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Notre jour viendra - Romain Gavras - 2009


Jeremie
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Les mésaventures de deux roux sur la route dans une quête au-delà des frontières de la raison. En rupture avec leurs vies passées, ils rêvent d'assumer une nouvelle identité. Guerriers, ils sont prêts à combattre le monde et sa morale dans un voyage vers le point de non retour. Objectif : l'Irlande, la terre promise des roux. Mais la folie va finir par les rattraper, féroce au départ, douce et profonde ensuite.

 

ça va faire causer

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  • 6 months later...
  • 2 weeks later...
  • 1 month later...
  • 1 month later...

Personne l'a vu ? C'est con, moi j'ai beaucoup aimé

Pour ne pas dire, j'ai même carrément adoré la première partie : on est dans une case bien cinglée évoquant tout un pan du cinéma français des années 70/80, quelque chose d'assez mordant, assez méchant, avec son cadre de société sur le déclin, hantée par le malaise racial, la bêtise adolescente, et le spectre de la violence crétine. C'est vraiment très drôle même (juif des années 80... ), et Cassel est

Orange Mécanique ou Les valseuses : on sent vers quoi Gavras s'oriente, sans jamais que la référence soit lourde, ou voyante.

Lorsque Cassel commence un peu à fermer sa gueule pour plutôt laisser le champ libre à Olivier Batherlemy, Gavras se perd un peu, il erre comme ses personnages, on touche du bout des doigts un surréalisme innopiné (la gamine : WTF ?). Ce n'est pas dérangeant, juste assez surprenant pour souligner l'envie de contourner toute linéarité. On est en plein conte de chaos et de désolation, plein de rage, sans but, à l'image des héros qu'il met en scène. Leur odyssée part d'une recherche d'un idéal nébuleux, et se désagrège, jusqu'à perdre tout sens logique, toute crédibilité. Musique excellente, visuel léché, et la fin est quand même sublime.

 

Mon du mois !

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Beaucoup de belle chose en effet dans le film, la musique de Sebastian, la photo avec de sublime plan par moment et surtout des fulgurances dérangeante et/ou comique qui nous ont bien fait marrer avec cette grosse pute de Tanzi (même si dans la salle ca avait pas l'air de suivre)

 

C'est pas parce qu'on l'a attaché qu'on l'a violé !

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  • 3 months later...

Bof bof. Et pourtant ça part vraiment bien. Des phrases qui fusent même si elles sont parfois vaines, n'est pas Blier qui veut. On se moque des arabes, des juifs de tout pour bien signifier que les roux sont la dernière race qu'on peut insulter Pas très fin mais néanmoins très drôle !

Malheureusement le film se perd totalement en cours de route pour finir dans un grand n'importe quoi à peine écrit et balancé n'importe comment. Après vu qu'en ce moment tout ce qui est mal écrit est décalé, c'est peut être ça.

Donc un film assez fun qui pourrait devenir un ovni mal écrit mais qui fini par un truc un peu faisandé de partout. Non pardon décalé .. j'ai oublié

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  • 7 months later...

Ce film c'est un peu LA VIE DE JESUS réalisé par le mec qui a fait DIKKENEK.

 

J'ai trouvé que les personnages n'avaient aucune consistance, pas plus que le "cadre social" dans lequel le film s'inscrit, Cassel est vite agaçant, l'histoire est assez mal écrite (les mecs font conneries sur conneries et ne se frottent jamais à aucune autorité, ça fait mal au réalisme du film, surtout dans un pays de condés comme en France), tout le monde dans l'équipe semble en roue libre totale.

 

Néanmoins, y'a bien quelques beaux moments, des scènes super drôles, un plan par ci par là, une fin assez belle et tragique. Le dernier plan qui nous réconcilie un peu avec l'absurdité de leur quête.

Un peu facile quand même comme procédé d'empiler les "scènes cultes" à base de trucs surréalistes et de dialogues WTF...

 

Bref, un film de petit malin un peu foireux mais avec quelques rares pépites au milieu...

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Après une discussion avec Canard, j'aimerais revenir sur un point :

 

- Avec le recul, je trouve que le film hésite vraiment entre un "cinéma à phrases cultes" (un peu vain à mon sens) et une forme plus purement figurative. On est vraiment entre le naturalisme à la Dumont et les comédies franco-belges qui privilégient toujours le "bon mot" à la bonne scène, sans que jamais ces deux aspects ne fusionnent. On sent deux formes qui tentent de cohabiter mais qui donnent au final un truc un peu bancal.

 

Mes passages préférés du film sont des moments non-narratifs : les plans qui fixent les paysages au début, les scènes avec la gamine neurasthénique, la scène de fin dans le ballon. Dès que ça cause, pour moi ça ne fonctionne plus trop (à quelques répliques près).

Je reste donc curieux de voir ce que Gavras va faire par la suite, en espérant qu'il aille dans une direction moins "dialoguée".

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J'avais lu le pitch et ça me faisait marrer *Cool! Trey Parker et Matt Stone sortent un nouveau film* pour ensuite voir que ça correspondait au teaser, découvert quelques temps avant, du prochain Cassel qui faisait très sérieux, une curieuse curiosité qui m'a attiré.

 

Adoré le film, que ce soit pour ces paysages contemplatifs, from Le Nord de la France, bien léchés qui donnent au film une ambiance badante qui se diffuse dans la salle comme une légère brume ou alors ces moments inattendus et drôlements "trashs", un bon plaisir pour moi. Avec en plus une quête absurde, la galerie des différentes rencontres (préférence pour les rappeurs. "Du biff... Du du Du biff." ) donnant une tristesse sociale à l'endroit en plus d'être un film faussement provoc (juste le moment avec l'handicapée qui m'a troublé > comme l'envie de faire vraiment provoc, alors qu'il n'y avait pas de raison d'aller dans ce sens, comme une envie de pisser) et surtout drôle, j'ai été pris dedans, le genre de surprise que j'aimerais voir plus souvent. La fin est très belle et la BO très agréable à écouter.

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