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Esther - Jaume Collet-Serra - 2009


Jeremie
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Bien qu'il ne contribue pas à la production fantastique (déjà chargée) de sa terre natale, Jaume Collet-Serra a ravivé la flamme de la firme Dark Castle, dont le chemin n'a cessé d'être balisé de titres honteux ou sans grandes importances.

 

Je me suis laissé gentiment surprendre par ce Orphan là (ÉVITEZ LE TRAILER PAR PITIÉ), reprenant le motif (bientôt usé) de l'enfant diabolique. Mais après des classiques comme The Omen ou Bad Seed, le thème peut-il encore surprendre à Hollywood ?

Hanté par le spectre de l'alcoolisme et par la perte d'un enfant lors d'une fausse couche, Kate prend la décision avec son mari John d'adopter une petite fille dans un orphelinat de circonstance. Le couple a déjà deux enfants : Max, fragile et sourde-muette, et Daniel, pré-ado guitahereu à ses heures perdues. Parmi une tripotée de créatures resplendissantes et joviales, John et Kate tombent sous le charme d'Esther qui, du haut de ses neuf ans, affiche une maturité étonnante. Russe d'origine, la gamine découvre son nouvel environnement et s'y adapte avec succés, malgré une violente rivalité avec son nouveau frère. Mais la situation dégénére petit à petit, laissant penser qu'Esther n'est pas l'ange que l'on croît...

 

Que veut-elle ? Qui est-elle ? Et surtout : jusqu'où va t-elle aller ?

Un suspens domestique sans grande originalité, mais dans lequel on marche à fond, le tout appuyé par une promo énigmatique ("There's something wrong with Esther"). Et hop, on fonce...

Une mise en scène souple et élégante (le visuel de "House of wax" faisait déjà particulièrement bonne figure) pour un film qui régalera certainement les détracteurs du Bon Fils de Ruben, trop lisse malgré son sujet déviant. Serra prend ici les choses à bras le corps, glissant vers des situations terriblement glauques

Esther jouant à la roulette russe avec sa petite soeur ou tentant de castrer son frère : "Je te coupe la nouille qui te sert de bite avant que tu saches ce que les grands garçons en font plus tard", défonçant la gueule d'une bonne soeur à coup de marteau ou s'en va s'habiller en pute pour draguer son père adoptif

le tout servi par une jeune actrice démentielle. Le twist final est bien salé quand même

Donc voilà, c'est bien

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Oui la bande annonce en dit bien trop, j'avais deviné 100% du déroulement du film avant de l'avoir vu Sinon un Dark Castle très sympa comme d'habitude (je me rends compte qu'à part Gothika et Whiteout je suis pas mal fan de tout le reste, des séries B horrifiques sans prétention mais très divertissantes. On sent bien la patte Zemeckis, ça me plait).

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  • 1 month later...

Bien plus adulte que les précédents essais de Dark Castle.

 

Le twist final met bien sur le cul, un des meilleurs depuis bien longtemps car au lieu de diminuer l'impact de ce que l'on vient de voir , il rend le tout encore plus terrifiant (la tronche de la gamine, limite le côté "naturel" de la chose me fout plus les chocottes que l'Exorciste ). L'idée des peintures est également excellente. Les jeunes actrices sont formidables, evidemment Esther (qu'aurait donné ce film réalisé par Polanski ? ), mais aussi la petite sourde qui est supra chouquette. La mère (sosie américaine d'Elise Chassaing) on a envie de la baffer à plusieurs reprises tout comme la grosse conne de psy. Un montage plus serré aurait palié quelques longueurs évidentes et la réplique "à l'américaine" de la fin aurait pu être evitée (c'est la même que Ring 2 dans la même situation ). Sinon c'est quoi le problème des américains avec l'Europe de l'Est ?

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J'ai vraiment ete retourne. L'ecriture est vraiment de tres bonne facture, developpant ses personnages d'une belle maniere tout en etant suffisamment imprevisible et coherant a la fois. J'ai pas mal reagi pendant tout le film, donc j'imagine qu'a le revoir, des defauts apparaitront mais c'est de loin dans le haut du panier cette annee. Comme dans The Children (meme si les deux films n'ont rien a voir), les momes sont absolument fantastiques, super a l'aise dans leur role ; et Vera Farmiga a exactement le meme role que dans Joshua la pauvre

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  • 2 months later...

Revu au cinéma, et c'est toujours aussi bien

Le seul regret étant la dernière partie, pas honteuse certes, mais très semblable à de nombreux thrillers domestiques (Misery, Single with female, Liaison Fatale et on en passe...).

 

Quelques scènes coupées et une fin alternative

 

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Ah oui je l'ai vu hier soir au ci-né-ma. C'est vrai que c'est très bien. Très, très bien même. J'avoue que j'ai eu les chocottes par moments. Son "house of wax" c'était déjà quelque chose, emballant et excitant, le mérite ne revient pas qu'à dark castle, ce garçon a un truc.

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Je suis partagé, j'ai envie de le voir, mais en même temps j'ai l'impression que la BA m'a déjà tout spoilé, j'ai l'impression qu'à part le twist dont tout le monde parle, tout y est déjà Sont cons quand même de faire de trailers qui spoilent tout le film comme ça

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vraiment passé un bon moment parce que déjà je n'attendais pas grand chose. J'ai été bien tendu dans mon siège tout du long et certaines séquences vont -moralement- plutôt loin :

spoilers:

tuer un enfant/ado avec un oreiller

pointer un flingue sur une petite fille pour jouer à la roulette russe

tout ca m'a assez fait l'effet de

 

very very spoiler

le pseudo-twist final n'en ai pas vraiment un puisque il se grille au bout de 20 minutes, pourquoi elle s'enferme à clé dans la salle de bain, ah surement parce que… enfin ca m'a pas parut très compliqué mais très bien raconté

 

vraiment sympathique moment de trouille avec pas mal de petites trouvailles scénaristiques bien placées, le handicape de la petite fille et le passé des parents, tout ça très bien enchevetrés.

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  • 2 weeks later...

vraiment pas aussi enthousiaste que vous. Le twist en mousse est effectivement grillé apres un quart d'heure, mais c'est pas tant ça le problème, c'est que les parents sont insupportables, et au fur et à mesure que toutes les preuves s'accumulent, et que tout le monde continue à dire à la mère "mais non, c'est toi qui est folle!!"ça en devient ridicule! y a des éléments qui décrédibilisent vraiment l'ensemble

 

l'assassinat de la bonne soeur passe carrement inaperçu!! aucune enquête, aucun questionnement, apprerement, il est fréquent que des bonnes soeurs se fassent défoncer le crane, vu comme ça n'émeut personne plus d'1 minute!! et les gamins qui ne disent rien, jamais rien, jusqu'u bout et la gamine qui accepte sans broncher de rentrer de l'hopital avec son pere et la sociopathe alors qu'elle sait que l'autre a presque tué son frere...

 

 

Enfin bref, pour que je rentre dans un film, il faut que je puisse y croire un minimum, et là, j'ai vraiment pas réussi!!

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  • 3 years later...

Je n'avais rien lu sur le film, ni vu la BA, du coup ce fut une sacrée surprise de voir cette petite peste à baffer être aussi insupportable. Le film ne manque pas de bugs scénaristiques (superflo met le doigt sur un des éléments agaçants), mais ils ne gâchent en rien les 20 dernières minutes qui m'ont bien fait halluciner pour une production de ce type. J'ai une collègue de boulot qui se prénomme Esther, je ne la verrai plus du même oeil

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Un titre qui mêle inversion des valeurs (avec la figure de l’enfant maléfique) et sous-genre du thriller (l’intrus perfide qui mine une cellule familiale de l’intérieur).

 

Le refrain est connu mais l’affaire est rondement menée.

 

Pour moi, il y a trois éléments qui permettent au métrage de transcender le statut de « truc vu mille fois » :

 

- Un personnage de gamine bien écrit et bien joué. Sournoise, manipulatrice, machiavélique. On a juste envie de la trucider à chaque fois qu’on voit sa tronche d’angelot pervers, et particulièrement lorsqu’elle fait d’abominables coups de pute à sa mère d’adoption (le bouquet de fleurs, le bras cassé, …)

 

- Un sous-texte œdipien malsain ...

... qui culmine lors de la scène où la fillette drague le père ! ).

 

 

- Un twist glaçant. Une révélation (chut !) un peu grosse mais tétanisante

 

Côté défauts, je relèverai surtout un pathos un peu trop prononcé (la mère a perdu un bébé, a eu une phase de dépression alcoolique, a une gamine sourde-muette puis adopte une sale garce … ça fait beaucoup) et un peu de gras (dont un final qui n’en finit pas).

 

A l’arrivée, une bande horrifique pas inoubliable mais relativement bien foutue, ça se regarde plutôt bien

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