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Balada triste de trompeta - Álex de la Iglesia (2010)


Steve
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Espagne, pendant la guerre civile, un clown est contraint de combattre avec l'armée. Emprisonné puis tué, il laisse un fils, Javier. Celui-ci devient à son tour clown dans les années 70. Un clown triste. Il est alors embauché dans un cirque où il tombe amoureux de la compagne de son chef. Une sombre rivalité s'installe alors entre les deux hommes.

 

De la Iglesia nous offre un opéra baroque sur fond d'histoire du 20ème siècle en Espagne, en ne lésinant aucunement sur les moyens pour claquer nos beignets. Larges décors, distribution éclatante, pyrotechnie, violence graphique et reconstitution de moments clés de la dictature de Franco. On pourra à juste titre trouver qu'il a eu la folie des grandeurs et que le résultat est un poil prétentieux (la métaphore sur la nation espagnole est moins subtile et timide que dans du Del Toro par exemple), mais il s'exprime sans faire de concessions commerciales et c'est du cinéma courageux (bon bien sûr, ça doit aider d'être à la tête du CNC espagnol ). C'est assez brutal et comme à l'accoutumé, on passe du premier au second degré, du terrifiant au grand guignol l'air de rien. Alex c'est quand même le best !

 

Sans doute un futur carton aux Hallucinations Collectives de Lyon.

 

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  • 1 month later...
  • 4 weeks later...

Revu hier soir, ça défonce tout comme la première fois. Une pellicule enragée jusqu'à son dernier plan, sortie des tripes de son réalisateur. Les personnages sont fous, barbares, animals. Un film qui ne ressemble qu'à lui-même où les scènes se suivent mais ne se ressemblent pas, arrivant sans prévenir, continuant la nervosité ambulante de cette Espagne violente qui est un beau cirque (l'interview d'Alex de la Iglesia dans le dernier Mad Movies est très intéressante à ce sujet). Et il y a le sosie espagnol d'Harvey Keitel dedans.

 

totale

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malgré des personnages attachants (franchement voir un clown déguisait en femme, une machette à la main dégommé des franquistes c'est ultra bandant) et très bien interprété, j'ai pas accroché.

 

Trop formaté, trop balisé, une mise en scène trop dans les standards américains. Oui c'est dur car malgré la folie (que je trouve factice) du projet le film est toujours dans un ton au dessus et la séquence finale avec cette musique pour faire monté la tension, l'émotion merde... tout le film tombe dans une certaine facilité.

Je ne parle même pas des raccourcis scénaristiques navrants (le clown vivant dans la forêt qui retrouve le franquiste du début, au lieu de descendre la croix pour trouver une sortie, ils montent), des personnages n'ont aucune existence.

 

Comme pour il était une fois en Amérique le sexisme / machisme du film m'a déplu.

 

sinon le générique est très sympa avec la musique.

 

Sinon le film doit être vu juste pour entendre Francis Cabrel chantait en espagnol.

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Moi j'ai adoré. Surtout la première heure.

Quelques raccourcis scénaristiques, quelques maladresses (mais c'est pour ça qu'on aime de la Iglesia en général), mais le mélange humour noir / tragédie fonctionne du tonnerre, sur la quasi totalité du film on ne sait jamais si on doit rire ou hurler. C'est souvent les deux à la fois. C'était un pari qui aurait pu faire un flop mais qui pousse le film vers le haut.

 

Reste que la scène finale sur la croix est vraiment raté, et que certains plans posent vraiment problème (les plans en image de synthèse qui rappellent le final de X-Men II - ou du I peut-être - sur la statue de la liberté). J'ai trouvé ces plans vraiment déplacés et ridicules, comme si d'un coups un réal de blockbuster ricain avait pris le contrôle du film pour nous donner une dose de "Grand SFX Spectacle".

A ce moment là on a l'impression d'un gros copié/collé, on sent bien le plan bricolé par un studio de SFX qui n'a pas vu le reste du film et qui réalise sa commande. C'est bien fait, mais BORDEL, QU'EST-CE QUE ÇA VIENT FOUTRE LA ???? Le film n'avait aps besoin de ça. On sent à ce moment là que de la Iglesia veux en donner pour son argent au "grand public" venu voir "un film espagnol qui se la pète comme un film américain".

 

Idem pour la scène de l'explosion de voiture.

Pour moi c'est du "spam-sfx" ce genre de plans. Ça me sort du film, ça ne colle pas au reste du métrage, c'est vraiment un truc qui me fatigue dans le cinéma contemporain.

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D'une cruauté hallucinante, vraiment timbré jusqu'au bout et en même temps...il manque peut-être quelque chose. La sensation de "pilotage automatique" qui a été évoqué ci et là n'y est pas étrangère. Curieuse sensation.

Malgré tout, ça tabasse quand même (purée le "relookage" de Javier dans la chapelle ).

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Mitigé mais c'était quand même cool. Le début est vraiment bien, prenant, avec une super galerie de persos, des idées à la pelle, un vrai sens de l'image, du rythme, du contrepied. De la Iglesia nous emmène sans arrêt là où on ne l'attend pas, et ça fonctionne neuf fois sur dix ! Mais par contre, la deuxième partie m'a moins accroché. Ce qu'on gagne en folie, on le perd en maitrise, on a un peu l'impression que De la Iglesia ne sait pas trop dans quelle direction aller, qu'il se laisse dépasser par tout ce qu'il a tenté d'installer et de faire sauter par la suite... Cet aspect de grand n'importe quoi est dans un premier temps jouissif, mais finit aussi par lasser, et le film a bien du mal à conclure... Ça reste un bon moment, mais on est passé à côté d'un truc bien mieux à mon avis. Mais bon, je vais pas trop faire la fine bouche, j'ai aimé le fait de ne jamais savoir où le film allait bien pouvoir m'amener, et ce sentiment se fait trop rare au cinéma pour que je boude trop mon plaisir !

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on a un peu l'impression que De la Iglesia ne sait pas trop dans quelle direction aller, qu'il se laisse dépasser par tout ce qu'il a tenté d'installer et de faire sauter par la suite...

C'est un peu le problème de tous les films de De la Iglesia, je trouve.

L'ironie et leur méchanceté, c'est leur force, mais aussi leur faiblesse.

celui-là est vraiment sauvé par sa rage jusqu'auboutiste.

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  • 1 year later...

Le père De La Iglesia retourne au pays et envoie du lourd après le (semi) échec artistique de Crimes à Oxford.

 

Avec Balada triste, le gaillard nous balance ce qui est sans doute son film le plus ambitieux à ce jour. Rien que ça.

 

Un truc original, cul, violent et bien barré (le triangle amoureux tordu ! la scène de fuite en forêt ! la transformation physique du personnage principal !).

 

J’ai adoré le côté imprévisible et faussement bordélique du métrage.

 

Un film qui part dans tous les sens, mais un réalisateur qui sait parfaitement où il va

 

Et puis on retrouve la patte de son auteur, que ce soit au niveau du contenu (personnages défigurés, duo comique dysfonctionnel, scènes vertigineuses, etc.) ou dans la forme (De La Iglesia est un réal’ qui pèse, le climax est là pour nous le rappeler avec force).

 

A noter aussi un générique d’ouverture fabuleux et une BO excellente.

 

Et puis Balade triste, c’est aussi un cinéaste qui regarde l’histoire de son pays droit dans les yeux.

 

On saluera au passage les grosses cojones du cinéma de genre espagnol (vous imaginez, vous, un film français avec des clowns barrés sous l’occupation ?).

 

Un film fou, tragique (la balada est muy triste) et beau

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