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La randonnée - Nicolas Roeg - 1971


Jeremie
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Un bien joli film.

Après un Performance sulfureux, Roeg livre ce Walkabout plus posé mais tout aussi audacieux, dont le point de départ pourrait être celui d'un survival de base : une jeune fille et son petit frère sont emmenés par leur père en pique-nique dans le bush australien mais ce qui s'annonçait comme une simple ballade va dégénérer ; sans raison, le patriarche sort son flingue et tente d'assassiner ses deux enfants, sans succès. Il met alors feu à son véhicule et se suicide. Les deux enfants, secoués, s'enfoncent alors sur les terres sauvages, à la recherche d'un semblant de civilisation.

Une connaissance moindre du territoire va évidemment rendre la petite randonnée relativement risquée, jusqu'au moment ou ils rencontrent un jeune aborigène de 16 ans, chassé de sa tribu pour y "faire ses preuves".

 

Roeg'touch oblige, Walkabout prend son temps, multiplie les montages parallèles (une constante chez le réalisateur), entrechoque poésie doucereuse et crudité inattendue : pied de nez à l'empire Hollywoodien, Walkabout ne cherche jamais la facilité, ne cède pas au pathos tentateur, alternant des séquences d'une grande fluidité à d'autres plus contemplatives.

La conclusion m'a parue d'une grande amertume, encore pour aujourd'hui...

La nature pourrait paraître terrifiante aux premiers abords, avec une insistance sur toutes ses créatures bizarres grouillantes sur le sable : elle se révélera accueillante et curieusement docile à l'arrivée du jeune sauvage. Mauvais point par contre pour les (apparemment) nombreuses tueries d'animaux, justifiées certes (oui il faut bouffer, oui ça fait bizarre, oui le boucher de ta rue fait pareil) mais bon....merde quoi, les kangourous

 

Il y a quelque chose de profondément touchant à la vision de ses êtres qui ne cesse de se parler, mais ne se comprendront jamais, mais qui continuent tout de même, dans un élan aussi vain qu'illogique. Jenny Agutter, bien jeunette, affole les sens avec ces tenues de collégiennes et ses longues baignades nues une nudité frontale d'ailleurs assez osée pour l'époque, et qui passa evidemment au coupe-coupe (plus maintenant hein).

 

Potemkine le sort en zone 2, très bonne initiative, sauf que bon, leur dvd sont chéros quand même

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  • 10 months later...

Cinématographiquement ça m'a poliment ennuyé, et le fonds tout autant (la méchante civilisation qui rends les hommes fous contre la bonne nature, le mythe du bon sauvage, heureux dans sa brousse, le tout appuyé par des montages parallèles bien nunuches, n'en jetez plus...).

 

Y'a bien quelques idées de montages, une bande-son vraiment chouette (cette espèce de comptine poétique qui revient tout le temps), mais le film est assez laid et platement filmé (arghhh ces zooms horribles). Je m'attendais à un trip façon séquences oniriques de Zabriskie Point, le lieu se prêtait quand même sérieusement à ce genre d'approche, pourtant tout est traité sur le mode réaliste/monotone.

 

Je passe.

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