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Les chiens - Alain Jessua - 1979


ParaNorman
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Le docteur Feret (Victor Lanoux et sa moustache sexy, ou pas) s'installe dans une bourgade de province où il s'étonne rapidement du nombre de chiens, de morsures plus ou moins anodines et des tensions mystérieuses, presque tabou entre les maitres chiens et les autres. Il rencontre Morel, directeur du chenil (Depardieu 30 ans et 30 kilo en moins) obsédé par son métier et plutôt caractériel.

C'est français, ça c'est sûr. C'est des années 80, ça aussi c'est sûr. Le coté très théâtral, des tunnels de dialogues assez joué platement, mention spéciale à Lanoux qui a l'air de se faire chier pleinement. Depardieu assez psychotique, sympa mais ca sent un peu la fausse bonne idée. Deux trois séquences complètement à coté de la plaque (2 ou 3 ou 4 ou 5...) et d'autres appuyés au marqueur histoire d'être certain qu'on comprenne l'idée ou la métaphore déjà capté durant les 15 précédentes minutes. Un peu relou mais dans le contexte de 79 ca colle surement mieux.

Par contre, c'est fichtrement tendu, des polars paranoïaques comme ça, ça me fait toujours flipper, crédibles juste comme il faut (dans le principe hein, parce que dans la manière de le présenter c'est pas terrible). Oppressant à souhait, le piège se referme bien comme il faut petit à petit et le drame final qui en découle est parfaitement logique (presque trop simple).

Je ne sais pas dans quel contexte il est sorti mais c'est une manipulation puissante et le message - sous giscard d'estain si je dis pas de connerie - est quand même plutôt rentre dedans. le contexte sociale du film est presque plus intéressant que la trame de base.

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en effet le film est de 79 mais pourtant toute la patine 80's est là: photo grisâtre et éclairage au neon bleu, le discours de gauche avec les jeunes voyous gentils qui ne font que quelques bêtises tandis que les bourgeois sombrent dans la paranoïa et virent au fascisme, aiguillés par Depardieu en maitre chien. Jean François Dereck dans le rôle d'un agresseur méchant mais pas jeune donne une idée de l'aspect balourd du film.

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en effet le film est de 79 mais pourtant toute la patine 80's est là: photo grisâtre et éclairage au neon bleu, le discours de gauche avec les jeunes voyous gentils qui ne font que quelques bêtises tandis que les bourgeois sombrent dans la paranoïa et virent au fascisme, aiguillés par Depardieu en maitre chien. Jean François Dereck dans le rôle d'un agresseur méchant mais pas jeune donne une idée de l'aspect balourd du film.

 

Et puis le décor, dans une ville nouvelle toute neuve toute lisse toute propre (je crois que Jessua dit dans les commentaires que les habitations n'étaient même pas encore occupées) donne une atmosphère assez étrange, presque rétro-futuriste, tout à fait

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