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A Judgement in Stone - Ousama Rawi (1986)


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Eunice (Rita Tushingham) a toujours été mise à part du fait de sa dyslexie et n'a jamais pu apprendre à lire. Réservée, solitaire, elle a grandi sans jamais devenir une adulte. Elle finit d'ailleurs par en tuer son père.

Adulte, elle déménage au Canada. Elle réussit à trouver une place de gouvernante dans une riche famille habitant dans une maison éloignée du centre ville. Joan (Jackie Burroughs), folle de dieu et tenant un magasin, s'intéresse à Eunice. Sa curiosité maladive et sa jalousie de la famille en question va la mener à manipuler Eunice.

 

Jolie location dans une ville canadienne en plein hiver, ce qui renforce cet aspect de désolation et d'isolement.

 

Rita Tushingham est impressionante dans le rôle d'une Eunice d'apparence physique et mentale fragile.

 

Le final est en ce sens d'une brutalité qui tranche avec la progression lente et sûre du drame. Une lenteur qui repoussera peut etre les fans de thriller hypercut, pour sûr. Rawi (le mari de Rita Tushingham) préfère ettre en avant le jeu des acteurs et la relation tragi-comique entre Joan et Eunice. Ce qui rejoint d'ailleurs une autre personnalité d'actrice, Jackie Burroughs, qui habite là aussi son role d'une Joan croyante jusqu'au délire. Perverse et doucereuse, l'image d'une répression personnelle forte et d'une vie de province terrée.

 

Une panne de rythme au premier tiers du film, ce qui reprend relativement mieux après la prise en main de la destinée d'Eunice par Joan. Dommage que les autres personnages aient si peu d'intéret en dehors des péripéties scénaristiques qu'on leur impose. On pourra en ce sens reprocher un manque de tension au long du film, qui choisit clairement le parti du drame humain plutot que du thriller. Ce qui est largement compensé par le dernier quart d'heure.

 

PS : si quelqu'un sait où trouver la musique du film composée par Paul Zaza, je suis preneur.

 

Une nouvelle version a été tournée plus 9 ans après par Claude Chabrol avec Sandrine Bonnaire et Isabelle Huppert sous le nom "La cérémonie". il me semble que la scène finale a été changée chez Chabrol, qu'il a omise dans sa version.

 

Vu sur la VHS française d'époque, à la qualité hélas médiocre et au doublage parfois approximatif.

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