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Sans toi ni loi - Agnes Varda - 1985


Jeremie
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Elle s'appelait Simone, mais elle s'appelle Mona maintenant. On ne saura jamais pourquoi celle-ci erre dans la campagne, bravant le froid et la faim. Un jour, on retrouve son corps inerte dans une fosse. Retour...

 

Encore un "classique" multi-primé du ciné hexagonal qui ne m'a jamais fais de l'oeil jusque là, mais bon, faut bien combler ses lacunes.

Cinéma d'auteur français, c'est dépouillé, terre à terre, et ça se suit étonnement bien ...Varda ne fait pas de chichi, montre la misère sans concessions de son propre aveu (et ça marche), quite à y rajouter une musique sinistre aussi affreuse que superflue (ça c'est pour le côté misérabiliste). La ballade, jalonnée de paysans, prostituées, ouvriers, clodos, bergers et prolos, fait un peu froid dans le dos : la France dans bas, avec ses paysages désolés, ses couleurs froides, ses intérieurs miteux. On ne peut pas dire que le film donne le goût du voyage.

Bonnaire est éclatante dans sa crasse (l'aspect "antipathique" du personnage ne m'a pas heurté, étrangement), on y voit plus loin une Yolande déjà Moreau et Macha Méril en bourgeoise qui parle des arbres (et avec un plan nichon : pourquoi ???). La moitié des figurants du crû ne savent pas jouer, mais bon c'est l'authenticité ça ma bonne dame. Ce côté authentique, non sophistiqué, qui au final à la fois sert et dessert le film, obsédant à défaut d'être totalement renversant. C'est déjà pas trop mal.

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