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Dolores Claiborne - Taylor Hackford - 1995


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Au service d'une odieuse harpie depuis de nombreuses années, Dolores est accusée du meurtre de sa patronne le jour où celle-ci rend son dernier souffle dans d'étranges circonstances. Sa fille Selena, devenu reporter à New-York, revient à contrecoeur rejoindre sa mère dans sa ville natale. Les souvenirs douloureux des deux femmes remontent alors à la surface...

 

Revu après la lecture du livre, et je n'en avais étrangement aucun souvenir ou presque. Le modèle fait parti d'une trilogie dite "féministe" engagée par King, à savoir Jessie, Dolores Claiborne et Duma Key, où l'horreur ne se révélait qu'un élément parmi d'autres, animant discrètement des thrillers ranimant des blessures douloureuses et peignant des portraits de femmes sans concessions. L'essai est concluant et Hollywood jettera son dévolu sur Dolores Claiborne, sans doute le moins audacieux des trois livres, et l'un des plus aisé à porter (sachant que Jessie est quasiment inadaptable...).

 

Les rares aspects horrifiques du roman (une scène de meurtre dans un puit éprouvante) sont éclipsés et le résultat sonde avec beaucoup d'efficacité ce drame féminin, avec d'ailleurs beaucoup de fidélité. Loin de la psychofan de Misery, Kathy Bathes réinvesti le domaine de King dans ce qui restera un de ses meilleurs rôles, aux côtés d'une Jennifer Jason Leigh toujours prêtre à endosser une défroque de névrosée (dans un rôle d'ailleurs quasi-absent du livre). C'est sans doute académique, mais vraiment concluant à tous points de vues. Coup de coeur pour la scène de l’éclipse, dont les trucages et la texture très 50's (transparences, plan large, couleurs pétantes) font oublier ce qui reste comme le seul trait adoucis vis à vis du livre.

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J'ai commencé à voir le film. L'ambiance d'île fantôme perdue est fascinante. La caméra virevolte avec classe. Après j'ai eu du mal à rentrer dans les flash back avec leur paysage ensoleillé. Le début annonce un film d ambiance mais le film semble s'orienter vers les rapports mère fille. C'est recurent chez Taylor hackford: partir d'une base polar ou thriller et la zapper trop vite au profit de l'étude de caractères

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Il a utilisé deux pellicules différentes pour les passages entre passé et présent : c'est discret mais très efficace ! Mais il est vrai qu'il table avant tout sur cet affrontement mère/fille, là où King se concentrait uniquement sur Dolores : pas un reproche en mon sens, et même une surprenante continuation du livre...

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