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Love & autres drogues - Edward Zwick - 2010


kevo42
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Affiche :

 

 

Bande-annonce :

 

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L'histoire :

 

Nous sommes dans les années 90, et Jake Gyllenhall est un connard antipathique qui vend des chaines hi-fi hors de prix et baise la femme du patron. Suite à un quiproquo hilarant, il devient commercial pour Pfizer, où il va pouvoir être un encore plus gros connard. Heureusement pour la morale de tout le monde, il va rencontrer Anne Hathaway, artiste serveuse vivant dans un loft de 150 m² comme tous les artistes pauvres, qui a de très beaux nichons et la maladie de Parkinson, ce qui est un plus pour les branlettes (ce gag est effectivement dans le film). En soi, une belle histoire morale sur l'amour jusqu'à torcher le cul de sa femme en dégénérescence nerveuse (là aussi c'est dit dans le film).

 

 

Mon avis :

 

Le film met directement dans l'ambiance : générique de début : Jake Gyllenhall fait n'importe quoi sous fond de spin doctor : on sait qu'on va souffrir.

La comédie romantique est un genre assez pépère et balisé : faut juste un peu de gags, un héros mignon, un final un peu guimauve et ça passe. Par exemple Hitch : c'est pas top mais ça fait le boulot.

Mais voilà, là le film est réalisé par Edward Zwick, monsieur dernier samouraï et autres films de merde (il paraît que blood diamond est bien, mais je pense que c'est une légende, ou que son chef-op l'a réalisé). Et c'est juste la cata. Un film tellement honteux qu'il souille tous les gens qui y ont participé, comme la plante dans the ruins.

 

1 - La direction d'acteurs est HORRIBLE. Alors que le film est ultra pépère et laid comme une sitcom des années 90 (reconstitution historique oblige), les acteurs jouent comme dans un remake d'un Woody Allen réalisé par Philippe Clair. Un jeu hyper bizarre qui tue toutes les scènes d'émotion, qui choquent par la rupture de ton avec le reste du film.

 

2 - la musique, dégueulasse, à base de tubes rances des années 90 (spin doctors, merde), et de synthés façon mariah carey avec une black gospel qui fait des mmmmhmaaah ooooyeahhhhh lors des scènes poignantes.

 

3 - Surtout une histoire qui va partout et nulle part, qui accumule les clichés sans savoir les manier, tout en allant dans des choses gênantes. Déjà, je veux pas dire, mais si j'avais la maladie de Parkinson, je ferai pas serveuse. Ensuite, l'histoire est vraiment bizarre : Jake Gyllenhall est un baiseur. C'est la base de sa technique de vente. Pourquoi il aurait un mal-être existentiel caché ? C'est juste un personnage de Brett Easton Ellis ? Et ensuite, vu que sa relation est basée sur la baise, pourquoi il tombe amoureux d'Anne Hathaway ? Parce qu'elle fait des collages ripoux avec des polaroïds (le top du top de l'art contemporain ?) Parce qu'elle met des salopettes ? (la honte, c'est à peine si elle a pas des t-shirts waïkiki).

Pourquoi ce mec-là, ne fuit pas quand il comprend l'ampleur de sa maladie ? Pourquoi cette scène de témoignages de gens atteints de la maladie, qui fait basculer le film en documentaire pour la cinquième pendant 5 minutes ?

A quoi sert le frère geek sous Jonah Hill, avec sa sous-intrigue de mariage idiote ?

A quoi sert le boss de Jake Gyllenhall qui sert tellement à rien qu'on l'oublie au milieu du métrage pour le retrouver sur la fin ?

Pourquoi la scène de baise à trois débile ? (encore qu'on va pas se plaindre de tout quand même).

Et la scène du camescope impliquant le frangin, c'est pas un peu bizarre ?

 

le gros frère se branle devant la sex-tape de son frère en train de troncher Anne Hattaway

 

 

 

Il est très difficile d'expliquer pourquoi ce film est tellement pire que les autres comédies romantiques, mais je pense que c'est parce qu'il mélange des choses complètement antinomiques (un peu de Judd Apatow, un peu de film de gagnant 80's, un peu de Coyote girls, un peu de film de femme malade, un peu de Woody Allen avec des médecins juifs...), le tout délayé par la grosse patte malhabile et dégueulasse d'Edward Zwick, l'homme dont on a envie de napalmer la maison après ce film.

 

Un exploit d'autant plus incroyable qu'Anne Hathaway y est souvent nue et désirable (malgré ses yeux étrangement placés, pas droits mais penchés comme dans un Picasso, un peu), avec ses lolos d'amour, et son fessier admirable, ce qui en soit devrait sauver le film, mais on a juste honte pour elle de la voir se désaper pour cette merde.

 

En résumé :

 

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