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Echec à L'organisation- the Outfit (John Flynn) 1973


Natale
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Suite aux conseils du livre de Patrick Brion "l'héritage du film noir" , j'ai découvert ce soir cette excellente surprise de John Flynn.

 

Robert Duvall jour le rôle d'un braqueur indépendant dont le frère est abattu par la mafia en représailles d'un braquage d'une de leur banque. Apprenant la nouvelle en prison, Duvall entreprend dès sa sortie de régler ses comptes. Avec son frère d'arme Joe don baker, il décide de harceler les mafieux en braquant une par une toute leurs succursales jusqu'à ce qu'ils acceptent de lui verser 250 000$ pour le préjudice subi.

 

Que du bon dans ce film noir au scénario signé Donald westlake. Scénario qui rappelle d'ailleurs celui du point de non retour et de son remake payback: un homme déterminé qui arrive à lui tout seul à faire trembler le système mafieux.

Robert duvall est impeccable dans un rôle qui semblait au départ destiné à lee marvin. Au lieu de la jouer ours mal léché comme lee marvin, Duvall opère comme un renard implacable qui tue en dernier recours mais n'hésite pas à tirer dans les doigts ou scalper par une balle à bout portant un tueur à gages refusant de se mettre à table. Quant aux femmes leur sort est aussi peu enviable que dans les films de Lenzi: soit font des avances comme des putains et jettent de l'huile sur le feu soit elles reçoivent une enfilade de baffes quand ce n'est pas un KO via un bon crochet à la mâchoire.

Le film à beau être de 73, les fusillades montrent plusieurs de nombreux impacts sanglants filmés de façon sèche, sans effets de style à la Peckinpah. La musique impeccable est signée Jerry fielding.

 

Découvert en VF sur l'édition Phantom avec Robert Duvall doublé par Francis Lax. ça fait bizarre au début mais cela ajoute au caractère rusé et stratège du personnage.

 

conclusion film phantom approved.

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  • 1 month later...

La tagline de l'affiche originale est pas dégueu non plus

 

 

Je plussoie ardemment Natale, du bon polar US de la grande époque, où en quelques scènes, on savait te poser des personnages avec bien plus de complexité que certains films ne sauraient le faire en 1h30. Duvall est justement un faux gentil, surement pas le bandit au grand coeur, qui ne fait pas d'états d'âme et est assez prompt à coller deux ou trois baffes à cette pauvre Karen Black (le double aller-retour à la fin du film ).Son duo avec Joe Don Baker fonctionne bien (même si ce dernier fait un peu trop nounours pataud...en tout cas, bonne année pour lui puisque en 73, il était également le super méchant de "Tuez Charley Varrick" ), le personnage de Karen Black est par contre un peu en retrait et n'a pas vraiment d'utilité, c'est dommage.

J'ai beaucoup apprécié le côté immersif dans le Milieu, et l'impression générale qu'on a affaire à des "artisans" du crime, des mecs pour qui être un gansgter est un job comme un autre, ce qui enlève tout glamour au gangstérisme (même si le boss a une belle baraque et une jolie pépé). On a ainsi nombre de scènes et répliques qui placent l'action des personnages a un niveau très "fonctionnel"; ils n'agissent pas par idéaux ou par romatisme: "votre patron est mort, vous n'avez plus de job ici", et les mecs se barrent sans chercher à venger l'honneur du patron ou quoi que ce soit; un type qui, ayant engagé un tueur, se demande pourquoi la cible lui en voudrait, ce n'est que du bizness après tout; ainsi que les us et coutumes de la profession desquels sont imprégnés les différents protagonistes (avec le tueur au début, lorsqu'ils braquent le coffre, ou avec cet homme de main (à qui il a dit avant qu'il n'était pas assez payé pour jouer les héros) à qui MacLean demande de se tourner et qui répond, sachant que c'est pour l'assommer, "du côté gauche stp, mon oreille droite est faible".

Même les motivations de Duvall sont très terre à terre: on a bien l'impression que, plus que pour venger son frère, c'est très prosaiquement pour récupérer de la thune qu'il part en croisade.

 

Vu en VF aussi, et c'est même pas grave.

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  • 1 year later...
  • 7 months later...

reçu le dvd Wild side et ce film est toujours aussi jubilatoire et maîtrisé. Ma seule réserve: j'aurais préféré Lee Marvin à la place de Duvall et on obtenait le film parfait.

Par contre le film est cinjustement méprisé dans les diverses critiques que j'ai lu. Une vrai injustice tant le film brille par sa rareté alors qu'il s'agit d'un des meilleurs polars des 70's que je range à côté de Diry Harry et que je situe loin loin au dessus du surestimé Tuez Charley Varrick sorti la même année.

Très belle remasterisation de wild side, magnifique packaging incluant un livre de 100 pages et un beau menu animé.

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