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Baise-Moi - Virginie Despentes - 2000


Jeremie
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Manu mène une vie minable dans sa cité. Nadine mène une vie minable dans son appart, prostituée de son état. L'une, après un viol, tue son compagnon. L'autre se débarrasse de sa colloc trop gonflante. Elles ne sont pas cherchées, mais se trouvent, partant toutes deux dans une cavale meurtrière.

 

Le fameux donc. Vu juste après avoir lu le bouquin, petit bloc de provocation outrancière qui se lit comme un rien, assez déprimant en fait dans la description d'une France pourrie et gangrenée. Mais n'est pas Noé qui veut, dont le Seul contre Tous est projeté durant une scène du film.

C'est tourné comme un porno : DV, hardeuses (et hardeurs), zik pourrie fournie. Difficile de dire si le livre, pas bien finaud, méritait mieux. Le résultat final, plutôt Z sans être drôle, finit par rendre un peu plus bête et méchant cette ballade sauvage. Le tout est très fidèle, des dialogues aux situations : sauf quand Despentes remplace le massacre d'une boulangerie (qui comprenait le headshot d'un gosse de cinq ans) par celui d'une boite à partouze. Plus prudent. Pas plus utile.

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Vu au cinéma à l'époque (et oui, c'était moi le spectateur), j'étais content de voir un film avec Ian Scott en violeur, et du Virago dans la bande-son (je trouve que c'est un groupe qui a un peu vieilli, mais j'irai pas jusqu'à dire que c'est pourri). Content de voir un truc un peu bourrin venant de France aussi.

 

Après, autant je trouve le style du bouquin intéressant par son côté hyper rythmé, autant le film était juste moche dans mon souvenir.

 

 

Par ailleurs, tu oublies de dire dans ton titre que le film est co-réalisé par Coralie, qui a quand même joué dans la princesse et la pute, qui est un de mes beaux souvenirs d'adolescence. Et elle était chouette dans une américaine à Paris de Kris Kramski.

 

Pour finir, Karen Bach s'est suicidée en 2005. C'est vraiment triste la vie, des fois.

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Oh la la, Une américaine à Paris, il m'avait bien plu, celui-là.

 

Faut dire que je n'habitais pas encore la capitale et imaginais, du coup, celle-ci emplie de touristes naïves et avides de faire profiter les autochtones de leurs charmes - ce qui n'est, certes, pas si loin de la vérite. Mais pas complètement vrai non plus...

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