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Lettres d'un homme mort - Konstantin Lopushansky - 1986


Jeremie
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La réponse soviétique au désespéré Testament (ce "tv film" où l'on assistait à la décomposition d'un banlieue américaine après le passage de la bombe) voire au beaucoup moins récent film de Waitkins, La bombe.

 

Le nucléaire est passé par là : dehors, tout n'est que ruines et cadavres en décomposition, silhouettes décharnées parées de masques à gaz, machines fortifiées foulant le sol et l'eau ; à l'intérieur des maisons, on se tait, on se meurt...ou on tente de se guérir en vain. On creuse des tombes au beau milieu de ce qui fut des salons, on s'enfonce dans des bunkers crapoteux, on cherche une solution...un homme, ancien prix Nobel, écrit à son fils, persuadé que celui-ci est encore vivant.

 

Des images se partageant un noir et blanc glacé ou un sépia trepassé, des figures qui se morfondent et se cherchent. Une oeuvre très dure, lente, mais assez courte (on avoisine les 1h20 et non les 2h30 comme on pourrait le craindre), porteuse d'un malaise particulièrement pesant, perceptible de minutes en minutes. On étouffe, même lors dans des scènes en extérieurs, avec ces paysages morcelés balayés par des vents sans doute toxiques. Superbes images du grand boom, sur fond de chant plaintif, et une scènes avec des stock-shots de brûlés live assez

C'est pas la joie...

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