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La Nuit de l'épouvantail - Jeff Burr - 1995


Florent

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Le pitch de la jaquette (à ne pas lire ) SPOILER

 

Le secret du lynchage d'un sorcier, les habitants de Hanford l'ont bien gardé au fil des années. La mémoire leur revient douloureusement lorsque se succèdent d'étranges incidents. La petite communauté se trouve plongée dans l'horreur lorsqu'un être maléfique décide de faire payer aux descendants de ses bourreaux le prix de sa damnation.

 

FIN SPOILER

 

La nuit de l’épouvantail s’avère être une agréable série B. Sans plus malheureusement. Pourtant la première heure est assez intrigante. L’exposition de l’action permet de mettre en lumière le secret familial qui noue les quatre frères (du docteur … bon ok je sors) GoodMan.

La jaquette annonce (partiellement) la vérité et je vous conseille de ne pas lire le résumé pour pourvoir appréhender positivement le film comme moi je l’ai fait. sinon le film à tout de suite moins d'intérêt

 

Frank Goodman (Stephen Root) est le shérif de la petite ville tandis que ses autres frères son respectivement fermier George Goodman (Dirk Blocker), révérend Thaddeus Goodman (Bruce Glover) et Maire de la petite cité (Gary Lockood). Une place qui ne semble par être un pur hasard…

 

Le Maire, William Goodman, aux ambitions exponentielles (il va raser des hectares de maïs pour construire un centre commercial) et également le père d’une agréable créature en la personne de Claire Goodman (Elizabeth Barondes). Niché sur de longues jambes, la jeune femme h’hésite pas à secouer sa poitrine dès son retour en ville (véridique ! ). Rien de mieux pour attirer l’attention du bel apollon local, Dillon (John Mese).

 

Les retrouvailles entre le papa et sa (délurée de) fille ne sont pas très chaudes et le paternel met déjà en garde sa progeniture de ne pas faire de vague… le premier sentiment qui vient à l’esprit est que sa fille est une « Claire couche toi là » mais le film ne le prouvera malheureusement pas en image .

 

Les relations familiales sont donc au centre du film. Puisque George, le fermier, est veuf et noie sa souffrance dans la bière. Tandis que Thaddeus, le révérend, offre l’image du bon père de famille. Mais la trame du film (comme pour The Fog) est d’aller plus loin que l’aspect factice des choses. Et le personnage de Thaddeus est le plus ambigu. Ce dernier, après le début des assassinats demande à sa fille (tout aussi chaude que Claire, la scène du repas témoigne de ses envies de forniquer) de venir avec lui, refusant son invitation il lui révèle qu’il a intercepté un magazine…de lingerie ROOOHHHH sacrilèges pleins de jolies filles au corps dénudés et tétons qui pointent…la jeune fille devra se confesser…enfin si elle ou son père sont encore en vie.

Le révérend ne tarde pas à montrer sa faiblesse de simple mortel en appréciant le spectacle du magazine dans le sanctuaire de Dieu et commençant à fantasmer et à entendre des supplices de plaisirs...mais l'épouvantail guette

 

Toute la première heure s’active à montrer tous les liens étranges et obscur entre la famille Goodman (oui je ne vous fais pas l’affront de parler du jeux de mot qui existe entre le nom de famille et le scénario) mais il s’avère que cette famille n’est pas aussi bonne et gentille qui n’y paraît. Je vous laisse le plaisir de découvrir le pourquoi.

 

Le plus intéressant est l’idée qui émane du film que finalement la gentillesse des gens, leur bonté, leur générosité, leur positive attitude sont la résultante d’un karma mauvais. Et si finalement les gens gentils étaient profondément inhumains et méchants…Une théorie sur laquelle je vous laisse réfléchir.

 

Sinon il y a un épouvantail qui tue... mais ça c’est pas très intéressant... Sérieusement, les effets spéciaux sont bon (la bouche cousue, le crâne transpercé par un couteau, des corps sabrés,…). La réalisation de Jeff Burr (Massacre à la tronçonneuse 3) est sympathique sans être admirable. Le film recèle de bonne idée (notamment lorsque l’épouvantail prend du plaisir en introduisant dans la bouche des jeunes filles une petite graine blanche, l’image est assez parlante vous trouvez pas)…finalement c’est la seule bonne idée que je vois…

Ne boudons pas notre plaisir avec un film qui allie parfaitement différents symboles appréciés de manière plus ou moins grande par le cinéphage Bisseux, c’est-à-dire : maïs, épouvantail et mort violente et sympathique.

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  • 1 year later...

C'est peut être un chouia mieux que Scarecrows...et encore je sais pas trop

Burr tente de donner un peu de vie à ses personnages, mais on s'en fout en fait : tout ce qu'on veut, c'est un épouvantail émule de Freddy qui massacre des buveurs de bières comme un gros sagouin. C'est ce qu'on a...

Les meurtres ne manquent pas d'inventivité, mention spéciale à la scène du van, assez impressionnante

 

Mais bon, c'est quand même du niveau d'un DTV des 90's : relativement quelconque dans sa mise en scène, pas très accrocheur, et déjà vu dans son imagerie horrifique. Film de samedi soir quoi...

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  • 4 years later...

À peu près du même avis que Jérémie. C'est moche (dans la lignée de la plupart des dtv 90's), un peu idiot et Z mais on s'amuse bien devant ce truc. C'est pas chiant, le scarecrow a une bonne gueule et une voix fun, les meurtres sont assez gore et originaux et il y a quelques plans nichons. Que demander de plus ? Bon... un doublage moins pourri et une vraie mise en scène peut-être...

 

Jeff Burr y est à mon avis pour bcp dans la semi-réussite du métrage. C'est un bon faiseur de séries B sans prétention, j'aime assez Leatherface et The Offspring.

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