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Deceit - Albert Pyun (1989)


Superwonderscope
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Tourné pour la défunte 21St Century de Menahem Golan, ce film de SF devait bénéficier d'un budget largement plus confortable. Mais les probèlèmes de productions aidant, on fut loin des affiches de promo lors du marché du film de Cannes 1988.

 

Le film est devenu très rare, difficile à trouver. J'ai eu tutes les peines afin de trouver une VHS NTSC locative mais jensuis heureux de l'avoir trouvé car j'ai découvert un vrai OFNI

 

Voilà ce que j'en disais sur l'un des meilleurs sites du monde (hélas aujourdh'ui en panne )

 

"C’est à se demander ce qui a pu pousser Menahem Golan à produire DECEIT, véritable objet filmique non identifié. Statut culte en diable, DECEIT est inexploitable commercialement parlant. Du projet Century 21 présenté à Cannes en 1988 à grand renforts de publicité, au produit fini, il existe un monde, un vide intersidéral où manquent plusieurs centaines de milliers de dollars.

 

Quare décors, huits acteurs et le tout est bouclé. Même l’affiche paraît plus riche que le film…il s’agit d’un très mauvais signe, presqu’à en avoir un à priori. Le budget est pauvrissime, digne de Plan 9 from Outer Space ; mais la ressemblance s’arrête là. En effet, le scénario réserve plusieurs niveaux de lecture qu’un budget décent aurait permis de clarifer l’action et de la diversifier.

 

L’histoire raconte la venue d’un extra-terrestre sur terre afin de connaître ce qu’est le plaisir avec une personne de la gente féminine avant de la détruire apparaît complètement décalée. Hormis la séquence prégénérique, le récit se confond avec l’histoire, ce qui est un exercice plutôt périlleux (timing, raccord, etc.) et peu de réalisateurs sont tentés par l’exercice : Robert Wise and THE SET UP (1949) ou encore à l’opposé Paul vecchiali avec LE CAFE DES JULES (1986) s’y sont risqués avec bonheur.

 

Le traitement enfonce le clou car se veut délibérement distant de son sujet. Complètement branque serait un terme plus approprié.

 

Après un premier quart d’heure hésitant où le personnage joué part Norbert Weisser (qui s’en donne d’ailleurs à cœur joie dans le cabotinage outrancier) révèle sa nature belliqueuse et d’obsédé sexuel notoire. Il liquide les passagers punkoïdes d’un véhicule l’ayant pris en stop (et rejoint les attaques que Tobe Hooper fit à l’encontre des yuppies avec la scène d’ouverture de TEXAS CHAINSAW MASSACRE 2). Il enlève la jeune fille restante et l’entraîne dans un entrepôt afin de lui faire subir toutes sortes de turpitudes. Postulat Z et subitement… virage à 180° : le tombe repose maintenant sur des dialogues au rasoir à tendance philosophico-politco fumeux sur les rapports hommes-femmes ( ?!?) qui enfonce largement toute leloucherie suspectée d’être une oeuvre filmique.

 

L’arrivée d’un second E.T et le jeu sur les apparences " je ne suis pas ce que je suis censé être, peut-être que si, peut-être que non " change à nouveau la donne jusqu’au retournement final.

 

Le scénario apparaît ainsi plus ambitieux mais reste clairement cloué au sol par un budget qui lui a rogné les ailes. Tour à tour trash , Z, et pompeux, Albert Pyun résoud le problème en se moquant délibérément de son sujet et de ses personnages tout en se faisant le spectateur complice du carnage. Sabordage pour sabordage, autant mettre tout le monde dans le bain de bonne humeur et dans l’outrance. L’actrice principale (Diane Defoe) pourtant assez mauvaise, essaie de passer à la vitesse supérieure dans son jeu, portée par Norbert Weisser. Sans arriver à l’interprétation hystérique de Faye Dunaway dans MOMMIE DEAREST (Maman Très Chère, Franck Perry 1981), LA référence du genre, elle parvient à demeurer drôle et sexy en ayant des dialogues percutants.

 

La mise en scène va en ce sens et utilise au maximum l’ensemble des dispositions et une variété d’angles de vue que permettent l’étroitesse des décors et la photographie reste toujours élaborée et travaillée.

 

DECEIT ne ressemble à rien tant il échappe à toute classification. C’est d’ailleurs là son point faible car il manque un public potentiel en n’appartenant à aucun genre particulier. Il peut aisément concourir aux dix plus mauvais films réalisés, mais la comédie vulgaire à souhait prend le dessus et trascende l’inéffable vide struturel qui emplit le film ( !). Ennuyeux et prétentieux, drôle et intelligent : à chacun de choisir les termes et de rayer les autres selon l’humeur. DECEIT mérite respect et déférence tant le foutage de gueule est réussi.

 

 

 

Cultissime !"

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