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Les ailes de la renommée - Otakar Votocek - 1990


Jeremie
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Voilà un curieux film que voilà...

 

Cesar Valentin est un acteur de standing à l'égo éléphantesque qui parade sans cesse sous les caméras ; Brian Smith lui, n'est pas grand chose, mais il semble en connaître un rayon sur le Cesar. Excédé de ne pouvoir lui parler, Brian lui tire dessus avant de le rejoindre accidentellement en prenant un projo sur la caboche. Tous deux se retrouvent dans un au-delà bien étrange, sorte d’hôtel pour célébrités mortes qu'on hiérarchise selon leur renommée dans le monde des vivants...

 

Un pitch totalement fou et sacrément original pour un film mordant (et un peu long) qui multiple les question sans trop donner de réponses. Le paradis (mais est-ce vraiment le paradis ?) est un hôtel paradisiaque où l'on s'emmerde ferme en côtoyant aussi bien de grands noms que des terroristes fermement desidé à continuer à foutre le bordel partout où ils se trouvent.

 

Colin Firth et Peter O'Toole, tous deux admirables, se bouffent le nez en tentant de chercher un sens à leur destin et à cet univers insensé : on les comprends lorsqu'ils lorgnent sur Bianca, une chanteuse amnésique incarnée par une Marie Trintignant au top de sa beauté, se trimballant son 45 tours en espérant retrouver qui elle était. La petite chanson pop (qui est vraiment sorti pour le coup, et s'est retrouvée gentiment assise sur les bancs des bides) est d'ailleurs plus séduisante que le score du film, carrément sinistre. "Un jour en plus, un jour en moins, ça change rien et l'amour partira demain..."

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