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The Border (Police Frontière) - Tony Richardson (1982)


Benj

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Citation

Charlie Smith est policier à Los Angeles. Sa situation financière est plutôt modeste et Marcy, son épouse, en souffre. C'est alors que Savannah, une amie d'enfance de Marcy, incite cette dernière à acheter la maison voisine, qui est à vendre. Charlie y consent et il pense à se faire muter.

 

Gros flop pour Nicholson, mais en même temps arriver 2 ans après Shining avec un sujet bien politique c'était risqué.

Mais le père Jack s'en sort parfaitement, j'aime toujours quand un acteur choisi de jouer un mec un peu nul. Ici il est en contradiction avec Keitel qui est le flic corrompu ultime. Et donc en face y a Jack qui se démène comme il peut, avec son taff questionnable et sa femme qui dépense tout le fric.

Critique sévère de la société américaine qui se goinfrent et gâche la bouffe alors qu'à deux pas d'eux il y a des mexicains qui crèvent la dalle.

On peut reprocher au film de divulgâcher un peu le récit dès le début mais comme dirait l'autre c'est le voyage qui compte.

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  • 1 year later...

Pas étonnant que ça ait bidé, car c'est quand même très nouvel Hollywood mais avec une décennie de retard. Le film aurait éventuellement pu trouver son public en 76, mais sortir ça en 82, v'là le suicide commercial.

 

Sinon c'est très bien. Ça suinte le désespoir et la fatalité par tous les pores. Nicholson est parfait en loser charismatique (bah ouais c'est Jack et il ne pouvait décemment pas jouer un loser tout court), Warren Oates est délicieusement cabotin, Harvey Keitel fait le job même si il est plus en retrait.

 

Le rythme est lent sans que je me sois ennuyé pour autant, il y a suffisamment de rebondissements pour maintenir l'intérêt et Richardson emballe tout ça sobrement sans jamais tomber dans l'académisme. J'ai rien vu d'autre du bonhomme mais il semble rentrer dans cette catégorie des très bons faiseurs à la filmo longue comme le bras, tels que le furent Richard Fleischer ou Michael Anderson par exemple.

 

Pour chipoter, le début de romance entre Nicholson et ses 45 ans bien tapées avec une petite mexicaine à peine majeure n'est pas des plus crédible. Dommage également ce happy end (imposé par le studio ?) qui n'a pas vraiment sa place dans un tel film.

 

J'irai pas jusqu'à crier au chef d'œuvre, n'empêche que c'est tout de même un solide polar qui mérite sans mal sa petite réhabilitation !

 

 

Edited by Léo
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