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Car Wash - Michael Schultz (1976)


Florent
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Allocine

Des employés noirs d'une station de lavage de voitures reçoivent de drôles de visiteurs.

 

Chronique d’une station de lavage « à l’ancienne », c'est-à-dire finitions à la main, Car Wash s’affirme comme un film bien plus profond qu’il n’y parait.

 

Le tour de force du film est de se dérouler quasi exclusivement dans le Dee Luxe Car Wash ou autour. Unité de lieu mais aussi unité de temps, de l’ouverture e la station à sa fermeture, on aura droit à toutes sortes de péripéties.

 

Des scénette de la vie tous les jours, qui viennent autant approfondir les personnages de l’équipe que la situation politique de l’amérique.

 

Car oui, Car Wash est un film politique. Qu’il s’agisse des conditions de travail, de renumération, de la manière dont sont perçues les employés par la clientèle…tout met en évidence les clivages qui régnaient (qui règnent) au USA entre les noirs et les blancs.

 

Mais c’est bien le passé de chaque personnage, remontant doucement à la surface durant le film qui propose le contraste le plus saisissant non pas entre blanc et noir mais plus entre des hommes noirs issus de classe sociale différentes, de parcours, de religion, etc…

 

A ce titre le personnage de Bill Duke (Predator), interprète le personnage d’Abdullah, en réalité Duane, mais à l’instar de Mohammed Ali ou de Karim Abdul Jabar, le personnage semble s’être converti à l’Islam pour trouver une voie. Agacé par le traitement que l’on fait aux noirs aux USA, Abdullah est aigri par la société un fait remis en pleine tête lors de son altercation avec le personnage de Richard Pryor, Daddy Rich, grand prêcheur pour le dollar et ses vertus.

 

Pryor fait partie d’une longue liste d’invité notamment les Point Sister, des personnages qui viennent parfaitement rythmé le film et les 90mn défilent à toute allure.

 

Ecrit par Joel Schumacher (oui l’homme derrière Chute libres et 8 mm), son travail d’écriture est finement amené et même si le final n’a malheureusement pas la tension qu’il exigerait, les dernières phrases de Abdullah/Duane sonnent terriblement comme un écho au malaise du cinéma des années 70.

 

La grande qualité du film réside également grâce à une BO tout à fait exceptionnelle et la manière dont elle intervient dans le film est joliment faite. Puisqu’il ne s’agit pas de musique extra diégétique (pour la majeure partie) mais bien diégétique à l’action. Et ce par l’intermédiaire de la radio, restante allumé toute la journée pour donner du cœur à l’ouvrage.

 

Voilà un Blaxpoitation excellent sur bien des niveaux.

 

Une question me turlupine, j’ai toujours cru que The Wash avec Dr. Dre et Snoop Dogg était un remake de Car Wash mais en lisant le pitch du premier je ne sais plus, quelqu’un pourrait m’aider ?

 

 

Ah! et j’oubliais Antonio Fargas qui joue un homo assez sympathique

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Un des derniers films blaxploitation, aux avis assez mitigé... Certains y voient le point d'orgue du cinéma afro-am' et de son intégration dans le cinéma américain, d'autre le flim qui retombe dans les comédies gentillettes avec plein de Noirs mais pour les Blancs.

 

En tout cas, à voir !

On retrouve aussi au casting le réalisateur Ivan Dixon (The Spook Who Sat by the Door, Trouble Man,...), la jolie Tracy Reed, le grand acteur afro-américain Clarence Muse (début de carrière :1921).

Bref, un vrai bon film blax avec casting, guests, humour et BO au rendez-vous

 

 

Et puis Michael Shultz nous avait déjà offert l'excellent Cooley High (indiscutablement meilleur que ce Car Wash).

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