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Bullhead - Michael R.Roskam - 2011


Jeremie
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Jacky a toujours grandi dans la ferme familiale, et a toujours assisté au trafic d'hormones qui mêle souvent son entourage à des gens relativement louches. Personnage renfermé et brutal, il se retrouve mêlé à une affaire de meurtre gênante...

 

Nominé aux oscars, trimballé de festivals en festivals avec succès, battit sur une sérieuse réputation...Bullhead est un film plein de promesse. La garantie d'une oeuvre brut, originale, racée. J'attendais ça avec impatience, et j'ai bien été déçu à l'arrivée

Sur deux heures, c'est bavard mais ça ne décolle jamais...ou alors uniquement dans les deux sublimes flashbacks qui a mon sens, irriguent toute l'émotion que le film contient. Quant à l'explosion finale, bof bof quoi...

C'est pourtant pas un film qui se joue des lieux communs, avec un beau monstre tragique en guise de héros, et des complotages baignant dans la frontière wallon/flammande. La réalisation a beau être formellement superbe, j'ai l'impression d'être resté au même point d'un bout à l'autre.

 

Ce qu'il en reste n'est pas trop mal non plus : Matthias Schoanarts trimballe une carrure de boeuf stupéfiante, véritable cousins de sang des anti-héros de Refn, auquel le film fait beaucoup penser : un être hors-normes et monolithique au coeur troué ne pouvant que s'exprimer que par la violence...

Avec ses 30 kg bien tassé en plus, Schoenarts fait immédiatement penser au pendant flammand de Bronson. Une belle présence et une belle gueule qu'on pouvait déjà voir dans le très bon Left Bank. Et visiblement Bullhead en fait bien parler. C'est tout le mal que je lui souhaites.

 

 

Matthias

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  • 1 month later...

Mitigé aussi. Un bon film, solide, âpre, sans concession. Mais aussi un film qui ne décolle jamais totalement à mes yeux, auquel il manque un petit quelque chose pour atteindre les cimes du cinéma de Refn ou de Dumont par exemple... Ca fonctionne, mais ça ne m'a pas autant transcendé que ce que sa reput et son bouche à oreille me laissait espérer...

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  • 10 months later...

Pas le film que j’espérais mais l'histoire est très bien, enfin presque.

 

Tous les aspects policiers sont hors propos à mon avis. Le coeur de film c'est avant tout la masculinité de son personnage principal, sa quête désespérée d'être un homme... et là j'ai trouvé que les éléments policier dans son dernier tiers ramenaient le film à une vulgaire enquête policière. On s'en fout, surtout que cela n'apporte rien au dénouement. On aurait pu se contenter des retrouvailles avec le passé et sur les maux de Jacky sans problèmes. là il y a un côté remplissage, une façon de donner de l'épaisseur à son film qui méritait pourtant un traitement beaucoup moins classique.

 

Là, même la mise en scène est un peu pompeuse : plans de la campagne, ou la séquence de la boite de nuit tout ça veut faire classe mais en définitive c'est plat. Il manque cruellement de relief.

 

J'aurais voulu plus de folie dans le film, tout est très intériorisé, la voix off du début nous donne une explication, mais un peu de nerf ou de caractère aurait permis au film d'être beaucoup plus remuant à l'image de la scène d'ascenseur.

 

2011 était définitivement l'année "séquence culte d'ascenseur" ! après Drive, Bullhead comporte une scène incroyable (peut être la meilleure du film ?) ou enfin la rage, la colère de Jacky explose (au sens propre comme au sens figuré). A un moment j'ai cru que, tel Hulk, il allait arracher ses menottes.

 

Pas la claque espérée mais un film sympa.

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  • 3 months later...

Pareil que les 3 du dessus.

Un bon film un peu plombé par une enquête qui ne sert finalement pas à grand chose. L'intérêt, c'est vraiment le personnage de Jacky, son traumatisme et cette colère froide qui ne demande qu'à exploser.

 

En tout cas, ça donne pas envie d'aller en Belgique.

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L'enquête est dispensable, oui, le lien avec le milieu de la bidoche, non. Il permet d'entrevoir un autre aspect très actuels de la production de viande industrielle. Vétérinaires corrompus, gros sous et finalement le consommateur qui s'envoie n'importe quoi, mais ceci est presque une autre histoire. Le héros est directement lié, de part son passé malheureux à cette forme de commerce. Ces réactions et son attitude, dopée par son surplus d'hormones, nous ramène également à tout un chacun et à sa consommation de ces produits par l'intermédiaire de la viande qu'il consomme. Une réflexion à laquelle je n'ai pas été indifférent en parallèle à celle sur sa masculinité.

 

Ceci dit, pas la claque attendue vu le bouche à oreille, mais un film solide. (C'est le cas de dire )

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