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Macho - Bigas Luna - 1993


Jeremie
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Trompée par son premier amour, qui lui préfére son meilleur ami, Benito décide de prendre sa revanche sur la vie : mettant en avant ambition, fric, charisme et cojones, il prend comme défi de construire le plus haut building de la ville. Et pour cela, il se servira des femmes qui l'entourent : sa maîtresse, à qui il promet la lune, et sa femme, qu'il n'a épousé que pour l'argent. Mais on ne grimpe pas aussi impunément en haut de l'échelle...

 

Un constat mi-fugue mi-raison pour une descente aux enfers à la fois pathétique et antipathique : le trait est tiré, mais c'est bel et bien voulu ; le golden boy inssuportable, grand amateur d'argent facile et d'odeurs corporelles féminines, verra sa libido le mener droit au mur. Morale couru d'avance...

Bardem y est parfait, véritable cliché ambulant se noyant dans les chansons de Julio Iglesias qui lui content déjà sa propre déchéance sans qu'il ne le sache vraiment.

De belles plantes aussi : on retrouve le goût pour les vrais femmes que partageait Brass ou Fellini. Par contre, Raquel Bianca fait un peu peur quand même...

 

Pas vraiment drôle mais sérieusement grinçant, un peu de cul : de nombreuses références visuelles à Dali, une symbolique (phallique) un peu lourde aussi et une scène de rêve à la Bunuel qu'on aurait aimé moins brève.

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