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Spider - David Cronenberg - 2003


Basculo Cui Cui
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Après plusieurs années d'internement psychiatrique, un jeune homme, surnommé Spider, est transféré en foyer de réinsertion dans les faubourgs de l'est londonien. C'est à quelques rues de là qu'enfant, il a vécu le drame qui a brisé sa vie. Il n'avait pas encore douze ans, lorsque son père a tué sa mère pour la remplacer par une prostituée dont il était tombé amoureux. De retour sur les lieux du crime, Spider replonge peu à peu dans ses souvenirs et mène une étrange enquête.

 

Avec ce voyage au centre du cerveau d'un schizophrène, David Cronenberg surprend une fois de plus. Après l'univers luxurieux d'eXistenZ, il propose un film fantastique minimaliste sans effets spéciaux d'une beauté et d'une intelligence stupéfiantes. Homme sans futur hanté par son passé, Spider est ce malade mental qui retisse incessamment les fils de sa mémoire afin de découvrir le secret enfoui dans son enfance. Vainement. D'où ce parti pris radical de mise en scène : mettre à plat le poids de l'image fantasmatique dans le quotidien. D'où la présence de Spider adulte dans des plans censés se passer dans le passé ; d'où le triple rôle conféré à Miranda Richardson ; d'où la confusion spatio-temporelle entretenue par des décors londoniens intemporels réduits au strict minimum. Autre tour de force du cinéaste canadien : proposer le portrait d'un schizophrène sans que jamais les tenants psychanalytiques ou psychiatriques soient abordés. Car Spider, ce voyageur perdu au cœur de la mémoire, c'est un peu chacun de nous. Fondée sur la répétition du même, la narration brouille les repères temporels, afin de nous plonger au cœur du cerveau tourmenté de son personnage principal, incarné de manière inouïe par un Ralph Fiennes – Le Patient anglais – au sommet de son art, aux côtés duquel Miranda Richardson – Crying Game – livre également une brillante composition. Injustement oublié du palmarès du Festival de Cannes 2002, Spider atteste avec force du talent singulier de son auteur.

 

 

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A coté de cette catastrophe, même "M Butterfly" devient un chef d'oeuvre.

 

Vu a Cannes après montée des marches et en présence de Crocro.

Mon coeur battait la chamade parce que j'avais peur que le film se fasse huer comme "Crash".

Au fur et à mesure du film, je m'enfonçais dans mon siège devant ce gachis.

Ben ça a pas loupé... A la fin de la projection, le public cannois qui avait sifflé "Crash" a fait une standing-ovation de malade à Cronenberg. On entendait des "vous êtes un génie !" et autres conneries... J'en aurai chialé.

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