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Moi Zombie chronique de la douleur - Andrew Parkinson - 1998


Jeremie
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En voilà un que je suis pas pressé de revoir, tant il fait partit d'une des oeuvres les plus déprimantes du cinéma horrifique, et même du cinéma tout court...

J'avais un peu peur de voir un film amateur au rabais et chiant comme la mort (je n'exclus pas le fait que certains ont pu le voir ainsi ), à la manière d'un Nekromantik original et attachant, mais parfaitement maladroit...

 

Un étudiant en botanique, Mark, part en rase campagne pour prélever quelques spécimens pour ses études : la découverte d'un bâtiment à l'abandon scellera son destin à jamais ; attaqué par une femme particulièrement mal en point, le jeune homme disparait de la civilisation. Mort ou kidnappé aux yeux de ses proches, il fait tout de même surface, animé d'un appétit incontrôlable pour la chair humaine...

 

Parkinson suit le sillage de Martin ou de La mouche, avec ses anti-héros gangrenés aussi bien mentalement que physiquement par un mal abject et envahissant : au romantisme cadavero-pouet pouet de Nekromantik ou au lyrisme gothique d'un Dellamorte Dellamore, aux images speed et énervées d'un Tetsuo (auquel le film fait parfois référence), I Zombie préfére une lenteur lancinante et moite, une poésie noire sinueuse et radicale.

On assiste hébété à la lente métamorphose d'un quidam somme tout banal, des fringales frénétiques, en passant par les crises de spasmes, les moments de solitudes interminables, la décomposition imminente...

Superbe musique et des images qui font mal.

 

Pas encore vu Dead Creatures du même Parkinson qui parle de la même histoire mais appliqué à un groupe de jeunes femmes, et peu de nouvelles j'ai l'impression de Venus Drowning, qui parle de la liaison entre une femme et une créature monstrueuse

 

Ce I Zombi là fut débusqué dans notre hexagone à l'occasion de sa diffusion dans Quartier Interdit il y a un zone 2 mais pas grand monde le sait visiblement

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merde j'ai cru que c'etait une blague mais le gars s'appelle vraiment parkinson...

j'en garde un très mauvais souvenir mais j'étais peu être trop jeune quand je l'ai vu. je le pensai plus ancien que ca pourtant. Bref, je m'étais bien fait chié devant, difficile de tenir jusqu'à la fin. La métaphore sur le SIDA ne m'étais pas apparu à l'époque, quelqu'un en parlait sur devildead.

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C'est le seul Parkinson que je n'ai pas vu, et c'est le seul que j'ai en DVD

 

Dead Creatures est aussi un gros truc bien déprimant, le genre de film qui te fou le morale dans tes pompes et qui fait tout pour qu'il y reste.

 

J'ai vu Venus Drowning au NIFFF en présence de Parkinson qui, contre toute attente, c'est avéré être un sacré bout-en-train. Le monsieur, super souriant, explique à l'audience qu'il voulait faire un film d'horreur mainstream, un truc plus classique, moins ancré dans un discours social. Donc on se prépare à se farcir un joli ptit bis pour se prendre en pleine face une glauquissime histoire d'amour impossible entre une femme dépressive (il faut dire qu'elle a de bonnes raisons de l'être) et une créature organique informe de la taille d'une godasse trouvée sur la plage... glauque, étrange, malsain, on pense beaucoup à Crononberg, et c'est une sacrée bonne claque qu'on se prend en pleine face.

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Un film assez intéressant, qui vire dans un côté cyborgien assez inattendu, alors que le pauvre Mark se fice des plaques de metal pour ne pas tomber en morceau.

 

Effectivement, ce 'nest pas très drôle, exceptée peut être la scène où Mark s'arrache le penis en se masturbant.

 

Une relative curiosité qui vaut le détour.

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Je l'avais trouvé pas mal ce ptit film, très en marge. Vu chez Dionnet justement!

Une autre façon d'aborder le thème du Zombie, avec peu de moyens et quelques idées qui font mouche et mal. Pas ordinaire de susciter des sentiments plutôt réservés à des films plus frontaux. L'allégorie sur le SIDA était à la fois assez subtile et bien vu. A voir un jour de grande forme, néanmoins.

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  • 5 years later...

Enfin vu.... Et c'est vraiment bien!!! Mieux que "Dead Creatures" qui souffrait - si je me souviens bien - d'une image DV dégueulasse. Ici, c'est du 16mm dégueulasse. Et ça, c'est super beau. ça a du grain, de la gueule, du caractère. Je n'y ai pas vraiment vu une métaphore sur le SIDA comme il a souvent été dit, mais plus sur la dépendance aux drogues. "Dead Creatures" est plus SIDA: les malades y sont isolés, réunis dans une sorte de mouroir forcément tout triste. Alors que le personnage de "I, Zombie" fuit les siens, s'isole, refuse le contact humain et se laisse pourrir comme une merde en tentant vainement de "décrocher" dans la douleur. Le résultat est tout à fait fascinant, glauque et poisseux, malgré quelques éléments dont l'utilité reste carrément discutable, comme la voix off du zombie qui ne sert qu'à ouvrir des portes ouvertes, ou cette interview de son ex qui n'apporte absolument rien.

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J'avais un peu peur de voir un film amateur au rabais et chiant comme la mort (je n'exclus pas le fait que certains ont pu le voir ainsi )

en effet

comme pour nekromantik que tu cites, je loue l'effort de faire un truc original et vraiment indé, mais le rendu est assez lourdaud, trop en tout cas pour me faire déprimer.

 

Une relative curiosité qui vaut le détour.

voilà

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mais le rendu est assez lourdaud, trop en tout cas pour me faire déprimer.

 

Cet aspect lourdaud est principalement dû à cette voix off... A mon sens tout du moins. Sans ça, je pense que le film aurait gagné en efficacité.

 

Dans le genre, je ne peux que vous conseiller de jeter un oeil au mexicain "Halley", sans doute l'un des meilleurs films de Gérardmer 2014.

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