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Le Monstre est vivant - Larry Cohen (1974)


Florent
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Allocine

Une jeune Américaine accouche d'un bébé monstrueux et meurtrier qui, dès qu'il ouvre un oeil, assassine médecin et infirmières.

 

J’avais découvert la trilogie de Larry Cohen par le second épisode en vhs. Aujourd’hui j’ai décidé de me faire la trilogie dans l’ordre, c’est mieux

 

Premier épisode : sublime.

 

Un film qui n’a pas vieilli seul les effets spéciaux pourraient être daté mais vu que l’on ne voit guère l’enfant cela n’est pas préjudiciable. Ce que j’apprécie le plus dans le film c’est la simplicité du scénario, celui d’un quotidien, d’une vie des plus naturelle : se reproduire, fonder une famille.

Comment un bonheur familiale sombre dans le chaos, comment un moment magique (une naissance) vire au drame. Comment une Amérique pourrit ses propres enfants.

 

Derrière le film, beaucoup de thématiques viennent se greffer au drame familial. Un sous texte qui vise à alarmer le spectateur sur les dangers des pesticides et des médicaments. Une thématique écologique qui est conforté par la négligence de grand groupe pharmaceutique qui commercialise le produit responsable (dont on ne sait pas véritablement les effets sur la grossesse de la mère mais dont le résultat engendre un petit monstre). Bref faisons des bébés et ayons des grossesses à l’ancienne sans tous ses pédiatres, ses pilules et ses gens si bien informé.

 

L’intérêt du film réside dans sa capacité à cristalliser toutes les préoccupations des parents (vous pouvez demander à Peter Wonkley il pourra en parler mieux que moi ).

 

Le film est très éprouvant pour les nerfs, à la manière d’un Jaws, moins on montre la « bête » plus la peur est grande chez le spectateur. Larry Cohen utilise la caméra subjective pour que le spectateur voie à travers les yeux du bambin. Une vision dédoublée ou comme de la mauvaise 3D. Un effet daté mais pas très dérangeant car utilisé avec parcimonie.

 

La traque du bébé par son père dans les égouts est terriblement dramatique. A ce titre la séquence en effet stroboscopique rouge est sublime et renforce la tension de ce climax. Un climax désamorcé par un père qui prend conscience (enfin, pourrait-on dire) que ce petit bout d’animalité n’est pas seulement un monstre mais bien une part de lui, une part de sa chair et de son sang.

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  • 3 months later...

Cela fait partie des "classiques" qui ont assez mal vieilli dans l'inconscient collectif... il n'est pas rare d'entendre ou de lire que cet opus a mal passé les années.

Je l'ai revu sur le Z2 Warner, et je regrette assez le désavoeu que le film a essuyé avec les années... cela reste toujours aussi solide : de l'écriture à la réalisation, en passant par le montage et la musique. Du cinéma fantastique intelligent et riche de sens.

Il est certain que le film est totalement déconnecté des exigeances du public jeune actuel, mais il demeure une date "70's" pour moi !

J'aime bien le second film aussi... mais j'ai une tendresse particulière pour le troisième film... KAREN BLACK POWA!

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Je l'ai revu sur le Z2 Warner, et je regrette assez le désavoeu que le film a essuyé avec les années... cela reste toujours aussi solide : de l'écriture à la réalisation, en passant par le montage et la musique. Du cinéma fantastique intelligent et riche de sens.

 

 

Je te rejoins complètement.

Je l'avais revu sur grand écran à l'Etrange Festival et j'appréhendais un peu son visionnement.... Et là je me suis pris une jolie petite claque! C'est un film très adulte qui traite de comportements humains de manière nettement plus intelligente et efficace que certains films affichant cette prétention. Une vraie belle réussite efficacement mise en scène.

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