait passer pour une jeune fille aux yeux de son collègue.

Après la séquence « pipi debout » de la « jeune fille » dans les toilettes publiques, on poursuit dans l’extrème « beaufitude » dés l’entrée dans le relais routier où l’on tombe sur un nid de mâles en rut.

Les jeux érotiques sont laborieux mais avouons-le, les comédiens respirent la sympathie (sympas les routiers ?) et leur entrain et leur bonne humeur restent communicatifs aux yeux du spectateur. C’est le principal.

On notera l’originalité de Pallardy car les films érotico-comiques à l’époque ne sont pas l’apanage des français mais plutôt des italiens (cf. la série des « cancres », des « profs » et autres « toubibs »), voire aux Allemands, tendance bavaroise.

Inutile de revenir sur la transposition du mythe de l’Odyssée de ce brave Homère. La version Pallardesque est surement plus drole que l’original.

Sur la version éditée en France en vhs par CVC, Monsieur Ajita Wilson qui remplit la jaquette de sa photo et de son nom en majuscules n’apparaît que le temps d’une courte scène de baisouillage avec Pallardy himself.

A noter que la post-synchro est meilleure que dans la plupart des autres films de Pallardy et que ce dernier se fait doubler par Dominique Paturel (voix de JR dans Dallas, notamment).

 

(review parue dans TT14)

Bientôt en dvd chez Le chat qui fume (?)

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