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[Thailande-2005] NAROK aka Hell


yume
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Et hop mon premier vrai post pour un coup de coeur

 

HELL

(Narok)

Thailande

2005

Genre : descente aux enfers

 

 

Réalisé par Tanit Jitnukul, Sathit Praditsarn et Teekayu Thamnitayakul

Avec : Wuthinan Maikan, Watthawan Worawit, Kom Chauncheun, Punyapon Dhajsonk, Wuttinan Maikan, Dollaya Polthipattayakul

 

Synopsis :

Parti réaliser un documentaire, un groupe de jeune gens est victime d'un accident de la route. En sortant du véhicule apres le choc, ils ont la surprise de se retrouver dans un vaste desert brulant où ils sont fait prisonniers par des étranges démons. L'un deux, en s'eclipsant quelques instant découvre qu'en fait leurs corps physiques ne sont pas encore morts, et qu'il faut rejoindre au plus vite la sortie de cet enfer pour ne pas mourir. Difficile à faire alors qu'ils sont conduits vers un véritable camp de concentration où les démons font subir les pires tortures.

 

 

Avis :

Incroyable. La Thailande a enfin accouché d'un film d'horreur digne de ce nom. Il y avait bien les deux opus de Rathree, mais dans le genre horreur sérieuse la production thailandaise contemporaine faisait office de terre vierge. Puis naquit Narok, et la face de la Thailande en fut changée à jamais. Car si il est bien une chose que l'on peut souhaiter à ce film, c'est de servir d'exemple et de tremplin pour une industrie qui se cherche encore légerement.

Narok rappelle tout d'abord le film japonais de Nakagawa, Jigoku, dont il partage entre autres choses le titre (les deux se traduisant par enfer). Autre point solide de comparaison : les tortures infligées par les démons des enfers. Et sur ce point, Narok surpasse ce que le cinéma thailandais avait pour habitude de nous montrer. Et meme si le film se fait quelques fois plus suggestif qu'explicite, le film réserve quelques sequences rares pour un film thailandais : sang, tripes à l'air, torture SM, enfants canibales, l'enfer de Narok est extremement bien rendu de par sa rudesse et violence physique autant que mentale. Il ne faut cependant pas s'attendre à une débauche d'abats humains comme dans quelques véritables productions gore, mais Narok a le mérite de surprendre dans son approche de la violence gratuite. Une véritable réussite, magnifiée par le travail formel.

 

 

Trois réalisateurs sont crédités sur Narok, dont le très connu Tanit Jitnukul, internationalement acclamé pour Bang Rajam. Si ses quelques films suivants étaient trop inégaux pour séduire, il est sur que les deux autres réalisateurs, dont c'est le premier film, ont profité de son expérience. Magnifique est le mot qui pourrait souvent etre associé au traitement graphique de Narok. D'un sert aride à une foret sombre aux arbres épineux, en passant par un camp de torture rougeoyant sous un ciel ocre, l'equipe des effets spéciaux et des décors a recréé un environnment crédible, inquiétant et meme cauchemardesque. Il est juste regrettable que ce traitement quasi parfait n'est pas été appliqué lors de toutes les scenes. Car malheureusement on a parfois l'impression que les personnages passent d'un parcours du combattant à un parcours de santé en rase campagne, et les maquillages font aussi pale figure (voire meme amateur) face à la qualité du traitement numérique. Ceci dit, l'ensemble est quand meme plutot homogene.

Maitrisé est le second qualificatif qui pourrait etre associé à Narok. Et meme si la réalisation ne fait pas dans le sensationnel, il faut avouer que le trio de réalisateur a su éviter les quelques écceuils que l'on reproche souvent au cinéma thailandais, tout en rajoutant des idées de réalisation tout à fait sympathique comme le son de l'electrocardiogramme sur lequel sont branchés les véritables corps physique des personnages principaux, ou bien de maniere générale l'importance réelle donnée à l'environnement sonore avec un score tout à fait potable et surtout une omnipresence de sons et de cris.

Le film n'est pourtant pas exempt de défauts, au premier rang desquels un cabotinage, certes minime, mais qui reste le probleme majeur de la quasi totalité de la production locale. En fait les acteurs sont transparents, et le coté stéréotypé des personnages (le héros au grand coeur, le d'jeun, la fille gentille, le beau gosse egoiste pret à tout pour survivre etc..) n'aide pas à s'attacher véritablement au film.

 

 

Et c'est bien là ce qu'on peut reprocher à Narok : etre visuellement splendide mais ne pas réussir à imposer la tension necessaire au genre. Reste cependant un film thailandais qui ose enfin aller loin dans le traitement visuel de la violence crue. La censure, la timidité ou la frilosité vont ils enfin quitter les productions thailandaises ? on ne peut que l'esperer vivement. A moins que Narok reste un simple coup sans remous dans l'eau. Mais sans s'attarder à des pronostics difficiles, il est de toute façon criminel de passer à coté de ce Narok.

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  • 5 months later...

Ah, la joie de visionner un film thailandais sans sous titre, voilà quelque chose que je n'avais pas éprouvé depuis Ong Bak. Et ma foi, pour ce petit film d'horreur, celà ne m'a pas semblé trop génant.

 

"Hell" se laisse regarder avec curiosité, je crois que c'est le terme approrié, car, si celui ci est censé être un film d'horreur, on en est tout de même bien loin. Le film ne fait jamais peur et sa vision rococo de l'enfer prête plus à sourir qu'autre chose.

 

Sans oublier des SFX qui souvent assez étranges (le réalisateur se foutant completement de savoir si ils s'intègrent au décor ou pas) qui n'aide parfois guère a rentrer dans le film.

 

 

Un film qui reste sympathique et toujours bon à découvrir, même si à) la place de la vision dantesque de l'enfer qu'on était en droit d'attendre, on se retrouve malheureusement plus souvent face à des scènes légérement ...... nanardesques !

 

PS :

 

Ben ouai, désolé de casser un peu l'ambiance, mais autant le film en jette en photo, autant, lorsqu'on le découvre, ben, bof bof !

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Pourquoi parles-tu d'une version cut dans le futur DVD HK ?

Non, je dis ça comme ça, j'en sais rien.

 

Mais c'est temps ci, chaque fois qu'on évoquait un film HK un peu violent sur le forum, il s'afverait qu'il était cut.

 

Enfin bon, Hell, c'est pas non plus un Cat III (enfin, à la sauce Thai) mais bon, on sais jamais.

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  • 2 years later...

Narok a tout du projet prometteur, bien que beaucoup de films japonais est déjà tâté le terrain : le Jigoku de 64, celui (introuvable ) de 79 et celui de Ishii, de 99.

Au final, c'est d'une laideur sans nom (pleins de couleurs qui niquent les yeux, des monstres moches et des CGI à gerber sur la moquette), et assez mal rythmé. Même pas assez gore et barbare pour relever la sauce

Mauvais souvenir...

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