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Le lézard noir - Kinji Fukasaku - 1968


Jeremie
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Une cambrioleuse et chanteuse de cabaret (à l'occasion) se faisant surnommer le Lézard Noir, met le Détective Akechi sur les dents : insaisissable et polymorphe, la belle créature entend bien kidnapper la jolie Sanaye pour en faire la pièce manquante de son musée de poupées humaines...

 

Comme prévu, on est au carrefour du fantastique, du Sérial, du Fumetti, du Japon Pop à la Suzuki, de l'espionnage, d'Oscar Wilde et de Feuillade : ça fait beaucoup ! Les premières minutes sont tous bonnement incroyables (la caméra lèche les murs d'une cabaret dans un silence de mort...puis les portes s'ouvrent sur un monde décadent ; puis tout s'arrête pour laisser faire au Lézard Noir son entrée musicale), la suite adopte un rythme de croisière plus ou moins heureux, entre aventure naïve (la romance impossible entre le Lézard noir et son ennemi) et pop subversive : le lézard noir est incarné par l'acteur travesti Akihiro Miwa, qui ira embrasser peu chastement une de ses poupées, incarnée par l'écrivain Mishima (dont il était - info ou intox - probablement l'amant à la ville). Un "coming-out" interposé qui n'a pas vraiment plu à la famille, qui s'empresse encore aujourd'hui de rentre le film invisible

 

Femme serpent, jeune fille en périle (et nue de préférence), éclairages baroques, jeux de masques et de déguisements, poursuites automobiles, trahison, mystère : le coktail pétille, le tout avec beaucoup de colorants et de conservateurs. Hâte de voir Black Rose Mansion réalisé juste après, avec toujours le tandem Fukasaku/Miwa.

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le lézard noir est incarné par l'acteur travesti Akihiro Miwa, qui ira embrasser peu chastement une de ses poupées, incarnée par l'écrivain Mishima (dont il était - info ou intox - probablement l'amant à la ville). Un "coming-out" interposé qui n'a pas vraiment plu à la famille, qui s'empresse encore aujourd'hui de rentre le film invisible

 

info

(enfin info largement plus probable que intox). Je ne sais plus où je lisais une confirmation de cette info recemment. Surement un vieux HKMag dans une interview.

Sinon le film est basé sur une adaptation de Rampo par Mishima himself pour une piece de theatre tres centrée homo-érotique.

 

Aucun rapport, mais quote made in Fukasaku pour la sortie de Tabou : Le Japon est fondamentalement homosexuel.

 

Je n'ai pas un grand souvenir de ce Black Lizard. Le bootleg etait précédé d'une sacrée réputation, mais je me suis fait un peu chier d'un bout à l'autre. L'intro a par contre de la gueule. Juste apres Fukasaku perd son inspiration amha. Quitte à voir une galerie de beautés préservées pour l'éternité, je prefere mille fois Blind Beast de Masumura.

Faudrait que je le revois.

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Bon souvenir que ce Lézard noir vu sur grand écran à l'Etrange Festival, ça m'avait plus plut que les yakuza-flick que j'avais bouffé à la louche lors du même cycle... C'est sans doute le contraste sur le moment qui lui fut si bénéfique, faudrait que je le revoie.... tiens, le bootleg est là, il m'attend, ça tombe bien

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