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Lone Survivor (Peter Berg - 2013)


Nice Panda
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Le 28 juin 2005, un commando de quatre Navy Seals prend part à l’opération "Red Wing", qui a pour but de localiser et éliminer le leader taliban Ahmad Shah. Mais rapidement repérés et encerclés, les quatre soldats vont se retrouver pris au piège.

 

 

 

C'est donc certain (des fois qu'on en doutait après Le royaume ou Battleship), Peter Berg est devenu l'attaché de presse officiel de l'armée américaine.

L'adaptation du bouquin de Marcus Luttrell (le survivant du titre) lui permettant même de surpasser tout ce qu'il a pu faire auparavant dans le genre propagandiste.

 

A la rigueur, pourquoi pas, du moment qu'on sait où on met les pieds et que le résultat soit un minimum distrayant.

Le souci, c'est que c'est surtout assez chiant, que le côté pro-US a de quoi achever même le plus conciliant et que le cinéaste ne possède pas le sens visuel d'un Scott pour faire passer la pilule (comparaison presque obligatoire tant de l'ombre de Black Hawk Down plane sur tout le film).

 

Le score d'Explosions in the Sky est sympa, sinon.

Même si leur style, qui se mariait si bien aux images de sport (cf. Friday Night Lights du même Berg), a ici, associé à l'héroïsme pompier de l'ensemble, quelque chose de presque obscène...

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alors pour moi, c'est l'opposé.

 

Apres les 15 premieres minutes ou effectivement je maudissais "ces cons machos de soldats"; Berg changent totalement de registre pour les 1h40 qui reste.

C'est apre, assez violent (putain la tronche des soldats apres la premiere attaque), entre realisme visceral (les chutes!) et atmospherique (la premiere discussion du groupe, planqué, pres du village, avec le son des cigales qui fout son stress),et finalement pas si mal ecrit (dernier tier, en forme de virage sec). Certes, les talibans sont montrés sans nuances; mais je ne pense pas que cela soit necessaire (surtout que d'autres persos font l'equilibre).

Et meme si a la fin, oui, Berg rend hommage, il fait avec sincerité. cette meme sincerité qui faisait de ce truc debile qu'est Battleship, une serie B marrante avec des outsiders en heros (unijambiste, viellards,...).

Et aussi comme dans Battleship, Berg rend plus hommage aux hommes qu'au pays lui même.

Bref, pour moi, passé les 15min d'intro, c'est quasi du tout bon, bien stressant, non stop (il doit y avoir 30% sans coup de feu).

Merci Peter!

ps: et pourtant je suis loin d'etre pro armée. Mais il faut quand même reconnaitre que ces mecs ont des couilles

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  • 2 weeks later...

Oui un petit film mais plutôt sympa et pas trop "propagande" finalement, Berg montre des hommes dont le métier est la guerre mais aussi vite dépassés par les évènements, maltraités comme jamais (les deux scènes de chute !) qui s'entraident quand ils sont dans la mouise, rien d'anormal à cela, même le camp adverse est traité honorablement (la fin bien sûr, mais aussi - avant l'action - la discussion sur le cheval "arabian" ou "arabic", difficile d'être plus clair...), et niveau action justement c'est sympa mais dans un genre assez sobre et très réaliste, donc n'espérez pas un remake de LA CHUTE DU FAUCON NOIR, bref à voir sans se presser, mais à voir quand même...

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  • 4 weeks later...

Peter Berg c'est un peu le Riefenstahl du 21eme siecle. Tout dans ce film tend à justifier la politique interventionniste américaine, de la façon la plus démago qui soit. Un fait réel (genre on vous manipule pas hein puisque c'est vraiment arrivé), des hommes auxquels on s'identifie facilement (avec leurs petits tracas du quotidien qui font oublier que ce sont des soldats d'élite -et pas des pauvres bougres qui ce sont engagé pour payer leurs études-), l'accent mis sur leur souffrance à un point que ça en devient franchement douteux (c'est carrément La passion du Christ chez la Talibans la). Tout ça pour se dire quoi? Que si ils avaient buté les bergers, ça ne serait pas arrivé? En gros ça justifie les dommages collatéraux, l'utilisation de drones etc...

 

Et ce sont peut être des super soldats mais alors soit ils sont demeurés soit il y a un truc qui m'échappe

(pourquoi ils n'ont pas emmené avec eux les bergers jusqu'à ce qu'ils puissent communiquer avec leur base, attendre les hélicos et une fois en sécurité les relâcher? C'est ce qui semble le plus logique non?)

 

 

Au final le côté survival tendu ne m'a pas déplu mais j'ai eu le sentiment de me faire violer comme devant un "reportage d'investigation" de Caroline Fournirest.

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  • 2 months later...

Puant de bout en bout... et en plus je me suis fait chier comme un rat mort.

Berg en fait des tonnes en étalant la souffrance de ses quatre soldats tel un fond de nutella sur une tartine trop grande. Chaque impact de balle engendre une intolérable douleur, chaque chute provoque d'épouvantables blessures, chaque pas en avant semble les mener vers une perte assurée... le spectateur doit ressentir le sentiment de désespoir de ces défenseurs de la démocratie et leur épouvantable calvaire, un calvaire qui n'est finalement tolérable que par l'élimination du plus grand nombre d'adversaire. Le monde est injuste: 3 ricains tués salement et un autre méchamment amoché (je ne spoile rien, c'est dans le titre) contre 40 (plus ou moins) afghans. Mais ceux-ci sont éliminés de manière propre, sans souffrance d'aucune sorte, une balle dans la caboche et c'est terminé... Apparemment, défendre une cause "juste", ça fait mal.

Alors oui, faire mourir les héros lentement et les vilains à la pelle est l'apanage du cinéma d'action depuis des décennies, mais dans le cas de films de divertissement cela n'a aucune importance. Le problème ici est que Berg verse dans la propagande la plus crasse, qu'il propose un point de vue clairement orienté et qu'il t'enfonce le tout bien profond avec un diaporama lacrymale des vraies victimes posant avec leurs femmes et enfants dans leur petite maison de banlieue anonyme... Des gens biens, des gens simples, comme toi et moi... Pas comme tous ces sales rebeuhs qui enculent des chèvres dans leur montagne.

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