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L'île du Dr Moreau - John Frankenheimer- 1997


Binky
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Un nanar mythique, désormais.

 

Petit résumé de la naissance du bouzin. Kilmer joue au dictateur, niveau d'enfoiritude puissance mille (il aurait cramé la gueule d'un assistant caméraman). En plein divorce, l'acteur-star harcèle son entourage. Brando vient d'enterrer sa fille Cheyenne. Dépressif, il demande n'importe quoi, obtient n'importe quoi, est comme fou. Richard Stanley s'est fait virer comme une merde, emportant avec lui ce qui aurait pu être SON film-phare, un pur voyage trippant à souhait sur la déshumanisation en pleine jungle Cannibal Holocaust-like. Frankenheimer qui le remplace tente de rattacher les bouts, de faire un film correct, emprisonné dans cet affreux bordel de tournage. Suite à la dernière prise de Kilmer, il dit un truc du genre "bon, maintenant, dégagez-moi ce trou du cul d'ici".

 

Le résultat, c'est du nanar pur prenium, avec Brando et son mini-moi qui pianotent, Brando avec un saut sur la tête rempli de glaçons, Brando complétement out of this world, Kilmer pété à je ne sais quoi qui renifle une fleur, des singes qui mitraillent...Wow.

 

Faites péter les belles tofs.

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Plus que de nanar, je parlerai (selon l'expression consacrée) de film "malade" à propos de cette énième adaptation du Dr Moreau.

Car au-delà des rocambolesques conditions de production, je trouve que le résultat final (bancal mais trop soigné pour une simple série Z) dégage quelque chose de vraiment weird et déviant, presque poisseux.

 

Et s'il est permis de fantasmer sur la copie qu'aurait rendu Richard Stanley, Frankenheimer ne s'en sort pas si mal que ça (toutes proportions gardées, bien sûr).

Mieux que Renny Harlin retournant L'exorciste IV, par exemple...

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J'ai moi aussi beaucoup d'affection pour cette pelloche. Vu au cinoche à sa sortie, revu 2-3 fois depuis, et il m'étonne toujours. Il s'en dégage quelque chose de réellement subversif, l'ambiance y est plus proche des films grindhouse 70's que beaucoup de film qui se prétendent l'être. Il en ressort quelque chose de terriblement décadent.

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Ah mais tutafé, c'en est fascinant. Des singes qui mitraillent en pleine forêt, des acteurs tout à fait drogués ou pétés ou débranchés du monde (ou juste mauvais) qui branlent leur composition en deux coups de cuillère à pot, un singe qui se prend pour Jésus, l'idée du mini-moi..dans une grosse prod américaine. En fait, ce film, c'est du bis thuné et involontaire.

Mais je peux pas m'empêcher d'imaginer ce qu'aurait pu faire Stanley avec son histoire, son esprit, ses idées folles, et un tel sujet.

Parait il que Stanley est revenu sur le plateau entre temps...mais déguisé en singe pour qu'on ne le reconnaisse pas

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  • 8 months later...
Et ça tient toujours la route ?

 

A mon sens oui, mais bon, faut préciser que j'ai vu le film 3 ou 4 fois, et que je l'ai toujours beaucoup aimé, et ce dès ma première vision.

 

J'aime son ambiance, l'univers de l'ile, les pétages de plomb, le côté bordélique de l'ensemble, le bestiaire, les thématiques abordées, le cast... Un film très imparfait, plein de défauts, mais que je trouve toujours aussi attachant.

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Je ne l'ai vu qu'une fois mais j'avais également apprécié, d'où ma question.

D'autant qu'il était pas difficile à dénicher, à part en import...

 

Ce serait bien qu'ils en profitent pour intégrer un making-of ou petit doc sur les conditions de tournages particulières de l'oeuvre on peut rêver)...

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Richard Stanley qui était venu sur le tournage déguisé en singe pour se faire passer pour un figurant confirme que c'était un bordel que personne ne contrôlait. Val Kilmer jouait ses scènes avec une oreillette qui lui récitait son texte par exemple.

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En même temps, Brando notait déjà son texte sur ses partenaires ou les décors pour "Le parrain" par exemple, et ça l’empêche pas d'être génial. A côté de ça, peut être que Louis Garrel connait son texte par cœur hein, je sais pas...

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