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Homeboy - Michael Seresin - 1988


DPG
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Curieux film que ce "Homeboy" sorti il y a maintenant plus de 20 ans, et qui sonnait à l'époque le début de la fin pour Rourke, et qui annonçait une traversée du désert après une décennie au sommet de l'affiche... On suit donc le parcours d'un boxeur de seconde zone, looser magnifique comme l'Amérique nous en a offert tant, dans le sport le plus cinématographique qui soit.

 

Première (et unique à ce jour) réalisation de Michael Seresin, chef op' réputé (Midnight express, Angel Heart, un Harry Potter...), le film fut en son temps un échec cuisant. Méritait-il meilleur sort ? Difficile à dire tant le résultat est inégal, bancal, mais malgré tout attachant. On sent que Rourke s'est investi à fond dans le film. Il en signe le scénar', joue le premier rôle, et je ne sais pas s'il n'a pas participé à la prod' aussi.. Le problème, c'est qu'en voyant le film achevé, on devine les ambitions qui se trouvaient derrière ce projet plus qu'on ne les voit réellement. Le script, bien qu'assez convenu, est plutôt pas mal. Les personnages sont assez bien trouvés et attachants (même si là aussi, ça manque peut être un peu de nuances et d'un regard un peu neuf sur tout ça). Le cast est très bon (Rourke, Walken en gangster à la petite semaine, un peu tout et n'importe quoi en seconds rôles, de Jon Polito à Willy Deville en passant par un Baldwin ou une blonde anonyme ...). La musique propose une collaboration intrigante entre Michael Kamen et Eric Clapton. Mais le soucis majeur du film, c'est sans doute son réalisateur. S'il n'a rien fait depuis, on peut comprendre pourquoi, parce que c'est quand même pas folichon tout ça... C'est souvent un peu lourdaud, avec des effets qui plombent certaines idées qu'on imagine plus "fines" sur le papier, c'est 80's à mort (moi ça me va, mais ça en rebutera certains), mais surtout, il n'y va pas avec le dos de la cuillère la plupart du temps. Et comme le script ne faisait déjà pas spécialement dans la finesse, l'ensemble flirte régulièrement avec le too much et pas mal de clichés. Mais, malgré tout ça, malgré tous ces défauts, je trouve que ça fonctionne quand même. Avec des réserves, pas aussi bien que si un réal plus talentueux avait filmé tout ça, mais ça fonctionne. Le perso de Rourke est attachant, l'univers est cohérent et crédible, les persos secondaires arrivent à exister, et à nous émouvoir. Bref, c'est pas du génie, mais tout de même, un plutôt bon moment, voire même très bon si on aime Mickey Rourke. Je me le renverrais pas tous les 4 matins, mais je suis content de l'avoir vu.

 

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