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Les nuits rouges du bourreau de jade - Carbon/Courtiaud 2010


Kerozene
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Oh le beau titre!

C'est franco-hk, alors je le mets sous Europe puisque c'est moi qui poste et donc c'est moi qui décide.

C'est réalisé par Julien Carbon et Laurent Courtiaud, les scénaristes de Black Mask 2 et Le Talisman, ce qui n'est pas non plus un cévé à foutre la gaule.

 

C'est la Fabrique de Films qui va distribuer.

 

Un synopsis trouvé sur Wikipedia:

 

Sous le règne du premier empereur de Chine, un tortionnaire savant, féru d'acupuncture, de médecine et d'alchimie concocta un élixir qui paralysait les membres de la victime, tout en décuplant la sensibilité des moindres terminaisons nerveuses. Sous le coup d'une overdose de sensation, le supplicié pouvait aussi bien endurer un excès de plaisir comme des douleurs insupportables. Tout dépendait de la partie du corps que le bourreau stimulait, et de la façon dont il opérait cette stimulation. Pour ce faire, il usait de griffes de jade, pierre chinoise mythique que l'on disait vivante. Ces griffes pouvaient aussi bien prodiguer de délicieuses caresses, d'érotiques attouchements, que d'épouvantables lacérations. C'est la nature de ces instruments, et le fait que l'élixir était conservé dans un crâne de jade, qui donna au tortionnaire son nom de "Bourreau de Jade". Las, son succès finit par rendre jaloux ses rivaux et l'empereur lui-même, car ne disait on pas qu'avant de mourir, ses victimes féminines connaissaient sous les doigts du bourreau de jade une extase telle qu'aucun homme ne pouvait leur procurer. Le bourreau fut déchu et poursuivi pour révéler son secret. Rongé lui-même par le désir de connaitre les sensations extrêmes qu'il procurait à ses victimes, il se donna une mort amplifiée par l'absorption de son propre poison. Ses poursuivants ne trouvèrent pas le crâne, qui avait été dissimulé au coeur d'un large sceau impérial. Mais la malédiction du crâne de jade, qui avait causé la mort de son créateur, perdura à travers le sceau, apportant le malheur à tous ceux qui le possédèrent. Jusqu'à aujourd'hui...

 

 

Un visuel intrigant sur le site de la boîte de prod Red East Pictures - http://redeastpictures.com qui nous apprend que la post prod a débuté en mai dernier.

J'adore la traduction italienne du titre sur l'affiche, on en vient presque à se demander si on ne va pas avoir à faire à une grosse pitrerie

 

 

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  • 2 weeks later...
  • 9 months later...
  • 8 months later...

Une oeuvre forcément étrange à l'arrivée

putain comme ils se débarrassent de Bell

mais très très séduisante...et une dans mesure plus surprenante, très gore ! En fait on a droit à un torture porn matiné de Bava et de Fu-Manchu, ce qui est loin d'être très courant

Comme beaucoup de co-prod françaises bien tarées (Amer, Enter the void, Martyrs ou Rubber), c'est loin d'être parfait (on passe à côté de l'émotion) mais les risques pris valent bien le détour. Carrie NG est hallucinante, même si elle fait un peu trav. Bell se débrouille plutôt bien.

 

Et y'a du full frontal pour les (a)mateurs.

 

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Un film intrigant, mais inégal. Un peu vide, mais pas chiant pour autant. Très stylisé, avec une vraie ambition formelle, et un désir de proposer quelque chose d'assez atypique dans le paysage français. Mais pas non plus transcendant. Je sais pas trop, je l'ai vu ya qques semaines, je n'avais pas passé un mauvais moment, mais j'en ai plus beaucoup de souvenirs, et pas vraiment envie de le revoir... Mais bon, malgré mes réserves, c'est sans problème dans le haut du panier de la production "de genre" française de ces dernières années. A voir quand même pour se faire une idée, le film a une vraie personnalité, et certaines scènes font leur petit effet !

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A voir quand même pour se faire une idée, le film a une vraie personnalité, et certaines scènes font leur petit effet !

 

Tout a fait. On peut dire que les references utilisees par les deux comperes sont plutot bien digerees, c'est pas comme "Amer" (que j'aime bien par ailleurs, mais c'est totalement anti-commercial). On sent qu'on retrouve dans le film une certaine impression qu'ils se sont fait de la vie a Hong-Kong au fil des annees et du choc culturel qu'ils n'ont pas encore voulu ou pu demystifier. J'ai trouve ca splendide et le fil rouge m'a bien tenu en haleine. Par contre, je ne suis pas convaincu par la co-existance de dialogues en francais et en cantonais, je trouve que ca te sort un peu du film par moment.

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Imparfait mais finalement très attachant.

 

Dans la catégorie vraiment foiré, y'a les passages avec le ministre, heureusement limités en nombre.

 

Sinon on a un scénario qui boite à 5 pattes, mais après tout ça participe du côté bis en liberté, film de genres échevelé.

 

Ensuite y'a une scène énorme, mais elle est au début, et un climax en ouverture c'est pas forcément facile à gérer. Le reste du métrage réserve bien son lot de bonnes séquences, mais la première est quand même la plus brillante.

Enfin, les références restent malgré tout très présentes et structurent une partie non négligeable du film.

 

A l'arrivée on a une oeuvre assez foutraque, adossée à de forts partis pris esthétiques, avec des personnages féminins balèzes, du sexe, de la violence, du sadisme, des éclairages qui claquent, et encore une couche de filles qu'en ont. Une certaine idée du bonheur en fin de compte.

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Et en y repensant c'est un film de genre Français largement au dessus de la masse, bon on va dire que c'est pas compliqué mais mine de rien elles ont de la gueule ces Nuits Rouges, en tout cas perso j'en redemande.

 

Les deux reals sont venu sur Lyon et sont mortels, on a passé la soirée à discuter de Tsui Hark et des milles péripéties qu'ils ont eu à HK.

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  • 1 year later...
  • 2 weeks later...
  • 2 weeks later...

Pas parfait mais intéressant

 

Une initiative originale et courageuse signée par un duo à la trajectoire passionnée et passionnante (deux scribouillards férus de ciné HK devenus scénaristes mercenaires dans l’ancienne colonie puis auteurs / réalisateurs).

 

Grosse réussite esthétique en tout cas (la première séquence ! ).

 

Je suis d’ailleurs persuadé que le film aurait été meilleur en privilégiant encore plus son côté plastique, en optant pour une intrigue encore plus abstraite

 

Les nuits rouges du bourreau de jade (rhaaa, ce titre ! ) : un beau giallo asiatique porté par une Carrie Ng plus belle que jamais.

 

Une œuvre sensuelle et sexuelle qui convoque éros et thanatos.

 

Un grand film SM où douleur et plaisir sont intrinsèquement liés (voir comment Carrie prend son pied lorsqu’elle se fait tirer dans le bras).

 

Tout sauf un torture porn de bas étage.

 

Comme dans Martyrs, les sévices corporels transcendent ici la simple volonté d’infliger la douleur.

 

Le distinguo est de taille

 

Après, le film n’est pas parfait non plus.

 

Le casting français est à la ramasse (jeu apprêté) et il manque un petit quelque chose qui aurait hissé le métrage vers de hautes cimes.

 

M’enfin, ça reste bien même si je pense qu’un second visionnage s’impose pour me faire une opinion définitive

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J'en garde un bon souvenir, mais bon :

1/ j'avais bu trop de vin blanc à la soirée d'ouverture

2/ une violente érection tout au long de ce film a peut-être empêché une bonne irrigation de mon cerveau pendant la projo, je ne suis plus très sûr si c'est ma tête ou ma quequette qui a aimé ce film...

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