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Le Train des Épouvantes (1965)


Gunblast

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Réalisation: Freddie Francis

Script: Milton Subotsky

Casting: Peter Cushing, Christopher Lee, Donald Sutherland, Max Adrian, Michael Gough, Roy Castle, Neil McCallum.

Production: Max Rosenberg & Milton Subotsky

Musique: Elisabeth Lutyens

 

 

Cette fort sympathique production Amicus — compagnie étant à l'époque la concurrente numéro un de la Hammer — se présente comme un petit film d'épouvante à sketches judicieusement teinté d'humour noir. Le leitmotiv: cinq passagers d'un train se laissent raconter la bonne aventure par un énigmatique savant, le Dr. Schreck, qui prétend voir en les tarots le futur de chacun d'eux. Le Train des Épouvantes est ainsi, proportionnellement au nombre de passagers, divisé en cinq segments, en plus de l'initial.

 

 

Le premier sketch met en scène le futur d'un architecte décidant un beau jour de retourner dans la maison de ses ancêtres, actuellement occupée par une propriétaire et sa fille, afin de vérifier si les constructions tiennent toujours la route. Par hasard, il découvre dans la cave la tombe d'un loup-garou dissimulée derrière un mur. Celui-là avait causé bien des ennuis à ses ascendants et l'architecte compte bien le neutraliser définitivement. Hélas, tout ne se déroulera guère comme prévu.

Ce segment peine à captiver et impressionner réellement. L'histoire avait le potentiel de donner lieu à quelque chose de plus angoissant et intrigant. Reste un final assez réussi, quoique très expédié.

 

 

La seconde histoire illustre le cauchemar des habitants d'une maison infestée de plantes carnivores. Ces dernières se mettent à réagir aux coups de cisailles, à étouffer un chien, puis à assassiner des êtres humains. L'aide d'un botaniste ne suffira pas à calmer les pulsions meurtrières des plantes.

Encore une fois, un sketch quelque peu vieillot et gentillet, dont l'impact horrifique s'est très amoindri au fil du temps. Pas mauvais, mais guère inoubliable.

 

 

Dans le troisième segment, un musicien se prend de passion pour les rythmes vaudous lors d'un périple aux Antilles. Il décide d'exploiter cette musique dans le cadre de ses propres shows locaux afin de leur conférer une touche d'exotisme. Bien mal lui en prendra: après que d'étranges phénomènes se produiront dans la salle de spectacle, le dieu Dambala se chargera de damner le musicien dans sa demeure même.

Sans doute le sketch le plus faible du lot. On a du mal à comprendre son utilité au sein d'un film d'épouvante. Les effets de terreur tombent à plat. Relativement inefficace, anecdotique, voire insignifiant.

 

 

Le sketch suivant narre le calvaire d'un critique d'art prétentieux et antipathique (excellent Christopher Lee) harcelé par la dépouille du corps d'un peintre qu'il avait tué par vengeance.

L'intérêt rebondit considérablement avec cette histoire à la fois drôle, macabre, jouissive et inquiétante. On passe un très bon moment.

 

 

Enfin, dans l'ultime segment, un jeune médecin fraîchement installé dans une petite bourgade découvre que le vampire qui marque fréquemment le coup d'un petit garçon durant la nuit n'est autre que son épouse. Il se chargera de lui enfoncer un pieu dans le cœur, geste qui lui vaudra une bien triste arrestation par la police.

Incontestablement le meilleur des cinq sketches. Une merveille d'ambiance gothique, de baroque et d'humour noir. Envoûtant à souhait.

 

 

Le Train des Épouvantes propose cinq petites histoires de facture inégale, certes, mais toutes possèdent le charme inhérent au cinéma d'horreur anglo-saxon de ces années-là. En outre, la mise en scène somptueuse de Freddie Francis (beauté de la photographie, maîtrise parfaite du format cinémaScope) et la distribution haut de gamme, composée de quelques grands noms de la Hammer ainsi que d'autres comédiens moins célèbres mais tout aussi respectables, assurent à cette savoureuse série B un réel cachet de qualité. À voir sans hésiter.

 

14/20

 

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