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Paranoid Park - Gus Van Sant (2007)


Florent
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Allocine

Alex, jeune skateur, tue accidentellement un agent de sécurité tout près du skatepark le plus malfamé de Portland, le Paranoïd Park. Il décide de ne rien dire.

 

Je sors du ciné et je suis assez partagé sur le dernier Van Sant. Non pas que le film soit mauvais. Je pense même que mon avis va sûrement mûrir dans les jours à venir mais malgré un côté plastique absolument magnifique, je suis resté un peu à la porte question émotion.

Proche d’un Bully ou d’un Mean Creek, Paranoid Park est un joli film sur les errements d’un jeune garçon qui tue accidentellement un agent de sécurité, à ce titre la scène est assez traumatisante car très réaliste.

 

Le réalisme il en est question tout le long du film puisque le quotidien d’un adolescent est retranscris à merveille. Entre les filles, le skate, l’observation passive, tout le film tente par la dilatation des scènes de retranscrire ces moments dans lesquels on aimerait être plus grand (pas forcement) pour faire autre choses et redevenir plus petit car on sent les chamboulements et les transformations qui s’opèrent au sein de son corps.

 

Ce que j’aime particulièrement dans ce film, c’est la poursuite de toutes les thématiques visuelles ou scénaristique de Van Sant. J’ai eu l’impression de retrouver cet univers si singulier du cinéaste. J’aime beaucoup ce sentiment de continuité.

 

Après sûrement que le film va être considéré comme un objet « Arty » par pas mal de monde (des séquence très lente, ralenti) mais le film assure côté image ce qui est déjà pas mal. Côté scénario, l’histoire est simple, redite et redite mais c’est la ou réside le talent de Van Sant, réussir à touché, à reproduire des sensations, des moments d’intimité, des choses tellement difficiles, tous les moments assez surréalistes(ment beau) de la jeunesse.

 

Le film offre diverse nature d’image. Notamment des séquences sûrement tournées en super 8 ou vieillit par ordinateur. Image brute pour passage rude à l’âge adulte. Des conditions que l’on retrouve aussi bien dans The Hamilton (dvd disponible avec le Mad du mois d’octobre) que pour Mean Creek. Je trouve particulièrement intéressant cette utilisation de ce « second » film ou ces secondes images de couleur, de grain et d’intensité différente. Pour les deux films cités comme pour Paranoid, cela fonctionne parfaitement j’ai eu l’impression de rentrer dans la personnalité soit du filmeur, soit du personnage principal.

 

Voilà un film très prenant visuellement mais à l’émotion contenu, à la sensibilité froide et aux sentiments voilés.

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c'est bien réalisé, mais qu'est ce que c'est chiant!

des filtres visuels a neplus savoir qu'en faire, des scènes inutiles, et lentes au possible

alors, oui, les problèmes d'adolescent sont bien 'retranscrits', on retrouve cet errement adolescent tiraillé entre l'enfant et l'adulte, qui a peur du futur, mais qui veut en même temps s'y retrouver

 

spoiler

par contre, le réalisme de la scène "clé" parce que bon, quand on passe sous un train, on est pas coupé net en 2...et je ne suispas sur qu'on puisse ramper ensuite....

 

a part ca, les images de skate sont affreuses, et le niveau pas terrible,

dommage pour un tel lieu que paranoid park...

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tout ça, plus le gosse qui a un nouveau skate a chaque scene et qui a un frere de 13 ans qui en fait 9 à tout casser...

 

franchement le genre de film dont je sors SUPER ENERVEE. tu coupes les scenes de skates toutes pourries et les ralentis a 2 balles, il reste 15 mins du film et c'est bien assez.

 

on va me dire que je comprends pas la subtilité du truc blablabla ça va, des trucs du style, on en bouffe assez en cours de ciné a la fac en étant obligés de s'extasier avec des pauvres pouffes qui hurlent "oooooohhhh mon dieu mais c'est formidâââââââââââble, godââââârd est un géniiiiiiie !" en se croyant critiques aux cahiers du cinéma. Franchement, ça m'a completement dégouté de ce genre de films.

 

voilà, c'était le coup de gueule du lundi matin avoir passé une nuit de merde

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Ahhhh vous n'êtes vraiment pas sensibles à la poésie

Moi ce film m'a bien retourné la tronche, immersion tortale du début à la fin.

 

Paranoid Park est une sorte de "Crimes et Chatiments" post-moderne, un voyage à travers les sentiments de culpabilité (et non les "pensées de culpabilité", ce qu'aurait probablement fait un cinéaste français) d'un ado ayant commis malgré lui "l'irréparable".

On est bien plus dans le pur registre sensitif que de l'analyse phénoménologique d'Elephant (par exemple), ce qui est plutôt une bonne nouvelle, tant j'étais persuadé que Paranoid Park ne serait qu'un écho faiblard des autres films de GVS (qui ne m'avaient cepenbdant pas passionnés plus que ça).

 

Bref, je n'avais pas fait un tel voyage depuis Inland Empire.

Ahhh, heureusement que le cinéma est là pour nous faire de temps en temps sortir de nous.

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on va me dire que je comprends pas la subtilité du truc blablabla ça va, des trucs du style, on en bouffe assez en cours de ciné a la fac en étant obligés de s'extasier avec des pauvres pouffes qui hurlent "oooooohhhh mon dieu mais c'est formidâââââââââââble, godââââârd est un géniiiiiiie !" en se croyant critiques aux cahiers du cinéma. Franchement, ça m'a completement dégouté de ce genre de films.

Perso j'aurais bien aimé en recontrer plus des étudiants comme ça à la fac de ciné, quand j'y étais (y'a pas si longtemps) je me sentais plutôt cerné par les fans de Luc Besson et de Fight Club...

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tout ça, plus le gosse qui a un nouveau skate a chaque scene et qui a un frere de 13 ans qui en fait 9 à tout casser...

 

franchement le genre de film dont je sors SUPER ENERVEE. tu coupes les scenes de skates toutes pourries et les ralentis a 2 balles, il reste 15 mins du film et c'est bien assez.

 

on va me dire que je comprends pas la subtilité du truc blablabla ça va, des trucs du style, on en bouffe assez en cours de ciné a la fac en étant obligés de s'extasier avec des pauvres pouffes qui hurlent "oooooohhhh mon dieu mais c'est formidâââââââââââble, godââââârd est un géniiiiiiie !" en se croyant critiques aux cahiers du cinéma. Franchement, ça m'a completement dégouté de ce genre de films.

 

voilà, c'était le coup de gueule du lundi matin avoir passé une nuit de merde

 

Je suis assez d'accord sur le fond... mais pas sur le côté à deux balles.

Foutage de gueule, il y a de ça... mais talentueux tout de même.

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  • 8 months later...

Ouais ben ça m'énerve j'aimerais bien ne pas aimer ses films à Van Sant (pas vu Last Days cela dit) mais non, y'a rien à faire, j'aime bien. Je dois être un bobo refoulé ou un branletteux qui s'ignore bien que je sois le premier à hurler que Godard l'emmerde Rivette la honte Rhomer je te hais, mais je suis happé par ses films et celui là ne fait pas exception. Il ne se passe RIEN et je m'emmerde pas une seconde, un comble vu que j'arrive à me faire super chier dans des films où il se passe 40 trucs à la seconde.

 

Les images sont magnifiques, y'a une ambiance incroyable qui rappelle l'adolescence, le côté attentiste, quelque chose que je ne saurais pas décrire, on s'attache à cet espèce de personnage lunaire et détaché, du pur cinéma quoi en quelque sorte - image + son = spectateur attentif. Je saurais franchement pas quoi dire du fond, la forme m'importe peu, beaucoup de redite de son Elephant quand même, mais comme ce dernier que je pourrais mater en boucle alors qu'il filme des trucs absolument sans le plus petit intérêt, je suis scotché, embarqué, client quoi. Merdalor.

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  • 1 year later...

C'est vraiment bien. C'est super bien travaillé, c'est minutieusement découpé, c'est beau et par dessus tout, ça semble tellement, mais tellement simple que ça en devient presque déconcertant. Malheureusement pour moi, je me le suis farci doublé en français et le doublage est tout pourri.

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  • 1 year later...

Mais y'a pas de subtilité, de nombrilisme, de trucs intellos ou que sais je. Ce film c'est du pur ressenti, c'est un voyage sensitif, et vous l'avez (presque) tous très bien décrit et définit ! Ca fait plaisir de lire des choses comme cela.

En fait, ce film me fait penser au "cinéma" que l'on se fait dans sa tête, quand on déambule, de la musique plein les oreilles. Plaisir des yeux, ralentis, Elephant sans les maladresses scénaristiques, ca te montre que le vide c'est aussi du cinéma. Le vide devient une idée de cinéma. Et Van Sant est fasciné par la figure de l'ado mutique, le filme sous tous les angles. En fait il part de la narration du roman pour en faire un songe s'étalant sur tout un film. Le silence (de la parole s'entend, ca reste très musical) est planant, l'oeuvre est contemplative sans être inaccessible ou inutilement aride.

Pas de prétention là dedans si ce n'est celle de coller aux basques et dans la tête même de l'ado.

C'est du ressenti ce film, ca ne marche que sur cela, et je suis content de lire des réactions de gens biens qui l'envisagent ainsi.

 

 

Et puis pour la VF, heureusement ca cause pas toujours et la voix du perso principal est pas honteuse non plus, rien à voir avec la voix de l'intello dans Breakfast Club par exemple.

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Au fait, quelqu'un a vu Gerry ?

Ca m'a l'air sublime...

 

Sans être excellent ni ultime comme l'est Elephant, c'est formellement irréprochable et maîtrisée. Une sacrée immersion, je suis sorti de la salle sans pouvoir penser quoi que ce soit du film pendant une bonne demi-heure, j'étais encore dans le film, je marchais dans un travelling.

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