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Léo

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Mario Bava

Mario Bava (4/6)

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  1. Beaucoup aimé également. J'ai la flemme de développer mais disons que c'est un film trip à mi-chemin entre Cronenberg, Lynch et Tetsuo. C'est difficile à pitcher, sale, gore et très violent. Il y a deux putains de plan séquences et Lindon, que je n'apprécie pas plus que ça, est excellent. Un peu moins convaincu par le seconde partie avec ce dernier d'ailleurs mais c'est vraiment pour chipoter. Content que le film ait reçu la Palme sinon. Marrant aussi de voir les haters se déchainer, entre certains "fans de genre" qui trouvent que c'est une merde française intello et prétentieuse, et d'autres qui y voient un truc lgbt pour pervers décérébrés. Evidemment tout ce petit monde n'a probalement pas vu le film ! En tout cas séance complète mercredi dans la salle 2 de l'UGC ciné cité des Halles ! Oui bon un jour ferié avec un temps de merde mais quand même !
  2. Je l'aime bien celui-là, après faut le prendre pour ce qu'il est : de l'exploitation 70's destinée aux drive-in. Cest une farce de sale gosse gentiment déviante et plutôt fun avec un casting ultra bis qui cabotine à mort. Ça reste aussi un film de commande qui a rencontré pas mal de soucis je crois, Hooper ne s'entendait pas du tout avec le producteur... Et sinon j'aime bcp le Tobe disons jusqu'à TCM 2. Après ça se gâte même si j'ai une petite tendresse pour The Mangler !
  3. Bah merde Benj a apprécié un film rital, une grande première !
  4. Très curieux mélange entre une sexy comédie un peu lourdingue et un drame social un peu à la Pasolini. J'irai pas jusqu'à dire que j'ai pris une claque mais ça ce suit agréablement. Et chouette duo d'actrices ! La Guida est sublime et la Carrati une putain d'actrice, elle méritait mieux qu'une carrière dans le x et une fin tragique... Quant au final, certes on vu bien pire depuis mais quand même ça calme bien. Et puis c'est quand même bien mieux que Thelma et Louise ! Dispo depuis peu chez Artus.
  5. Bon petit claquage de beignet de mon côté ! Il faut dire aussi que je suis bon client avec ce genre de giallos (très) lent et atmosphérique. Même si au final on est plus sur un drame psychologique avec des éléments de film de machination. Très belle mise en scène, photo et décors magnifiques, partition sublime de Piovani et une direction d'acteurs un bon cran au dessus de ce qui se faisait dans le bis italien de la même période. Mimsy Farmer, fragile, frêle et névrosée irradie. Lara Wendell en gamine perturbée est impeccable dans ce qui restera sans doute son meilleur rôle. On pense évidemment à Polanski, et le film ressemble limite à un quatrième opus officieux à sa trilogie des appartements, en plus glamour et plus bis. Son extrême lenteur risque d'en laisser plus d'un sur le carreau de même que son final sujet à de multiples interprétations. Perso je l'ai trouvé limite punk, comme si Barilli me faisait un gros doigt en me hurlant "Démmerde-toi avec ça" ! Très curieux de découvrir son second et dernier long du coup ! Sinon ça vient tout juste de sortir chez Artus au tarif raisonnable de 20e. Master correct sans plus, je ne sais pas si il s'agit du même que celui de l'édition Raro mais par rapport à ce dernier on perds une interview et un court de Barilli. Il faudra se contenter à la place d'un court français que je n'ai pas encore vu et d'une présentation du film (sympa sans être transcendante) d'Emmanuel Le Gagne de Culturopoing.
  6. Un ancien policier est détruit par la mort violente de sa femme et de son fils. Pendant qu'il mène une enquête sur la disparition de la fille d'une amie, il découvre peu à peu une présence sinistre qui rôde autour de lui, une entité qui l'entraîne aux limites de la folie. Adaptation du comics du même nom que je n'ai pas lu, tournée en 2017, et restée près de trois ans au placard suite à des projections tests catastrophiques et le rachat de la Fox par Disney. Entre temps, Prior remonte son bébé et y intègre des scènes supplémentaires. La sortie salle initialement prévue en août de l'année dernière est repoussée pour cause de pandémie mondiale. Finalement, la Fox se décide à balancer le film à la réouverture des cinémas US, fin octobre 2020, avec une promo quasi inexistante. Dans ces conditions là, le bide est assuré et The Empty Man termine sa carrière à un peu plus de 4 millions de recettes mondiales. C'est dispo depuis quelques semaines sur Disney+ qui ne savait sans doute pas trop quoi en foutre et l'a balancé discrètement sur sa chaîne "adulte" Star. Il faut dire aussi que le produit n'est pas facile à vendre avec son réal/scénariste/monteur méconnu et pas tout jeune qui signe son premier long (Prior était jusqu'à présent un réal de making of classieux) et son casting de seconds couteaux absolument pas bankable. Ce qui est intéressant, c'est que The Empty Man divise énormément : belle coquille vide qui ne raconte rien, trop long et incompréhensible, bonne série b sous-estimé voir même chef d'oeuvre incompris... Ce sont globalement les avis qu'ont trouvent sur IMDB et autre Rotten Tomatoes. Mais en tout cas, le film se taille peu à peu une réputation d'oeuvre maudite à (re)découvrir moins d'un an après sa sortie. Pour ma part j'ai trouvé le film imparfait et inégal mais dans l'ensemble ça a bien fonctionné sur moi. On ne sait pas trop où ça mène, c'est à mi-chemin entre le conte urbain à la Candyman, le thriller surnaturel, du Barker, du Lovecraft, avec des persos volontairement peu développés et mal dans leurs peaux. L'ambiance y est lugubre, dépressive, rugueuse... C'est renforcé par une photo triste et froide et un score très sombre signé Christopher Young et Lustmord. Pas de jumpscares faciles et la violence graphique y est réduite au strict minimum. Prior emballe tout ça efficacement, sa mise en scène est sobre et carrée avec quelques très beaux plans et il se permet même des zooms à la Fulci dans l'excellent prologue ! Bref, On est sur de l'horreur mature et ça déconne pas. Plutôt couillu pour un film de studio. Le soucis c'est qu'on échappe pas non plus aux bon gros clichés hollywoodiens avec son flic veuf et alcoolo, sa bande d'ados kikoo dark et ses adorateurs d'une secte de taré. On a même droit à la petite recherche Google sur fond de musique inquiétante. Du vu et archi-revu. Le final de "petit malin" est une belle déception également et je l'ai trouvé tellement facile et convenu que je l'avais pas vu venir. Bon et puis 2H17, c'est quand même excessivement long même si le film est dense. une grosse vingtaine de minutes en moins aurait rendu tout ça plus digeste. N'empêche que ça fait quand même plaisir en 2021 une série B horrifique de studio, avec un budget décent et qui ne prends pas son spectateur pour un con. Je valide. Par contre je crois qu'on peut se brosser pour une éventuelle sortie BR...
  7. Excepté l'affreux remake, je me suis justement refais la série entière la semaine dernière. C'est le très bon HS de Mad sur la saga qui m'a donné envie de m'y replonger. Et donc ce premier opus, c'est tjrs autant un claquage de beignet ! Le chef-d'oeuvre de Craven (pas dur) et un des meilleur film d'horreur 80's. Un slasher fantastique intelligent avec une réal et une photo au top, le score de Bernstein que perso j'adore et un Freddy vraiment flippant. Et le meurtre de Tina quoi ! Pour vraiment chipoter je trouve le plan avec la mère de Nancy qui disparaît dans le lit un peu foiré. Et puis la toute fin fait débat, mais moi je l'aime bien. Chef d'oeuvre !
  8. Léo

    TOP / FLOP 2020

    Je n'ai fait que traîner dans les cinés du quartier latin à bouffer des vieilleries du coup très très peu de films récents de mon côté cette année et pas de claquage de beignet. Bien : The hunt Exit Bof : Tenet Relic Pue du cul : Mercy black Par contre en ressortie que je n'avais jamais vu quelques bonnes claques : Le voyeur Wicker man Les revoltés de l'an 2000 Et en déception parce que j'en attendais sans doute trop : La planète des vampires Ne vous retournez pas
  9. Revu sur le BR Bach Films dispo un peu partout à vil prix, et heureusement vu qu'il est quand même pas ouf, à peine mieux qu'un dvd upscalé. Mais apparement ce serait pas vraiment de leur faute, Bach s'étant contenté de faire avec le master pas top fourni par Lionsgate... Sinon le film est toujours aussi sympa, et reste le meilleur opus de cette triste franchise. La première partie fonctionne bien. On est sur du film de maison hanté en apparence très classique mais cette famille dysfonctionnelle amène une ambiance assez perturbante et gentiment déviante. j'apprécie aussi qu'il n'y ai pas de véritable héros, pas de persos auxquels s'identifier : le père est violent, la mère passive, le grand frère possédé, le prêtre plutôt antipathique... Quant à la soeur, seul perso un tant soit peu attachant, elle est quand même bien ravagée aussi ! Puis il y a cette seconde partie Exorcist-like, encore plus orientée exploitation, avec de chouettes effets prosthétiques. Elle s'avère efficace mais me donne l'impression de voir deux films en un. Même syndrome qu'avec le Dead Zone de Cronenberg, autre prod horrifique De Laurentiis sortie l'année suivante. Curieux sinon le choix de Damiani à la réal (son unique film américain me semble-t-il), mais sa présence, ainsi que celle de Franco di Giacomo (chef op chez Argento et Leone entre autre, pas un manchot le bonhomme !) greffés au script plutôt tordu de Tommy Lee Wallace, donne l'agréable impression de regarder un bis rital de bonne facture, la thune en plus !
  10. C'est trop bien Milan Calibre 9 ! Un des meilleurs poliziottesco, réalisé par Fernando di Leo qui est un peu le maître du genre.
  11. L'immonde dvd René Chateau m'a un peu gâché le plaisir, mais il a au moins le mérite d'être au format et la VF d'époque est de bonne facture, hormis l'accent marseillais de certains seconds rôles. Sinon j'ai été conquis par ce bis ibérique qui lorgne du côté de Psychose, à mi-chemin entre l'horreur gothique et le giallo. Suspiria lui doit sans doute beaucoup. La direction artistique est du niveau de ce qui se faisait de mieux en matière de gothique et n'a pas à rougir face à une prod Hammer de la même époque. Après les meurtres sont peu nombreux, c'est lent et atmosphérique et quelques sous-intrigues ne seront jamais véritablement développées, Serrador préfèrant s'attarder sur sa galerie de persos assez tordus, particulièrement celui de Lilli Palmer, carrément flippante en directrice de pensionnat sadique. Mais La résidence ce n'est pas qu'un film d'ambiance puisque tous les codes du film d'exploitation sont réunis : relation lesbienne entre une pensionnaire et la directrice, flagellation, humiliation, ado qui matte des jeunes filles prendre leur douche, nudité gratuite... Bon ça reste très soft, rappelons qu'on est en 69 dans l'Espagne franquiste, pas en Italie ! A noter également quelques prises de risques scénaristiques bienvenues comme Le twist final est assez grand-guignolesque et a tendance à diviser. Moi j'aime bien et je l'avais pas vu venir ! Etrange sinon la carrière de Serrador. Deux très bon films d'horreur qui ont été des succès aussi bien en Espagne qu'à l'international... Puis du téléfilm et de la série tv en pagaille. Un réal qui aurait sans aucun doute mérité une meilleure carrière.
  12. Enfin découvert en salle (en 2D malheureusement) et à peu près du même avis que les deux de dessus. Pas un chef d'oeuvre mais une très chouette série B, bien rythmée, avec une direction d'acteurs décente. Esthétiquement ça vieillit bien grâce à une solide photo en noir et blanc, des décors de toute beauté et surtout des scènes sous-marines hypnotisantes ! Pour la créature, elle fait sans doute sourire aujourd'hui mais les deux acteurs sous le costume ont su adopter la bonne gestuelle que ce soit sous l'eau ou sur la terre ferme. Et puis elle a un je-ne-sais-quoi de triste et pathétique qui la rend assez attachante. Universal a bien réussi son pendant horrifique à King Kong et j'ai envie de voir les deux suites maintenant !
  13. Je n'ai appris l'existence de cette pépite que très récemment, grâce au podcast Nanarland ! Et pour cause, après un passage éclair dans une vingtaine de salles, le bousin disparait purement et simplement : pas d'édition physique, absent des plateformes vod et aucune diffusion tv... Jusqu'à ce qu'un petit malin ait la bonne idée de le balancer sur Youtube il y a deux ans. Aucune idée d'où provient la copie mais il y a des ST anglais. Fansub ou bien le film a t-il été miraculeusement exporté à l'international ? Là encore le mystère reste entier ! Yamini Lila Kumar, l'épouse de Christophe Barbier donc, à quasiment tout fait elle même, de la mise en scène au scénario en passant par le montage. On imagine qu'elle a un bon carnet d'adresse mais aucune expérience et ça se voit. Le "film", affreusement laid, semble avoir été filmé par un parkinsonien, avec du zoom agressif en veux-tu en voilà, un montage à la truelle et une photo terne et grisâtre. Pour le scénario, il faudra se contenter d'un maigre fil conducteur pathétiquement drôle. Autrement c'est un condensé de tout ce qu'on ne souhaite plus voir dans le cinéma français à bases de couples qui s'engueulent dans leur cuisine ou leur salon, de vannes méta et de name-dropping durant 82 trèèèèèèèèès longues minutes. Oui mais... Ca vaut quand même le coup d'oeil, pour ses longs monologues ciselés avec la finesse d'un marteau piqueur, Benjamin Biolay sous xanax incapable d'articuler (la routine quoi) mais surtout, surtout... Christophe Barbier !!! Le bonhomme se surpasse en parvenant à être encore plus détestable que lors des ses interventions sur le service public et autres chaînes d'infos minables. En plus sa femme lui réserve vraiment les meilleurs dialogues, et c'est encore plus savoureux avec les ST anglais qui traduisent d'interminables tirades en quatre mots ! Pour les plus courageux qui auront tenus jusqu'à la fin, il y a un twist hallucinant, au-delà de toutes mes espérances ! Le pire, c'est que je suis persuadé que Yamini Lila Kumar pense avoir fait un grand film incompris, trop en avance sur son temps et victime d'une cabale. On imagine BHL la consoler en lui rappelant qu'il a subi le même sort mais qu'il n'en ait sorti que plus fort ! Dans mon top 3 des pires "films d'auteurs" français, avec Le jour et la nuit et T'aimes.
  14. Un mélange de James Bond et de Mission impossible, le fun en moins et de la sf en plus. Le Scénario est incompréhensible, c'est froid, la photo est terne, les séquences émotions et les moments de bravoure ne fonctionnent pas. Il reste de bonnes scènes d'action, des acteurs corrects et de beaux paysages. Je peux pas dire que je suis déçu puisque pas un grand fan de Nolan à la base. Mais tout ça pour ça... Sinon 250 millions quand même... Et Warner qui refuse de balancer le nombre d'entrées, ça sent le sapin !
  15. Un bon petit huis-clos sans prétention. C'est bien stressant et j'ai apprécié l'aspect limite documentaire ultra dépouillé. Et puis ça fait du bien en 2020 un film qui dépasse à peine les 80 minutes. Bon après c'est pas follement original mais je trouve le réal couillu d'avoir rendu son héroïne aussi "antipathique", pour rester gentil. Intéressant aussi cette relation ambigue qu'elle développe avec le jeune érythréen. Le sous-texte social est abordé discrètement, de manière assez juste. Malin sinon d'avoir balancé le film en salle en plein covid, deux ans après sa sortie un peu partout dans le monde. J'imagine que ça n'a pas fait plus de 10 000 entrées, en étant très optimiste.
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