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Dracula AD 72 -Alan Gibson (1971)


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A la fin du 19eme siècle Dracula et le professeur Van Helsing vivent leur dernier combat dans la campagne anglaise. Au terme de cette ultime confrontation les deux rivaux meurent et le corps du roi des vampires (re) tombe en poussière. Là sorti de nulle part un suppôt du vampire vient récupérer ces cendres et les cache dans le cimetière d’une chapelle du coin.

Un siècle plus tard dans le Londres moderne des années 70 le récit se centre sur une bande de djeunz qui fument des joints, prennent des amphets et ont des rapports sexuels pré maritaux grosses fêtes après grosses fêtes. Parmi cette bande de raveurs avant l’heure il y a la petite fille du célèbre chasseur de vampire Jessica Van Helsing (Stephanie Beacham) ainsi que le petit fils du suppôt du vampire (Christopher Neame). A partir de là va se refermer sur la famille Van Helsing une sombre machination visant à ressusciter Dracula.

 

Avant dernier Dracula de la Hammer, le film réuni le couple de cachetonneur anglais le plus célèbre de tout les temps Peter Cushing et Christopher Lee qui ne s’était plus croisés sur un Dracula depuis le tout premier métrage de Fisher, en tout pas moins de 5 films auront mis l’un ou l’autre des 2 personnages en scène sans les réunir : Les maîtresses Dracula, Dracula prince des ténèbres, Dracula et les femmes, Les cicatrices de Dracula et Dracula & la légende des 7 vampires d’or. Et heureusement pour les fans la majorité de l’équipe se réunira l’année d’après pour le tout dernier opus de la saga The satanic rites of Dracula.

Le réalisateur qui s’y colle pour ce coup là c’est Alan Gibson, un réalisateur anglais qui débuta sa carrière à la télévision et qui s’y est sans doute fait remarquer par Michael Carreras en travaillant sur des séries fantastiques comme Journey to the Unknow. Notre bonhomme réitéra l’opération avec la suite directe de ce film ainsi que pour quelques épisodes de Hammer house of horror en 80, on le retrouve aussi sur la série Cosmos 1999 peu avant.

Le petite fille hippie de Van Helsing est joué par Stephanie Beacham qu’on retrouvera plus tard dans Dynasty et Seaquest entre autres, elle ne reprendra pas son rôle pour la suite du film puisque c’est Joanna (Purdey) Lumley Pat de Absolutly Fabulous qui sera Jessica Van Helsing dans The satanics rites of Dracula.

L’acteur qui tire son épingle du jeu c’est évidemment Christopher Neame grand nom de la série B, qui avait dèja fait ses preuves dans Lust for a vampire (3eme volet de la série des Karlstein de la Hammer entamée avec Vampire lovers) acteur au physique germanique ce qui l’emmènera a jouer des rôles de méchants allemands dans Bloodstone ou encore License to Kill. Ici dans le rôle d’un dandy sataniste décadent dealer de joint il est génial (mention spéciale pour la scène du combat avec Peter Cushing).

Bien sur ce film marque aussi les débuts de Caroline Munroe qui avait doucement commencé sa carrière en jouant la femme de l’abominable Docteur Phibes (un rôle un peu frustrant vu qu’il se limite a l’apparition d’une photo) et une amazone dans The golden voyage of Simbad.

Le film marque la volonté de la Hammer de se moderniser puisque c’est le premier a ce dérouler de nos jours et surtout il aborde ouvertement ses ambitions en ciblant un maximum le public des teenagers, c’est un peu le premier Scream like, puisqu’il met en scène une intrigue au milieu d’une bande d’adolescents, ici on fait feu de tout bois : teensploitation, drugsploitation, sexploitation, musiquedebabaxploitation tout les traits de la jeunesse londonienne y passent, on aurait presque pu retrouver le film dans le dossier teensploitation.

Le sang coule a flot et il n’est plus orange mais bien rouge pétant, les apparitions du vampire sont superbement mis en image, c’est d’ailleurs assez étrange puisque la photo du film est très moderne et elle passe tout d’un coup a un style gothicofisher de la première heure cliché a l’extrême. Le plus frappant des changement reste la musique puisque ce n’est plus la si caractéristique partition de James Bernard qui accompagne le film mais une sorte de pop goth seventies absolument hors sujet lors des apparitions du vampire.

Si Dracula ad 72 reste un ovni encore aujourd’hui il reste largement plus intéressant que successeur TSROD qui mettra en scène un Dracula PDG d’industries participant à la traite des blanches en faisant des messes noires. Oui pour de vrai.

Voila le film est sorti en dvd Z1 avec piste et st fr.

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Si Dracula ad 72 reste un ovni encore aujourd’hui il reste largement plus intéressant que successeur TSROD qui mettra en scène un Dracula PDG d’industries participant à la traite des blanches en faisant des messes noires. Oui pour de vrai.

 

Je le trouve fort sympathique le Satanic Rites, moi. Bien portnawak, mais très sympa. Les suppots du démon en peau de mouton à moto c'est pas très gothique, mais bien divertissant.

 

Sinon, faut que je revoie ce Dracula AD 72 à l'occase. Merci de la review.

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Moi j'aime bp ce "Dracula 72" J'ai d'ailleurs decouvert qu'il existait en DVD qd je l'ai croisé la semaine dernière au MK2 !

 

Donc voilà, c un peu bordelique, ça doit faire hurler les puristes, mais moi je le trouve fun, je reconnais que l'ambiance psyche y est pr beaucoup mais ça me suffit. Alors que "Satanic rites" aka "Dracula vit tjrs à Londres" je m'étais bien fait chier, c meme le seul de la serie que j'ai pas envie de revoir ou d'avoir !

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  • 13 years later...
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