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A snake of june - Shinya Tsukamoto - 2002


Jeremie
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Très surpris

 

Rinko est standardiste dans une boîte à la SOS Detresse : belle, jeune, rigoureuse, elle mène pourtant une vie sans éclat auprès un mari plus âgé qui fuit le lit conjugal et passe son temps à faire le ménage. Un jour, Rinko reçoit des photos d'elle dans des situations plus qu’embarrassantes : elles sont l’œuvre d'un maître chanteur qu'elle aurait sauvé du suicide au détour d'un appel. En échange des négatifs, il lui demande d'accomplir ses volontés...

 

Pendant très longtemps, je pensais (à tort) que ce Snake of June souffrait d'une assez mauvaise réputation : plus que la scission avec une décennie, c'est surtout celle avec l'exploitation française, puisqu'aucun film de Tsukamoto ne sortit en France après Gemini (si je ne me gourre pas). Sur le papier, on semble même assez loin des films destroy qui ont fait la gloire du Cronenberg nippon...

Or il faut bien l'avouer, si Tetsuo était son Vidéodrome, Gemini son Dead Ringers, ce Snake of June se partage la filiation de Crash avec Tokyo Fist. On pense aussi à Eyes Wide Shut, dans sa manière de ranimer la flamme d'un couple par le biais du chaos...

 

Fascinante évolution du personnage féminin, qui n'assume pas sa propre sensualité et l'illustre par des attitudes plus proche de la douleur que de l'orgasme. D'un scénario basique de pinku, Tsukamoto tire un film à la fois beau et nerveux, baignant dans une esthétique crasse métamorphosant Tokyo en une gigantesque tombe humide. Quelques réminiscences de Tetsuo (l'hallucinant face à face dans le hangar et la séquence - un peu incompréhensible - de la "secte") au coeur d'un drame allumé sur la redécouverte du plaisir et des corps (la scène de photo sous la pluie est ). Vraiment bien.

 

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  • 2 weeks later...
  • 6 years later...

Je persiste à dire que c'est son plus beau film, et son plus sous-estimé. PAR CONTRE, grosse déception à la découverte du bluray édité en Angleterre par Third Windows : c'est le seul moyen de voir le film en ce moment, et la copie (soi-disant supervisée par Tsukamoto) est vraiment flemmarde, avec une définition assez médiocre et des couleurs sans punch. On voit même des espèces de parasites à chaque changement de plan je sais pas si c'est un glitch volontaire, mais ça m'a bien cassé les couilles...

Ah la scène d'orgasme sous la pluie

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