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Sex and Fury - Norifumi Suzuki (1973)


riton
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Furyô anego den : Inoshika Ochô de Norifumi Suzuki (1973)

 

Oyo, ex-pickpocket de haute volée reconertie en joueuse émérite cherche à retrouver les meurtriers de son père, assassiné sous ses yeux alors qu'elle était enfant. Sur fond de magouilles économico-politiques elle chemine vers sa vengeance, altrenant les coups de sabre et les parties de cartes.

 

Assez loin de la rigueur formelle du Couvent de la bête sacrée que Suzuki réalisera l'année suivante ou encore de celle du Lady Snowblood de Fujita de la même année, Sex and Fury est tout dévoué à l'exploitation. L'intrigue n'est ici qu'un support destiné à délivrer au spectateur les scènes promises par le titre aguicheur.

On a donc droit à un combat au sabre "one against all" sauf que c'est d'une one qu'il s'agit, qu'elle est nue et que les moult ralentis qui jalonnent la scène permettent de bien profiter du panorama. Plus des geysers de sang, des pépées à poil, des ninja-tricks very hot, des scènes de flagellation, des chaines sur une pointrine meurtrie, des nonnes qui jouent du couteau et une longue séquence qui annonce carrément Le Couvent de la bête sacrée.

Par ailleurs pas de maldonne, si certains passages sont un peu plan-plan et la direction d'acteurs parfois hative il n'en reste pas moins que certaines scènes sont de vraies réussites graphiques. Suzuki se permet quelques fantaisies comme cette scène voyant une bastonnade générale aux lumières de ce qu'on devine être une boule de dancing et d'un projecteur de diapos... en 1905. Une autre montre l'héroine fouettée par une Christina Lindberg nippée en tenue en daim à franges qui évoque fortement les comics de bondage-western à la Irving Klaw.

Car oui, la petite Christina fait bien partie du voyage, probable touche de sensualité exotique qui traverse le métrage de manière un peu hébétée, mais s'illustrant néanmoins dans une intéressante scène entre filles.

 

Avec tout ça Sex and Fury ne sera probablement pas considéré comme un grand film d'auteur méconnu, mais constitue un épisode important dans la vie de l'amateur d'exploitation gouteuse.

 

 

 

On commence avec une spéciale dédicace Joe D. featuring Christina

 

 

 

L'héroine :

 

 

 

Un petit geyser :

 

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  • 2 years later...

 

Premier volet du dyptique des aventures de Ochô Inoshika, quand même honoré par Norifumi Suzuki et Teruo Ishii. On a vu pire...

 

Ocho Inoshika poursuit inlassablement les trois assassins ayant commis l'assassinat de son père, alors qu'elle n'était qu'une jeune enfant : élevée dans un orphelinat ou elle fut initiée au vol, entre autres, sa croisade prend une nouvelle tournure le jour ou un quidam lui livre une mission avant de rendre l'âme sous ses yeux.

 

Avec Suzuki, tout est permis, et c'est pour ça qu'on l'aime ; bien bien dans le ton des pinky de l'époque, le film n'ursupe jamais au grand jamais son titre. Reiko Ike, appétissante, livre des combats n'ayant rien à renier à sa cousine Lady Snowblood dans son plus simple appareil et Christina Lindberg de passage au Japon, montre ses seins et son cul parce évidemment, elle joue le rôle d'une espionne sexuelle.

La divine poupée de chair y dévoile sans complexe sa plastique de rêve, n'oubliant pas au passage de manier le gun

Je t'aime Christina !!!

 

Des coups de sabres dans la neige, du bondage, un corps de femme empoisonné, un amour tragique, une scène de flagellation ou Suzuki annonce sans détour son très fameux Couvent de la bête sacrée et même des capotes (!!!??) : bon bref, c'est quand même le haut du panier du cinoche d'exploitation nippon.

Et dire que Suzuki n'a jamais tourné de Sasori (bien que Ito dévoile une imagerie baroque très semblable en fait).

 

C'est bien, achetez-le

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