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La peur géante - Stefan Wul


Tomfincher
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Etrange cas que celui de Stefan Wul. Cet auteur français de Science Fiction, au pseudo nordique, était en fait chirurgien dentiste. Au début des années 50, alors qu'il passait ses après-midi à exercer son métier, il occupait ses matinées à écrire des romans de science fiction.

C'est ainsi qu'on a vu paraître pas moins de 11 romans entre 1956 et 1959 . Puis silence radio jusqu'en 1977 où Stefan Wul sort Noo qui sera son dernier titre (en deux volumes) jusqu'en 2003, année de sa mort.

L'auteur aura vu deux de ses romans adapté pour le cinéma en dessin animé, tous deux réalisé par René Laloux : Oms en série (La planète sauvage) et L'orphelin de Perdide (Les maîtres du temps)

 

La peur géante est le 4ème roman de Wul, paru en 1957 comme 5 autres de ses livres cette année-là.

 

Résumé :

2157. À In Salah, capitale du Sahara et deuxième ville de l'Afrance, on s'inquiète : plus moyen de boire de Phoenix avec des glaçons, l'eau refuse de geler. Il s'avère bientôt qu'elle refuse aussi de bouillir, donc de s'évaporer. Et l'inquiétude vire à la panique lorsque les pôles se mettent à fondre, provoquant un raz de marée qui submerge la plupart des terres.

 

Wul a une imagination débordante, ça s'est sûr ! Le monde futuriste est assez bien détaillé pour nous permettre d'imaginer à quoi pourrait ressembler notre Terre dans un siècle et demi. Cependant quelques éléments importants du livre sont maintenant datés : l'auteur développe effectivement un monde dans lequel les colonies française ont été parfaitement intégrées au pays, créant une nouvelle nation utopique vivant dans une paix et une prospérité que l'on n'ose même pas imaginer de nos jours : l'Afrance.

Le livre est plutôt court. Les évènements s'enchaînent très rapidement, trop peut-être. Tout est trop facile et on ne ressent pas l'urgence de la situation. Les colonies collaborent sans créer de remous, des centaines de millions de personnes disparaissent sans que cela nous touche réellement, etc...

Pourtant, le tout est quand même prenant et raffraîchissant, grâce à une certaine naïveté de la part de Stefan Wul, qui croit vraiment en l'être humain.

 

Bref, j'ai bien aimé le livre, qui n'est pas le meilleur de Wul, loin de là, mais qui est quand même très plaisant à lire.

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