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A Touch of Sin - Jia ZhangKe - 2013


Jeremie
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Dans la Chine aujourd'hui, quatre histoires se dessinent : toutes abordent le surgissement de la violence dans le quotidien...

 

Difficile de savoir où se situer, du moins en ce qui me concerne, en sortant de ce Touch of Sin : sensation d'avoir découvert une oeuvre impitoyable, harassante, antipathique, puissante. Pas un spectacle plaisant en l’occurrence. J'avoue que je n'étais qu'au parfum de la structure par segment du film, sans rien savoir des histoires. Après coup, j'ai appris qu'elles étaient toutes inspirées d'histoires vraies (le détail ici, donc giga spoilers : http://www.lemonde.fr/culture/article/2013/12/10/les-quatre-histoires-vraies-qui-ont-inspire-a-touch-of-sin_3528049_3246.html).

 

ZhangKe y projette un regard extrêmement noir sur la Chine, passe des petits villages miniers aux hôtels de luxes, multiplie les points de vues pertinents (un paysan, un père de famille, une réceptionniste, un adolescent), conscient de brosser toutes les couches sociales possibles. Grosse préférence pour le segment féminin avec une scène façon rape and vengeance.

Pour le reste, c'est assez lent, on s’immerge pas toujours très bien dans chacune des histoires : c'est une oeuvre à la fois lente et brusque, déplaisante et passionnante. La plupart des scènes de violence scotchent complètement au siège, avec des saillies gores vraiment

 

J'ai envie de dire et en même je pense qu'il faut quand même le voir. Quant à le revoir, je sais pas...

 

Fais gaffe Cyril, y'a une scène snuff avec un canard

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  • 1 month later...

Clairement beaucoup plus apprécié la première partie que la seconde, et plutôt la seconde partie de la seconde partie encore un peu moins. Cette seconde moitié s'écarte du propos amorcé par la première et donné de manière énigmatique dans le titre.

 

Ceci dit, les deux premiers tableaux, sous-tendus par la présence contenue et puis exacerbée de la révolte et du mal dans sa forme brute comme seule réponse à l'indifférence générale, sont vraiment des chocs. Visuels au possible et habillement construits, ils font l'effet d'une magistrale baffe.

 

Oui, il faut le voir. Sans aucun doute.

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  • 2 weeks later...

Ca calme! Mais on en sort effectivement avec un sentiment ambivalent, ne sachant pas trop de quelle façon l'ensemble des récits doit être interprété, alors que pris individuellement, ils semblent chacun s'orienter vers une signification distincte. Mais c'est surtout la scène finale qui m'a laissé comme une grosse interrogation sur les véritables intentions de Zhang Ke. Toujours est-il que le tout est d'une froideur estomaquante, d'une brutalité sourde, c'est clairement pas le genre de pelloche à voir un jour de bourdon. Donc oui, à voir.

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