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Indésirables - Philippe Barassat - 2013


Jeremie
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Un film français de 2013 qui sort en Mars 2015 ? Oui oui...

Présenté à L'étrange festival en 2013 sous le titre Les dépravés, le film a ensuite disparu de la circulation. Alors est-ce le sujet lui-même ou d'autres soucis qui ont provoqué une distribution aussi tardive, bonne question...

En tout cas, l'affiche assez mensongère (façon rom'com pop, alors que le film est une fable un peu sordide en noir et blanc) semble apporter un début de réponses

 

Infirmier au chômage, obligé de vider son portefeuille pour se faire pistonner, Aldo n'est pas l'homme le plus heureux du monde, même s'il est très amoureux de sa copine. Des petits jeunes plein d'avenir sauf que ben, c'est la crise. Un jour, deux nouveaux colocataires débarquent : Serguei et Vanessa, un frère et une soeur aveugles. Lors d'une sortie, Vanessa viole Aldo puis le dédommage financièrement. Suite à cette histoire, Serguei vient aiguiller le jeune homme en lui expliquant que certaines handicapées n'hésiteraient pas à payer pour quelques faveurs sexuelles. Aldo commence alors une étrange double vie...

 

Un sujet pas évident (déjà abordé dans Nationale 7) pour un film pas évident non plus, inégal aussi, bizarre. Le début fait quand même très peur : entre le générique réalisé sur powerpoint, l’interprétation (la scène avec le couple gay ), la real limite amateur. Glauque. Et puis le film commence un peu à prendre son envol, même si Barassat aime jouer dans les eaux du grotesque et que ça fonctionne pas toujours.

On ne sait pas d'ailleurs si Barassat souhaite toucher ou choquer avec le sujet : pendant un moment ça semble clair, et il s'agira de la meilleure partie du film, à savoir lorsque Aldo commence avoir de nouveaux clients. Cette scène avec la grande brûlée, l'hystérique, l'handicapé moteur (car le personnage semble n'avoir aucune barrière de genre, et c'est très bien comme ça...)c'est très beau, très fort, et évidemment incommodant. Quand ça vire un peu côté Freaks, ça devient un peu lourd...surtout que je suis pas sûr de savoir où Barassat veut en venir. On a surtout l'impression que ses "monstres" sont finalement aussi monstrueux que les autres personnes...je sais pas.

J'aime pas trop Elkaïm habituellement mais il est très étonnant ici, se donnant sans aucune mesure face à la caméra, même dans des scènes assez difficiles. On est quand même loin de Donzelli (dont on retrouve une autre actrice d'ailleurs).

 

Un drôle de film.

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Vu à l'Etrange, une projo en présence de Barassat et du casting qui s'est conclue sur une standing ovation... Il faut dire que l'émotion était palpable, et c'est tout le mérite de Barassat de parvenir à émouvoir comme il le fait avec un sujet aussi délicat. J'ai trouvé ça très bien. Mais quelle affiche de merde.

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