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Oslo, 31 aout - Joachim Trier - 2012


DPG
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À Oslo, Anders a bientôt fini sa cure de désintoxication. Il a l'autorisation d'aller en ville pour passer un entretien d'embauche, il en profite pour rendre visite à de vieilles connaissances...

 

 

Adaptation (avec des libertés) du "Feu Follet" de Drieu La Rochelle, que l'on avait déjà vu porté à l'écran il y a 50 ans par Louis Malle avec Maurice Ronet dans le rôle principal. Et à l'instar de son illustre prédécesseur, le film fait mouche, et arrive à son tour à retranscrire avec brio le désespoir et la mélancolie du roman. On suit Anders à travers sa balade dans Oslo, croisant ses anciens compagnons de fête, ses proches, ses ex... Pendant son absence, tout le monde ou presque a changé, s'est rangé, il ne se retrouve plus guère dans ces gens qu'il recroise sans vraiment les reconnaitre. C'est l'histoire d'un toxico qui lutte contre ses démons, c'est l'histoire d'un trentenaire qui sent que sa vie lui échappe, encore et toujours, et que le temps passe, et qu'il ne trouve toujours pas son chemin, c'est une solitude, un appel au secours qu'il n'a même plus la force de crier, c'est l'histoire qui recommence, encore et encore... C'est un très joli petit film, porté par une mise en scène sans esbroufe mais avec un vrai regard sur le monde, des chouettes choix musicaux, une ambiance délicieusement rétro, et des acteurs très justes. Ca m'a beaucoup plu !

 

Je pense aussi que le film mérite le smiley

 

w-S0alJsNIo

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JE VOULAIS FAIRE LE TOPIC HIER SOIR !!

 

 

Ben en fait j'ai été très surpris car je m'attendais à déprimer à donf et à pleurer ma race...alors que l'approche est ici très retenue, sans aucun pathos. Plutôt que provoquer les larmes, c'est un film qui convoque davantage le malaise, l'interrogation...toutes ces personnes qu'Anders croise sont heureuses en surface (famille, couple heureux, jouisseurs...), mais ne savent pas réellement si elles le sont réellement. C'est sans doute cet aspect là, la remise en cause du sens de la vie même, de la direction que l'on prends, qui fout vraiment les boules.

Et plus que la scène finale et son regard distancé et silencieux sur la mort, je retiendrais surtout cette séquence fabuleuse dans le resto où le héros semble capter chaque geste, chaque ombres, chaque paroles...comme les toutes dernières.

Je suis pas sûr d'avoir été totalement satisfait par ce que j'ai vu, mais ça m'a interpellé, clairement.

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