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Stake Land de Jim Mickle (2010)


Stéphane
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On se souvient tous de Mulberry street, petit film fauché, mal filmé et mal éclairé mais avec un petit scénario très touchant.

Le père Mickle revient avec un Stake Land très sympathique.

Le sujet est certe classique. C'est la fin du monde, une horde de contaminés vampires se promènent un peu partout dévorant tout ce qui leur passe devant les crocs. 2 personnes (un tueur et un ado) décide partir vers le nord et la terre promise, la Canada. En route ils croiseront une nonne, une jeune fille enceinte et des dizaines de vampires.

 

Alors déjà on voit que le réalisateur a réussi à soulever plus de fric parce que putain c'est chiadé. Scope, photo ... c'est du haut niveau. Surtout Mickle évite régulièrement que son film tombe dans le film de contaminés. La mise en scène est classique, envolé, jamais désordonnée. Il filme les errements de quelques survivants au milieu de monde dévasté. Les couleurs sont ternes, belles. En quelques plans simples on comprend que notre monde n'est plus ce qu'il était. Ce qui intéresse le réal c'est l'évolution de ses personnages dans un monde qui devient inutile. Leur envie de survivre coûte que coûte. Il y mélange aussi une dose de religion qui peut parfois être un peu lourde mais le plan de Kelly McGillis devant l'épouvantail est juste magnifique. Le film baigne dans une mélancolie constante et froide. C'est clairement un film déprimant.

Question horreur le film n'en est pas avare. Alors que la plupart des films de contaminés ou de zombies excluent la violence grâce à un montage bordélique (de 28 days later à La Horde), ici le film comporte quelques bonnes scènes violentes. Les vampires ont plusieurs stade de contamination. Et donc leur gueules évoluent constamment. Très bonne idée. D'ailleurs le film en contient un bon paquet.

Les personnages sont aussi bien travaillés, chacun ayant leur faiblesse. La direction des acteurs est parfaite et ça fait du mal de voir une Kelly McGillis aussi vieille alors qu'elle n'a que 53ans !

A noter une direction artistique parfaite surtout quand on voit cette pré bande annonce qui a du être réalisé pour trouver des fonds

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et la bande annonce du film

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Dans les moins, clairement le film peut faire chier car c'est quand lent. Le film alterne donc moment de mélancolie et attaques de vampires.

 

Malgré tout c'est le haut du panier. On sent que le réal a une vraie vision, qu'il s'est cassé le cul artistiquement et visuellement sans oublier le scénario. Je ne sais pas de combien est le budget mais je dirais entre 1 et 3millions et franchement ça à plus de gueule que des films coûtant 3 fois plus. Clairement Jim Mickle est en train de se faire un nom.

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C'est que vraiment tu n'as pas de coeur. Putain moi ça ma filé le bourdon grave.

La scène ou le chef de la secte sans dire un mot ouvre sa tente et que Kelly se lève car elle a compris qu'elle va servir de pute c'est froid. Le personnage principal est super travaillé. Il trouve un fils et le laisse partir à la fin. La mort de la fille est froide et glauque.

 

Faut que tu arrêtes de voir des films en festival en pensant au restau où tu vas aller après

Rien que pour le traitement du film, la mélancolie dans un tel sujet ... des films comme ça j'en croise pas beaucoup chaques années.

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Nan mais j'y trouve énormément de qualité au film, mais il manque un je ne sais quoi pour le faire passer du statut "très bon film" a celui de "claquage de beignet"

Et ce je ne sais quoi qui manque c'est à mon sens l'émotion un peu factice dans le film.

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Tu confirmes mon idée de ne plus aller voir les films durant les festivals mais de me bourrer la gueule en déconnant avec les potes Putain dire qu'à Cannes j'ai vu un film et je me suis barré au bout de 30mn

 

oh dingue !

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  • 4 weeks later...

Je suis toujours réticent lorsqu'il s'agit de vampires et j'en ai ras le bol des contaminés par contre je ne me lasse jamais de films de fin du monde et ce Stake Land m'a littéralement soufflé. C'est plein plans très travaillés qui avec la musique confèrent une ambiance mélancolique à souhait, j'ai trouvé l''approche des personnages étonamment subtile (surtout entre Mister et son disciple,

l'idée de fin ou le mystère qui entoure Mister nous est dévoilé à travers l'évolution de l'ado enfin prêt à rendre les coups, le tout en un plan et en non dit, ça m'a achevé

) des idees originales malgré le concept éculé (

le lâcher de vampires par helico

), une violence sèche (

il m'a excité quand il bute les 2 cons au début

), et surtout Mister à ranger entre Mad Max et Snake Plisken. Deux trois détails que j'ai trouvé maladroits (

un truc vraiment con mais quand l'ado sort en voix off qu'il pouvait voir dans l'oeil de l'autre illuminé qu'il flippait alors qu'il lui tourne le dos, je trouve ça un peu naze mais bon c'est vraiment un détail, et l'illuminé vampirisé m'a fait chier avec sa fausse voix on se serait cru dans un film d'horreur tout pourri à la Saw

) mais à part ça, grosse claque, c'est le meilleur film que j'ai vu depuis un bail.

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Bah moi

 

J'ai eu l'impression de voir La route avec des vampires en plus : même ton dépressif, même ode à la grisaille, même approche à la fois sensible et radicale...sauf que le problème c'est que le film a beau enquiller les qualités, je suis complétement resté à côté à cause de côté déjà-vu.

Je crois qu'au fond, le croisement de trois tendances du moment (le film de désolation, de contaminés et de vampires) ne me séduisait pas plus que ça à la base. Ceci dit, Mickle confirme tout le bien qu'on pouvait penser de lui sur Mulberry Street, ce qui est déjà pas trop mal.

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Mouais, bof, moi j'ai pas tenu la demi-heure.

Déjà j'ai eu l'impression d'avoir déjà vu 10 fois ce film l'an dernier.

 

Ensuite : la voix off, putain, que c'est fatiguant...

Le pire c'est quand le réal se prends pour Terrence Malick ("D'où vient toute cette haine ?" avec des plans sur des épis de maïs qui volent au vent). Non, mais non !

 

La musique, enfin. Putain, mais c'est obligé de foutre de la musique TOUT LE TEMPS ??

Du piano quand c'est pour souligner que "le monde c'est vraiment un sale endroit pourrave"

De l'electro quand ça bastonne.

Mais laisse parler tes images, bordel !

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  • 4 weeks later...

Tres bonne surprise pour ma part. C'est un mix parfait entre "La Route" et "Zombie Land" .

Je reprocherais le manque d''originalité du sujet mais en même temps, j'adore les films de "fin du monde" et celui-ci est foutrement bien réussi. Images, personnages, violence, pas grand chose a redire

La faute de gout pour moi c'est le méchant mais tout le reste est excellent (je reprends pas les spoilers cachés de Nick mais tout pareil pour moi).

 

Il était d'ailleurs beaucoup plus effrayant en humain

 

Je recommande chaudement

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  • 10 months later...

Tout pareil.

On a même l'impression de voir une "vraie" adaptation de La route ou, en tous cas, une version moins figée que celle officielle de Hillcoat.

 

Après, c'est vrai que c'est parfois un peu long, fauché, maladroit mais il y a suffisament d'ambiance et d'idées pour prendre son pied et attendre (en espérant qu'on lui file un peu de thune) le prochain projet du bonhomme.

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Pas mal

 

Un métrage qui a déjà le mérite de bâtir un background cohérent en brassant plein de genres différents (le post nuke, le road movie, le western, le film de vampires).

 

A noter aussi de jolies plages contemplatives qui évoquent le cinéma de Terrence Malick.

 

Et puis visuellement ça pète

 

Photo superbe (excellente exploitation de la caméra red-one) et réalisation carrée (on en revient au côté western).

 

Dans le rôle du chasseur de vampires hard boiled, Nick Damici (co-auteur du script) s’impose comme le nouveau Kris Kristofferson (yeah !)

 

Le film a aussi le bon goût d’employer (très brièvement) Chance Kelly, mémorable interprète du Godfather de Generation Kill.

 

Quelques défauts notoires quand même : un certain manque de liant (la progression de l’intrigue est pas super fluide), une émotion limitée et un bad guy too much.

 

A l’arrivée on tient un titre moyen (pas loin d’être bon pourtant) mais prometteur

 

La hausse qualitative est en effet spectaculaire dans la mesure où Stake Land succède au foiré Mulberry Street (zombie movie cheap avec des hommes rats et qui sortît jadis avec Mad Movies).

 

Du coup, j’attends la prochaine collaboration Mickle / Damici avec une certaine impatience.

 

S’ils continuent comme ça, ça va le faire

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