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La femme publique - Andrej Zulawski - 1984


Jeremie
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Ethel n'est pas très bonne comédienne. Alors elle pose nue en dansant sur des musiques bizarres. Un jour, elle tape dans l'oeil de Lucas Kiesling, un réalisateur engagé et excentrique souhaitant réaliser une adaptation des Possédés de Dostoïevski. Mais Kiesling est une personnalité indécise, violente et acharnée qui emporte la jeune femme dans une spirale de démence...

 

C'est un peu dommage de voir que Zulawski est rapidement tombé dans son propre piège : à force de faire un cinéma de l'hystérie, il finit par s'y étaler gratuitement. Tout le monde gueule et gesticule, change d'humeurs d'un plan à un autre, dans une espèce de symphonie de la souffrance pour acteurs débutants en mal de cabotinage : au détour d'un dialogue, deux putes peuvent se taper sur la tronche au fond du décor, peu importe de savoir si cela alimentera le récit ou pas.

C'est quand même sacrément bien filmé (on compte quelques accidents assez musclés), et rythmé par la même occasion, limite hypnotisant, ou juste fatiguant.

Kaprisky avait un putain de corps qu'elle dévoile presque toutes les cinq minutes

Pas si paradoxal quand le sujet du film aborde les limites du rôle d'actrice, l’éternelle amalgame entre la pute et la comédienne...

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Et donc le dernier grand film de Andrej.

 

Et Dieu sous forme d'araignée (sa vraie forme il faut bien le dire) dans un placard.

 

Et j'ai vu le film 12 fois en salle.

 

Et Huster est tres bon dans ce film (le dieu arachnoïde existe donc)

 

Et j'ai joué au tennis avec Kaprisky.

 

Et voila.

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  • 1 year later...

Et donc, en ce qui me concerne, le dernier grand film de Zulawski est "Possession" (et disons pour ma défense qu'à l'heure où j'écris ces lignes, je n'ai pas vu les films qui ont suivis "La femme publique").

En ce qui concerne "La femme publique", c'est juste pas possible! J'adore l’hystérie de "Possession", les plans tordus de "La 3e partie de la nuit", l'atmosphère moite de "L'important c'est d'aimer", mais "La femme publique" ressemble au final à une parodie grossière de ce que Zulawski a pu faire de mieux (excepté au niveau de la photo... ici elle tue, comme d'hab). Acteurs hurleurs (Huster ricanant comme un teubé et trottant comme une gazelle à travers le plateau), actrices pleureuses (Kapriski qui renifle dans le micro), et scènes absurdes (Kapriski et ses gigots (si si, elle a beau être bonasse, elle a de gros gigots dans les cuisses) dansant la tektonik avec 25 ans d'avance), "La femme publique" ressemble à un condensé de mauvais goût estampillé 80's avec les pires maquillages, choucroutes, fringues et mélodies qu'il est permis d'encaisser.

Je reste tout de même comblé de bonheur mais totalement sonné par tant d’exubérance déraisonnable, je ne pensais simplement pas qu'un truc pareil pouvait exister.

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Qu'est-ce que cette affiche m'a fait rêvé … Puis est venue L'année des méduses, plus abordable.

 

Etonné de voir que Valérie Chérès, n'a strictement rien de slave ou un truc approchant, et qu'elle tourne des machins TV avec la Mimi Mathy. Loin le temps de Zulawski et des prises de tête. Elle est toujours, si ce n'est plus, très sexy.

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