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Begotten - E. Elias Merhige - 1991


Jeremie

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Oula un sérieux cas ce..."film" !

 

Un trip embrumé et sordide suivant le chemin de Labyrinth Man et de Tetsuo, lui empruntant leur noir et blanc crasseux et leur climat de cauchemar sans fin.

Un long trip muet ou une étrange créature à l'agonie voit une jeune femme lui subtiliser sa semence, enfantant alors un homme décharné qui finira plus tard par vivre un véritable calvaire...

 

Pas véritablement de scénario malgré une base métaphorique (la mère-terre s'accouple avec un Dieu mourant...), Begotten se contente d'être un sacré brouhaha d'images dégoutantes et mortifères, ou l'on crève dans la boue et le foutre. Si techniquement, l'œuvre est a saluer (on pense aux premières œuvres de Clive Barker ou à la vidéo maudite de Ringu), cela reste objectivement irregardable, enfin en ce qui me concerne. Non pas par son côté insupportable, mais plutôt dans son optique d'offrir un simple morceau de barbaque pourri, sans véritable construction scenaristique, offert totalement crue à son publique. Je me sens plus proche de Viva la muerte ou de Subsconscious cruelty, s'il fallait parler d'œuvres expérimentales pas très éloignées...

 

Ce qui est triste par contre, c'est de voir Merhidge happé par la machine Hollywood et de se mettre à pondre des trucs comme Suspect Zero ou L'ombre du vampire Putain en voilà un qui devrait se ressaisir...

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A côté de "Begotten", "Subconscious Cruelty" c'est presque "Die Hard" . Merhige ne travail pas avec un scénario, il a une idée de base qui va donner une sorte de fil conducteur à un "récit" qui n'en est pas vraiment un - son film ressemble au tableau d'un monde en perdition, en totale décrépitude et en proie à la putréfaction. C'est épouvantablement pessimiste et déprimant, mais c'est également fascinant. Contrairement au film d'Hussain, on n'assiste pas à un truc de "post-ado pas content" (Hussain décrit lui-même son film de cette manière), "Begotten" est plus posé, plus réfléchi, moins "dans ta face" et pourtant tellement plus dérangeant. Bref, j'adore.

Et le parcours de Merhige est effectivement des plus inattendus.... J'aurai bien voulu le voir pondre un ou deux autres titres déglingués de cette sorte.

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