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Contes Immoraux - Walerian Borowczyk - 1974


Jeremie

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De la fesse oui, mais de la belle

Une approche de l'érotisme alors plus naturelle, et bien moins superficielle que chez Halminton ou Jaeckin, beaucoup plus riche et soignée, sur tous les plans.

Chaque segment remonte le temps, de nos jours jusqu'à la Renaissance. Tout d'abord, les fricoteries incestueuses d'un Fabrice Lucchini déjà bien portnaweskque avec sa cousine sur la plage : simple mais sympathique. Puis la découverte de la sexualité d'une touche à tout, enfermée alors dans un débarras ; le ravitaillement de vierges de la Comtesse Bathory puis les orgies incestueuses de Lucrezia Borgia.

 

Un défilé de créatures charnues et généreuses que Borowczyk filme avec amour, avec surtout pas mal de blondes La fille de Pablo Picasso se fait remarquer en comtesse tueuse de vierges, dans une transposition du mythe Bathory dépouillée de ses oripeaux gothiques.

 

Reconstitution séduisante, musique superbe, imagerie sensuelle, libre et lumineuse : c'est d'une beauté confondante.

 

Edited by Guest
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En ce qui me concerne, c'est tout simplement le plus beau film érotique que je connaisse.

 

Avec des actrices naturelles et non épilées, y compris sous les aisselles. Une sauvagerie diablement excitante que l'on ne retrouve plus aujourd'hui...

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  • 2 weeks later...

D'après Fabrice Luchini, sa partenaire dans le sketch où il joue a été tellement terrifiée par les hurlements de Borowczyk ("des hurlements en polonais") qu'elle a flippé et qu'elle n'a plus fait de cinéma.

 

Pour la petite histoire, quand il y a eu un procès autour de la succession Picasso, l'un des avocats des parties en présence (Roland Dumas, pour ne pas le nommer) a paraît-il argumenté que Paloma Picasso avait joué dans ce film ("un film porno") pour essayer de lui faire sucrer ses droits.

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CHIANT, LA BETE ?

 

Avec Contes Immoraux, Borowczyk nous donne un spectacle magnifique. Certains reprochent à ce film son "intellectualisme". Est-ce réellement trop cérébral ou est-ce une forme élaborée d'érotisme ? Je n'ai pas été plus loin dans l'analyse, faute d'aspirine...

 

Tout ce que je sais, c'est que j'ai adoré.

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  • 6 years later...

Prévu d'abord pour ce mois-ci, le coffret Camera Obscura consacré à Borowczyk a bizarrement disparu de la circulation. Je n'ai pas compris s'il était déjà épuisé (limité à 1000 copies quand même) ou si Arrow avait déplacé sa sortie...

Celui-ci comporte La bête, Contes immoraux, Goto, Blanche ainsi que les courts-métrages du bonhomme.

En tout cas, les films sortent à l'unité en Septembre (dvd+blu_ray)

 

Seul détail : dans les bonus de Contes Immoraux, le premier montage de la Bête était annoncé (c'était censé être le cinquième conte, mais dégagé par la censure avant de devenir le film que l'on connait)

Immoral Tales: L’Age d’Or Cut – featuring a fifth episode, The True Story of the Beast of Gévaudan
mais n'apparaît pas dans l'édition solo. En espérant que ce soit une bévue

 

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  • 1 month later...

Le blu-ray/dvd est donc enfin sorti, et c'est fabuleux

Petit bémol pour le segment Therese Philosophe, plus granuleux et abîmé que les autres : tous les courts ont été tourné indépendamment et pas toujours avec le même matériel. Mais le film revit, c'est certain.

Le gros gros plus de cette édition, c'est donc la possibilité de voir enfin le film en version longue avec le segment La bête, qui fut dégagé pour cause de censure et de longueurs. On y voit donc que la scène clef de ce qui deviendra plus tard le long-métrage (qui du coup n'a plus beaucoup d'utilité ). Le segment est situé entre Therese Philosophe et Bathory, de sorte à créer une espèce d'entracte trivial, jusqu'à limite dénoter avec le reste du film. Mais heureusement, cette version longue n'est pas imposée...

 

Le doc sur le film est hélas trop court, mais on y apprends qu'Adjani à refuser le rôle féminin de La marée par peur de ruiner sa carrière et que Paloma Picasso s'est baignée dans du vrai sang dans le segment sur Bathory. Sympa quoi

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