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Une vierge chez les morts-vivants - Jess Franco - 1973


Jeremie
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La plus belle affiche mensongère de tous les temps

 

Une certaine idée de la belle nullité (ou nudité, je ne sais plus), ou du nanar précieux.

Au carrefour de Rollin et de Robbe-Grillet (aie ?), Franco compose un trip curieusement enivrant, poème mélancolique et érotique chantant les louanges du zoom

 

Au contraire de Vampyros Lesbos qui m'avait plutôt ennuyé, j'avoue que la fascination a perduré : le grotesque volontaire des situations et le doublage français n'aident pas vraiment à garder son sérieux face à ces déambulations au milieu de revenants grimaçants. Il y a toujours un grand paradoxe chez Franco (en tout cas ici), dans le fait de frôler le sublime pour s'en détacher violemment (un peu comme les actrices qui, en dépit de beaux faciès, dévoilent des poitrines franchement laides ). L'impression qu'il laisse est curieuse, obsédante...plus que pour une oeuvre de la même époque comme Morgane et ses nymphes (à tout hasard).

 

Malheureuse ! Tu as brisé le grand phallus !

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J'aime bien également, entre érotisme naïf et poésie fantastique, je trouve qu'il est tout à fait cohérent dans son ensemble - à l'exception de la scène ridicule des zombies qui surgissent des tas de feuilles mortes tournée par Rollin.

Vu en 35mm en présence du maître il y a une dizaine au bifff.... où il maudissait gentiment Lesoeur et Rollin

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  • 2 years later...

Quand je regarde un mauvais Franco, c'est soit qu'il est navet (et je l'oublie) soit qu'il est nanar (et je me marre). Mais j'ai toujours le cul entre deux chaises avec ses œuvres plus intimistes et, quelque part, réussies.

 

Ce film est bourré jusqu'à la gueule de ratés, d'amateurisme et de zooms mongoloïdes qui t'éclatent la rétine et te font perdre 3/10e à chaque œil. On s'ennuie, c'est pas folichon et on a le sentiment assez désagréable qu'il n'y aura jamais de climax. Néanmoins, pour rejoindre de nombreux avis émis ici, il a une certaine poésie et une ambiance assez remarquable pour un film tourné dans ces conditions. Cette ambiance franchement érotico-fantastique et pour peu que vous ayez une fièvre et/ou une gueule de bois, on s'en souvient et elle ne fait pas lâcher le film.

De beaux pubis bien fournis achèvent de compléter l’œuvre.

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