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Obsession- Brian de Palma Madre Dios- 1976


Binky
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Nouvelle Orléans, 1959. Michael Courtland, promoteur immobilier vit avec se femme Élizabeth et leur fille. Un soir elles sont kidnappées et une importante rançon est demandée. Il prévient la police qui organise un sauvetage mais les ravisseurs réussissent à prendre la fuite avec les otages et tout le monde meurt des suites d’un accident de voiture. Courtland ne s’en remet pas, il ne travaille plus et se recueille toujours sur la tombe qu’il a fait bâtir. Vingt ans plus tard, lors d’un séjour à Florence pour des affaires, Courtland retourne dans l’église où il avait rencontré sa femme. Il fait alors la connaissance de Sandra Portinari, qui ressemble d’une manière troublante à Élizabeth. Il la suit un moment puis l’invite à diner. Il en tombe amoureux et la fait venir à la Nouvelle Orléans pour l’épouser. Le matin du mariage elle est à son tour kidnappée. Le cauchemar recommence...

 

Décrit comme un des piliers de la trilogie de l'hommage Hitchcockien (formée de Blow Out, Pulsions, conclue par Body Double, j'y reviens encore mais what da fuck le putain de film !!), Obsession est tout simplement défini par beaucoup comme le Vertigo de l'ami De Palma (rien de moins !)...l'histoire, en tout cas, c'est pas Hot Shots !, et ça m'a pas l'air d'être la fête du slibbard durant une heure trente. N'empêche que je suis hyper tenté par ce qui s'annonce être du bon gros De Palma majeur (lequel m'a appelé pas plus tard qu'il y a cinq minutes : "salut mec, merci de me promouvoir à fond chez Zonebis, allez, tchao pauvre connard !"...oui, Brian est sympa mais un peu ours grognon parfois...)

 

Une de mes connaissances en dit ca; "Si tu trouves un plaisir pervers à mettre tes nerfs en pelote et si tu as un goût esthétique porté vers le romantisme morbide, je te conseillerais la vision d'"Obsession", variation étourdissante sur le "Vertigo" d'Hitchcock. Un de ses premiers films, on n'y trouve pas encore ce côté théorique, cérébral qui peut rebuter certains ou même cette part kitchissisme qui décolore un peu certains de ses films.

Déjà, la musique cauchemardesque d'Herrmann dit tout..."

 

Voilou. Je vais même me le mater avant Carrie, pour confirmer ou pas le claquage de beignet attendu !

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Décrit comme un des piliers de la trilogie de l'hommage Hitchcockien (formée de Blow Out, Pulsions, conclue par Body Double, :

 

Oui, disons que Body Double est l'épilogue de la trilogie, le truc qui conclut le troisième volet.

Ça va là ?

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Décrit comme un des piliers de la trilogie de l'hommage Hitchcockien (formée de Blow Out, Pulsions, conclue par Body Double, :

 

 

On en se fout pas de toi Binky hein...

C'est juste que De Palma "cite" Hitchcock dans à peu près tous ces films. De plus "Obsession" est un film, pas terrible au demeurant, qui est vraiment une copie de "Sueurs froides".

De Palma et Hitchcock, ce n'est pas de l'hommage, c'est du pillage pour le meilleur et pour le pire, ce dernier l'emportant assez souvent.

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Ouep.

Ah non, mais au bout de dix De Palma, j'ai pigé qu'il aimait bien Hitchcock hein...

A noter qu'à l'époque du Nouvel Hollywood, De Palma était considéré comme le gros intello de la bande, avec Paul Schrader, lequel est décrit comme bien plus antisocial, maladif, renfermé, inquiétant, super-maladroit...(bah...à l'image de ses films, pour les premiers adjectifs ?)...alors que De Palma était du genre à attirer toutes les poulettes new-yorkaises. Je vois bien le genre. le mec est génial, beau gosse. (enfoiré, va).

Après, personne n'a eu le courage de voir ses premiers films non plus...

 

Sinon, je fais une pause dans mon marathon De Palma.

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  • 11 months later...

Je l'avais jamais vu mais, purée, la vache, qu'est-ce que c'est con !

Je veux bien que Brian kiffe Hitch mais régurgiter Vertigo avec un tel manque de recul, ça touche au ridicule (ou à la parodie).

 

D'autant que c'est en plus trèèèès lent et qu'il faut attendre la toute fin

et le twist moisi qui n'assume même pas sa perversité.

pour que ça bouge un peu.

 

Dire qu'il a réalisé ça entre Phantom of the Paradise et Carrie...

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Moi j'ai rien contre, mais je l'ai pas en DVD (alors que j'ai tous les autres De Palma de cette période), je l'ai pas revu depuis des années, et j'en crève pas d'envie. Dans mes souvenirs, c'était joli en tout cas (visuellement je veux dire).

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Le pire De Palma ? Hum, rien que la photographie, faut être fifou pour avancer cela, très cher.

C'est trèèèèèès loin d'être mon préféré. Pas assez épique, superbement grotesque, lyrique et appuyé, pas assez flamboyant et frimeur, prétentieux et magistral. Le barbu éjacule comme un puceau mais le reste de sa filmo ne sera qu'une constante et jouissive masturbation !

Mais Raising Cain, c'est une vasectomie. En plans-séquences.

Tu m'en diras des nouvelles !

Toujours pas vu Sisters d'ailleurs.

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  • 1 year later...

Très bizarre que Carlotta ressorte le film seulement maintenant en nouvelle copie, sachant que le blu-ray la précédé depuis de nombreux mois ! Bon perso, je me plains pas trop, j'avais très envie de revoir le film dont j'avais un très vague souvenir (à part le dernier plan, c'est pas trop ça en fait...).

 

Bon au final, j'ai vraiment pas aimé à la revoyure, mais alors vraiment pas

Que DePalma est réalisé un tel film entre Phantom of the Paradise et Carrie me sidère, tant ça pue la naphtaline alors bon oui, y'a une certaine virtuosité comme d'hab, mais elle est tellement au service d'un truc mou et peu inspiré (Sueurs Froides sans le trauma et avec un twist différent quoi) que...je sais pas, c'est limite un sacré bon en arrière.

 

J'ai vraiment du mal avec le look général du film (surtout toute l'intro vaselinée) qui lui donne une élégance digne d'une pub pour Whisky des 70's. Y'a un vrai charme morbide (surtout lors des passages à Florence), mais ça se perd petit à petit. La musique de Hermann est assez atroce je trouve, mi-sépulcrale mi-pompier, avec des côtés "tu vas le sentir hein mon suspens ??". J'adhère pas du tout.

Après bon, deux choses que j'aime bien quand même : toute la romance perverse qui est très bien gérée

surtout pour une seconde vision où l'on se rend compte que ce barjo de De Palma filme ça comme une vraie belle romance tout en connaissant le pot aux roses déviant

et la scène finale (même si les

DADDY DADDY de Bujold me les brise

), avec cette excellente idée

de Bujold se jetant dans les bras de l'homme qui veut la tuer, très fort !

.

 

Pour info, De Palma trouve son film très largement supérieur à Vertigo, tranquille la chatte quoi.

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«Pour être franc, je trouve mon histoire meilleure [...] Le scénario de Vertigo n'a aucune logique, il est plein de trous et vous pouvez faire passer des trains à travers. [...] Obsession, je trouve ça meilleur sur le plan de l'intrigue, vraiment! Il y a cette notion

d'inceste

, qui rend le dénouement encore plus terrible. C'est tellement plus fort que cette fin incohérente de Vertigo où la nonne vient sonner les cloches. C'est vraiment un effet gratuit genre: "Bouh! Fais-moi peur!"»

 

En toute simplicité

 

D'ailleurs, notons que l'article dans le dernier Mad est un spoiler géant à lui seul

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  • 8 years later...

Un exercice de style un peu vain qui mélange maladroitement Vertigo et Rebecca. C'est trop clinquant et théâtral pour totalement me convaincre. 

 

Ceci dit il faut reconnaître la virtuosité de la mise en scène qui sauve les meubles. De même que la belle photo ouatée de Vilmos Zsigmond et le score lancinant de Bernard Hermann qui ajoutent une dimension onirique bienvenue. 

 

J'ai apprécié également ce final quand même bien pervers et assez glauque. Et belle prestation de Cliff Robertson dans la première partie du métrage : effacé, mélancolique, par moments quasi inexpressif. Certes on est à des années lumières de James Stewart mais il joue bien le type qui ne parvient pas à faire son deuil. 

 

Au final le film à quand même de beaux restes. Mais le script est trop mécanique, c'est un peu prétentieux et manque vraiment d'émotions.

 

Coincé entre les deux gros morceaux que sont Phantom of the paradise et Carrie, pas vraiment étonnant que le film soit tombé dans l'oubli !

Edited by Léo
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