Jump to content

Control - Anton Corbijn - 2007


Commissaire Tanzi
 Share

Recommended Posts

Scope noir et blanc magnifique froideur de Manchester bien retranscrite, mais le film est un peu trop poseur. A force d'éviter le racolage, il finit par passer un peu a coté de certains éléments interessants, on ne voit pas assez de Joy en live et la période Warsaw est quasi-esquivée. Etant fan, j'ai eu l'impression que le film ne s'adressait pas vraiment à moi, mais ma nana ne connait quasiment pas le groupe et elle s'est fait chier aussi, donc c'est étrange...

Reste un casting époustouflant de justesse (des sosies qui savent jouer!)

Donc mitigé, pas nul, mais pas ça quand même...

Link to comment
Share on other sites

Moi j'ai plutot bien aimé. Je précise que je ne connais strictement rien du groupe, et j'ai plutot bien accroché au film. Par ctre, ce qui est marrant, c'est que quand je lis tous les défauts évoqués, que ce soit ici ou ailleurs, je les comprends parfaitement. Je pense que si j'avais vu le film un autre jour, moins bien luné ou je ne sais quoi, j'aurai pu trouver ça chiant aussi. Par contre, c'est clair qu'en ayant apprécié, c'est bp plus pour l'ambiance, le magnifique N&B, l'atmosphère générale que dégage l'oeuvre que pour le récit qui reste qd meme ultra balisé et qui passe apparement à coté de plein de trucs si j'en crois à peu près tt le monde. M'enfin bon, j'ai bien aimé en l'état, et ça m'a donné envie de découvrir Joy Division, ce qui est plutot un bon point pour le film !

Link to comment
Share on other sites

  • 1 year later...

Ce que j'en pensais à sa sortie (et j'ai pas changé d'avis en le revoyant sur C+ ) :

 

"Noir et blanc - vraiment - sublime (un minimum pour Corbijn) presque brûlé, de fait les sous-titres jaunes sont les bienvenus (alors qu'habituellement j'aime moyen cette couleur).

 

Et Sam Riley peut arrêter là le cinéma : il a déjà le rôle de sa vie. Pour dire l'exploit : à le voir sur scène, j'avais le big frisson, comme si je voyais Ian Curtis (a)live !

 

La reconstitution est extrêmement soignée. Par exemple, pour moi qui suis maniaque sur les coupes de cheveux sensées être d'époque et qui suis consterné des tentatives opérées au ciné ou dans les séries TV, j'avoue que là c'est très bien.

 

... c'est même presque trop parfait, le film fonctionnant comme un fantasme cold wave, à savoir que pour cette période 76-80, on a l'impression d'être dans une "bulle" assez bien nettoyée des ignobles styles vestimentaires/capillaires ou groupes des 70's. A part le préambule glam 73, Tony Wilson et, dans une moindre mesure, leur manager, personne dans leur public ou dans les gens ne semble se traîner de sales looks. Il n'y a que des affiches des excellents groupes de cette mouvance post-punk (Siouxsee, Cabaret Voltaire, Throbbing Gristle, etc) alors que les salles passaient de tout. Dans un temps donné cohabite pourtant le nouveau et l'ancien, l'excellent et la daube...

 

Je ne vois pas ça sous l'angle du détail mais j'imagine un jeune d'aujourd'hui voyant ça, il va lui manquer pas mal de cartes pour comprendre le caractère avant-gardiste du groupe : il n'y a par exemple pas de contrepoint (un plan sur des babacools/peace & love par exemple) pour décrypter pourquoi avoir "HATE" écrit dans son dos était à l'époque hallucinant d'audace (ce dont on ne se rend plus compte aujourd'hui). Même chose pour le look et les cheveux courts...

 

Quant au parcours de Curtis, le film a les qualités de ses défauts. Effectivement, pas de racolage, pas de surinterprétation, une volonté de neutralité et d'équilibre entre les versions des unes et des autres. Curtis est filmé de prés... mais avec une certaine distance par un Corbijn respectueux (trop ?). Ce qui donne à la fois une forme filmique magnifique de pudeur (même si la trivialité s'invite parfois par désir de ne pas idéaliser) et en même temps, un manque d'empathie pour une icône en route vers la mort (quoi de plus tragique pourtant ?). Je préfère ainsi la scène de pendaison dans "24 Hour Party People".

 

Je reste cependant persuadé que c'est un très grand film, à qui il a manqué de tripes, "d'intérieur" pour aboutir au chef d'oeuvre. Pour ma part, c'est déjà inespéré car je ne suis pas très client de Corbijn (à part ses premiers travaux photographiques avec Joy Division ou Fad Gadget). Il a eu au moins le mérite de faire un vrai objet cold wave sur un sujet cold wave. Cohérent, non ?

 

ROCAMBOLE

 

PS : j'ai bien évidemment adoré la touche kraftwerkienne lors de leur tournée continentale et ce plan final quasi-auschwitzien (référence à TG ?) bien dans le ton désespéré de cette période (Can the world be as sad as it seems ?)..."

Link to comment
Share on other sites

  • 6 years later...

Joli film, mais pas très passionnant, il faut l'admettre. Comme le dit Rocambole, les protagonistes évoluent dans une bulle idéaliste, mais ce qui m'a emmerdé c'est que le film ne s'intéresse finalement pas à la carrière de l'homme Ian Curtis, ni même à son histoire, mais à sa pathologie. Il n'en sort pas grandi le pauvre Curtis: indécis, amorphe, mou, incapable de prendre une décision, dépressif, piètre père et mauvais mari.... Le but était-il vraiment de casser l'image de l'artiste torturé? Si oui, c'est réussit. Et sans la dimension Curtis/Joy Division, "Control" aurait été un très bon film sur la jeunesse moisie de Manchester à la fin des 70's.

Link to comment
Share on other sites

 Share

×
×
  • Create New...