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Un été en enfer - Ivan Passer - 1988


Jeremie
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Une production Cannon complétement oubliée reprenant le canevas (authentique) du Gothic de Ken Russell dont il est le pendant "grand public" : Mary Shelley et son mari sont ainsi invités dans l'humble villa de Lord Byron, accompagné de son infortuné amant et souffre douleur. Au bout des étreintes et des soufflés d'opium, un "Frankenstein" naîtra...

 

Gothic était surchargé, outrancier, pénible, beau, horrifique, sulfureux, foutraque. Bref tout ce que n'est pas ce Haunted Summer, cultivant une atmosphère élégiaque et solaire, au détriment de l'horreur. Le casting est charmant certes (Eric Stolz en Shelley, Alice Kridge en Mary, Laura Dern dans le rôle de sa demi-soeur et plus loin un Alex Winter plus tragique qu'à l'accoutumée) mais pour le reste, qu'est ce qu'on s'emmerde. Un érotisme de lundi après midi bien tarte, des visions super Z (deux monstres qu'on croirait échappé d'une série b des années 50 et même...des filtres déformants !), une vf abominable qui n'arrange en rien l'expérience globale, un sujet traité de manière bien paresseuse... On touche même au plagiat lorsque le film reprend le motif du tableau de Fussli, déjà présent dans Gothic. Pas gêné...

Russell avait au moins l'intelligence de resserrer l'action sur une nuit et d'insister, avec racolage, sur le nuage de débauche qui s'abattait sur la villa Diodati. Mais bon hein, faut croire que le versant poétique de l'affaire ne fonctionne pas un instant. Il reste tout de même quelque chose de tout ça : la musique de Christophe Young, très discrète, est absolument MA-GNI-FI-QUE et procure tous les délices absents à l'image. Même l'affiche de la b.o (très trompeuse) est bien plus jolie le poster final. Un album à posséder absolument pour les amateurs d'ambiances oniriques et vaporeuses.

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