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Ghost Dog - Jim Jarmush (1999)


Benj
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Dans l'État du New-Jersey, un tueur à gages noir vit selon les préceptes du Hagakure, code d'honneur des samouraïs du Japon médiéval. Il vit seul, très simplement, en nourrissant ses pigeons, se faisant appeler « Ghost Dog ». Son sauveur à la suite d'un incident survenu huit ans auparavant, qu'il considère comme son « Maître », fait partie de la mafia italienne locale. Quand la fille du « Parrain » devient le témoin d'un des contrats de « Ghost Dog », celui-ci semble alors bien gênant pour les mafieux qui décident de s'en débarrasser au plus vite...

sQg_taC0guo

 

J'ai trouvé le film très bon, mais il ne m'a pas plus retourné que ça.

La BO déboite bien et colle parfaitement au coté samouraï.

Sinon j'ai pas grand chose à dire finalement.

J'ai pas compris ce que la présence du chien voulait dire.

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J'aime beaucoup ! Une sorte de mix improbable entre trois tonnes de trucs, de genres, d'univers, qui à priori n'ont rien à voir, et sans trop qu'on sache pourquoi ni comment, par une sorte de symbiose assez magique, et bien l'ensemble fonctionne à tous points de vue ! Whitaker en samouraï moderne en est juste l'exemple le plus parlant, sur le papier, l'idée a du sembler "what the fuck'" à pas mal de monde, et une fois qu'on a vu le film, on se dit qu'il est juste parfait et que personne n'aurait pu faire mieux ! J'adore l'ambiance, tout un tas de petits détails, sa relation avec la petite fille, avec le glacier, les mafieux et leurs cartoons, la B.O., l'ambiance générale... Enfin bref, un film vraiment atypique, attachant, complet, qui se revoit très bien, une petite perle à la hauteur de sa réputation !

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  • 10 months later...

J'attendais strictement rien du film. Mais alors, rien de rien. Que dalle.

Grosse claque dans la tronche, et j'irais même jusqu'à parler d'un claquage de beignet dans les règles de l'art.

 

Je ne connais que mal Jarmush, et ma première expérience avec Broken Flowers m'avait laissé souffler un "ouais, c'est cool, mais bof et un peu creux quand même". Ici, c'est plutôt l'inverse.

 

Cet univers, qui en contient plusieurs en fait, est d'une richesse à laquelle je ne m'attendais pas. Entre la culture hip hop, la mafia italienne et la culture japonaise médiévale, un gros gloubi boulga se forme et jamais je n'y ais ressenti de faute de goût ou de gros grumeaux se formant dans la pâte. J'aime beaucoup comment ces trois gros axes cohabitent ensemble dans le film, avec des idées propres provenant de chaque univers : la bande-originale et le climax en plein ghetto (je suis pourtant pas du tout fan de hip-hop), la famille italienne, les questions d'honneur propres aux films de gangsters siciliens, et la guerre fratricide à l'intérieur d'un clan que l'on peut aussi voir dans un Kenji Fukasaku.

 

En plus, le film déborde d'idées et de détails qui font qu'on ne s'ennuie jamais. C'est un peu filmé comme des films d'auteurs, que je déteste, qui ont l'habitude de passer sur Sundance TV, mais ici, la sauce prend. Qu'il s'agisse des innombrables interludes sur la voie des samouraï, des dialogues entre les personnages de second plan, la psychologie des personnages ou autre, il y a toujours une nouveauté qui fera que l'ennui sera toujours absent.

 

Et Whitaker y est juste énorme, le mec fragile et glacial par exemple. On dirait presque Kitano, il a le jeu le plus effacé du film, et pourtant, c'est lui qui s'impose. Vraiment un grand acteur, sous-employé à mon sens.

 

Excellent film.

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