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Eastern Boys - Robin Campillo - 2013


Jeremie
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De passage à Gare du Nord, Daniel suit du regard Marek, un sans papier se balladant avec ses compatriotes dans les environs. Le jeune garçon offre ses services à l'homme, qui l'invite chez lui. Le lendemain, ce sont les "amis" de Marek qui débarquent, laissant l'appartemment de Daniel quasiment vide. Un jour, Marek revient...

 

Sans doute le film français le plus étonnant du mois, qu'on a heureusement pas eu l'idiotie de vendre comme "L'inconnu du lac 2014". Ou à la rigueur, si le film partage bien quelque chose avec le film de Guiraudie, c'est sa manière novatrice de traiter à la fois l'homosexualité à l'écran (même si ce n'est pas le thème du film) et de revoir le schéma du thriller français. Campillo avait laisser tout le monde de marbre avec Les revenants, avant que la série ne remette les choses en place. Et c'est plutôt une belle revanche...

 

Inutile de mentir hein, Eastern boys reste un film dense, long, sobre, très "ciné d'auteur" donc. Là où c'est déjà plus intéressant, c'est que le film se relève très inattendu, et ceci dès la séquence d'intrusion, vraiment très dérangeante : on croit nous parler d'une passion à la Chéreau puis on bifurque vers quelque chose de plus social, de plus fragile, puis enfin vers le thriller (la dernière partie est tendue à mort). Audiard le faisait très bien, mais Campillo évite un peu l’écueil du mélo. Et ça fait plaisir de voir enfin une histoire homo non traitée par le tragique ou le sordide : d'ailleurs il n'est pas vraiment question de passion ici et si d'amour il y a, celui-ci fait le chemin à l'envers. Une bonne surprise.

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