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Rubber - Quentin Dupieux (2010)


kevo42

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Rapidement et comme on a du payer pour le Gaillard, on avait plus un rond après. Et vu que cette année je n'étais pas membre du jury pour bénéficier des bières gratos ... je me suis dis que ça allait coûter trop cher Mais je serais là pour la projo de The Advocate for Fagdom l'année prochaine. Il passe dans un petit festival en février. Après tu passeras Last Caress car ça va être une projo de folie et donc tu me paieras l'hôtel, les putes et la coke

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Après tu passeras Last Caress car ça va être une projo de folie et donc tu me paieras l'hôtel, les putes et la coke

 

Bin justement, on aurait de la thune on pourrait inviter le producteur, manque de bol les festivals ne roulent pas sur l'or donc on invite principalement les réalisateurs

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Je fais pas partie du milieu du cinéma, mais je voulais juste dire que votre discussion était à la fois intéressante et un peu hallucinante.

 

Pour revenir au sujet qu'est le budget de Rubber, à mon avis, le Quentin Dupieux, il a déjà fait un long qui n'a pas fait l'unanimité mais qui a plus ou moins trouvé son public sur le long terme, il a fait pleins de clips, il a des articles dans les cahiers, une avant-première à Cannes, etc. : c'est pas du tout le cinéma underground, et donc ça m'étonne pas du tout qu'il se paye bien. Le film devrait quand même faire un peu d'entrées, et 1 millions d'euros, pour une boîte comme Canal ça doit pas représenter grand chose.

 

Après, ça m'étonne que Stéphane compare avec Last Caress. C'est pas du tout le même public visé, pas la même économie. Même Amer, d'une certaine façon. En France on peut faire des films pour très peu d'argent, parce qu'on sait qu'on s'adresse à une niche, et qu'on fera pas mieux. Là Rubber s'adresse à tous les branchés et y en a pas mal en France. Des mecs qui vont voir le film pour dire à leurs amis : oh tu sais, hier j'ai vu un film complètement dingue avec un pneu délire.

 

Mais prenons l'exemple de Martyrs : le film s'est fait de manière très dure à en comprendre le making-of, ce qui lui a permis d'être jusqu'au boutiste, et c'était bien. Mais le nouveau film de Laugier est budgété à 15 millions d'euros (même s'il y a d'autres problèmes, apparemment). Donc, j'ai l'impression qu'on peut faire des sacrifices à un moment, mais pas tout le temps.

 

Bon, j'ai un peu fait du captain obvious, mais fallait que je le dise quand même.

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C'est une bonne analyse. Quand je parlais de Last Caress ce n'était pas pour le budget puisque se fût surtout un gros test. Je parlais surtout d'Amer qui a un gros public commun avec Rubber. 2 films qui seront défendus par les Inrocks. Rubber c'est une niche. Il ne fera pas 500 000 entrées.

Après Laugier fait son film pour 15millions mais il ne pourra jamais allé aussi loin qu'avec Martyrs. C'est un choix de carrière. Laugier me l'a sorti un jour. Il veut atteindre un certain de stade de notoriété. Normal.

 

Si des mecs filent 1millions à Dupieux pour son film, ce qui lui permet de mieux se payer. Ben je suis content pour lui. Tout le monde voudrait ça. Mais globalement sans Canal son film aurait pu être monté et tourné. Je trouve ça même dommage d'accepter les aides de Canal. Ça a moins de classe je trouve surtout qu'il sait que même avec peu de thune, son film sera rentable. Après c'est un choix, sois tu produis intégralement, tu risques mais tu encaisses intégralement les sommes, sois on te file de la thune, tu te paies grassement et tu encaisses une partie seulement. Mais là ton film peut t'échapper.

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1kult c'est pareil, comme Le Chat ou je ne sais quoi. On veut tous de la thune. Si on me file je ne dirais pas non. Mais si demain on me file 500 000€ pour un film en me disant que j'ai intérêt à être rentable, j'en fais 10 avec ça

Tout est une question de rentabilité.

 

Bah moi, si on commence à me filer de la thune pour 1Kult régulièrement, je ferais un peu mieux, pas moins bien mais pas 10 fois mieux... mais je le ferai plus sérieusement, sans me bouffer la santé et me dire que ça ne sert à rien et qu'il faut arrêter. C'est pas exponentiel non plus.

 

Votre festival Lyonnais, il n'y en aura pas 10 autres dans ces conditions et c'est bien normal. Tout travail mérite salaire, même si il faut parfois amorcer la pompe avec de l'huile de coude au début.

 

Voiiiiiilààààà...

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1kult c'est pareil, comme Le Chat ou je ne sais quoi. On veut tous de la thune. Si on me file je ne dirais pas non. Mais si demain on me file 500 000€ pour un film en me disant que j'ai intérêt à être rentable, j'en fais 10 avec ça

Tout est une question de rentabilité.

 

Bah moi, si on commence à me filer de la thune pour 1Kult régulièrement, je ferais un peu mieux, pas moins bien mais pas 10 fois mieux... mais je le ferai plus sérieusement, sans me bouffer la santé et me dire que ça ne sert à rien et qu'il faut arrêter. C'est pas exponentiel non plus.

 

Votre festival Lyonnais, il n'y en aura pas 10 autres dans ces conditions et c'est bien normal. Tout travail mérite salaire, même si il faut parfois amorcer la pompe avec de l'huile de coude au début.

 

Voiiiiiilààààà...

 

C'est surtout essayer de ne pas se faire bouffer par la thune quand elle tombe. Je préfère être pauvre et m'amuser, vivre mes rêves qu'être riche et me foutre de ce que je torche. Et ça malheureusement ça arrive tous les jours. Si demain tu touches 20 000 par mois avec ton site je suis sûr qu'il sera différent et pas qu'en bien. On l'a bien vu avec DvdRama par exemple.

Quand je parlais des festivals c'était pour dire qu'être payé c'est cool (même si on ne me fera pas croire que préparer un festival c'est un boulot de fou:-)) mais que trop d'argent ne sert parfois à rien (je me place du côté du prod pas du mec qui reçoit la thune). C'est pour ça que j'ai cité 8th Wonderland en passant d'un budget de 250 000 à 1 000 000. Un prod qui file 1 000 000€ pour un film avec ce style de sujet est un abruti.

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A mon avis, rassure toi, 1Kult a peu de chance de devenir Rama... Rien que la cible et les choix éditoriaux font que on préfère faire notre news sur Blackaria (regarde le site, tu verras) et ne pas faire de news faciles (avatar, ou de gros blockbusters notamment).

 

Mais je suis en recherche de partenariat avec 1Kult, plus que jamais, parce que j'ai je pense pouvé que je pouvais faire du bon boulot, et qu'il y a un moment où je pourrais plus le faire parce qu'il faut que je bouffe...

 

Enfin, je pense croire que ta remarque sur les festoches est de la provocation, car dans ce genre de projet, c'est du relationnel permanent, mpossible à chiffrer. Mais entre vouloir monter un festival et monter un festival de manière pro, il y a un énorme pas.

 

SNIFSNIF mis à part... mais comme on parle de festival je pense que ça allait de soi...

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Non ce n'était pas de la provocation. Mais bon tout le monde à ses chiffres en tête. Moi je comparais avec le budget d'un Amer qui passait de 300 000 à 1 000 000 ce qui le rendait rentable moins facilement. Après c'est différent avec un festival car le sponsor ne demande pas de thune en retour mais seulement de la visibilité. Si il sent que son exposition est rentable, il file l'argent. Un prod il veut du cash dans son slip.

Si demain ZoneBis a besoin de 100 000€ pour vivre correctement et faire un bon festival avec de la promo et des invités ... et qu'on leur file 300 000€ pour passer du Lamberto Bava ben je me dirais qu'il y a des mecs qui ont de la thune à foutre en l'air Tant mieux pour lui . Mais globalement 100 000€ lui aurait suffit.

Après c'est différent d'avec un court car se sont des aides publics et du sponsoring. Un court aussi mais je pense que les aides sont moindre parce que basé sur la somme que tu apportes.

 

Mais bon pour finir, si demain on me file 300 000€ pour faire un film alors que je sais que pour 100 000 je paie tout le monde et que je fais un truc bien, je préfère en faire 3

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Je vais pas balancer des chiffres publiquement mais sache qu'on a actuellement 10 000 fois moins que ce qu'il nous faudrait pour faire un festival financé sérieusement.

Je sais que vous n'avez pas assez pour financer vos rêves c'est clair. Cloner un poil de cul de Joe D'Amato pour le faire venir ça coute cher

Je disais juste pour résumer que comme un court, un long ou un festival, si une somme suffit pour faire du bon taf, si on m'en file en plus je préfère l'investir autre part que juste augmenter mon salaire, me payer une bmw ou aller en Thaïlande voir les copines mineurs de LeZob.

Ah non pas Albert Pyun, Uwe Boll plutôt

 

Pour repartir sur Rubber un peu avant le retour du barbu qui chlingue

http://next.liberation.fr/cinema/01012301321-un-pneu-qui-creve

En détournant un appareil photo domestique en caméra de cinéma, en prouvant qu’il pouvait obtenir à l’image, entouré d’une équipe technique résumée à l’essentiel (trois personnes),

Mort de rire ...

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si une somme suffit pour faire du bon taf, si on m'en file en plus je préfère l'investir autre part que juste augmenter mon salaire, me payer une bmw ou aller en Thaïlande voir les copines mineurs de LeZob.

Je comprends pas pourquoi ça serait soit l'un soit l'autre. On peut l'investir sur une meilleure équipe non ? Ou genre un acteur plus connu qui permettra de vendre le film plus facilement ? Ou plus de pubs ? Je comprends l'intêret du chef d'entreprise de dépenser le moins et obtenir le plus possible mais pourquoi artistiquement se contenter du minimum ?

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Tu peux toujours plus. Mais tu sais aussi ce que tu vends. Payer les gens, faire un bon festival c'est déjà un bon minimum vu le nombre de mauvais festival. tu peux toujours faire plus mais je vois pas en quoi foutre 1 page de pub dans toute la presse française va aider l'Étrange Festival de Lyon à avoir plus de monde lors d'une projo d'un Paul Bartel.

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Sans mettre une page de pub, ça peut permettre d'avoir le film, parfois trop cher... Genre preivate Parts du même Paul Bartel et de le sous titrer...

 

Sinon, il y a aussi la solution de payer une partie de l'équipe parce que ça fait 4 fois qu'ils bossent gratos sur le festoche, que certains prennent des congés pour ça, que d'autres payent des trucs avec, etc...

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Bon ben Rubber, c'était pas mal finalement. Je pensais que j'allais m'emmerder devant la partie mise en abîme, et surkiffer la partie "pneu", et ça été presque le contraire.

 

M'enfin, ça reste un objet (pour moi c'est tout juste un film, ça se rapprocherait presque plus de l'urinoir de Duchamp que de toute autre forme d'art) à consommer avec une certaine dose de bonne volonté on va dire. Mais j'ai trouvé le va et vient entre l'histoire et ses spectateurs/acteurs intéressant et amusant, malgré certaines longueurs aussi plombantes que voulues. Et puis c'est amusant parfois, à défaut d'être hilarant (non je dis ça parcequ'un de mes co-spectateurs s'est limite uriné dessus de rigolade pendant le film, j'avoue que ça m'a laissé circonspect. Mais bon tu sentais le mec conquis d'avance).

 

Mais ce que je retiens, c'est un machin qui essaie de prendre systématiquement le contre-pied du spectateur et se refuse de rentrer dans toute case cinématographique existante (pas parodique, pas horrifique, pas Z, pas bis), et qui arrive tout de même à tenir la longueur, mais qui aurais presque plus sa place dans une galerie d'art moderne que dans une salle de ciné.

 

Bon bref, j'ai kiffé, mais c'est quand même un truc sans concession. Et je me dis que le jour ou Dupieux se résoudra à faire un film un peu plus normal dans sa construction, avec un cadre narratif un peu plus habituel ça risque de vraiment dépoter parce qu'il sait quand même vraiment bien filmer et il a une certaine imagination.

 

EDIT: ah oui j'oubliais, une scène risque de fortement heurter la sensibilité de DPG si il l'a pas encore vu

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Bon et ben moi ce fut un pur et simple

 

 

Alors oui je sais, vu que j'ai posté sur ce sujet en étant quasi conquis d'avance, cça pourrait sûrement paraître de mauvaise foi. Pourtant, entre l'annonce et la date de sortie, mon enthousiasme s'était clairement émoussé, entre la date de sortie non annoncé, les extraits qui se sont surmultipliés, laissant penser que l'essentiel du film avait été montré, et ce temps d'attente, avec un buzz bien orchestré, tout ça pour sortir finalement dans la quasi indifférence (27 copies France!), j'en attendais plus vraiment grand chose. Du coup je suis allé le voir comme si j'allais voir un film normal et non comme "enfin-le nouveau-Dupieux-après-le-génial-Steak". Et ben tant mieux, j'ai envie de dire, car du coup, l'appréciation n'en fut que meilleure. Là où beaucoup ont trouvé que la partie "spectateurs" était une manière de rallonger artificiellement une histoire de court métrage, j'ai trouvé au contraire que ça ne faisait pas "supplément" mais que ça s'intégrait parfaitement et de manière limpide dans le déroulement du film. Après tout, l'histoire du pneu tueur n'est qu'un prétexte dans ce film, et ne constitue pas l'essentiel, qui, lui se trouve dans ce jeu de la mise en scène absurde et inexpliqué (no reason!) où gens "au courant" et gens "pas au courant " se mélangent pour donner une histoire que certains trouveront à dormir debout, là où d'autres se délecteront de ce non sens absolu qu'est Rubber. Là où je pensais que Rubber me surprendrait moins que Steak (le film étant déjà vendu comme une bizarrerie, contrairement à Steak, d'où une surprise que je pensais plus grande dans celui ci), il n'en est rien. Les situations "humoristiques" ne sont certes pas à se rouler par terre d'hilarité, mais correspond parfaitement à l'ambiance générale du film. Certaines idées par leur non sens (oui je me répète mais bon y'a peu de terme équivalent) créent le décalage qui provoque le rire, comme voir le pneu qui prend sa douche par exemple (et imaginer la vie qu'il a eu dans sa chambre d'hôtel), où le fait de voir des lampadaires d'une station service se déchainer sous un vent... inexistant.

 

Et surtout, ce qui m'a semblé évident dans Rubber (alors je sais pas si je suis le seul, mais cette impression ne m'a pas quittée de tout le film), c'est tout ce foutage de gueule autour du monde du cinéma: les spectateurs simulant tous les désagréments d'une salle de cinéma (camescope, bruit, bouffe...), le spectateur se plaignant de la fin (scène à mourir de rire, le coup du tricycle! ), le mec qui vient proposer la bouffe, comme une entracte bien insistante, et puis surtout ce plan de fin, et d'autres choses... Pour moi ce fut un "message" évident, et du coup, le vrai centre d'intérêt du film.

 

Bref, vraiment adoré, le film correspond parfaitement àc e que j'en attendait , et je le place aisément dans les meilleurs films que j'ai vu cette année. Et contrairement à Martin, je trouve que Rubber à parfaitement sa place dans un cinéma (c'est pas une attaque hein! ), tant cette folie n'est que trop rare.

 

Allez, je le remets:

 

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